J. Bitakwira invite l’opposition à comptabiliser les morts et à ouvrir le registre des martyrs

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Marche de l’opposition

  1. Bitakwira invite l’opposition à comptabiliser les morts et à ouvrir le registre des martyrs

« Quand vous ne trainez pas Kimbanseke, Masina, Ndjili, Unikin, Ista, ce que vous n’avez pas touché au cœur de la contestation. Ce qui s’est fait, je dis bravo mais je continue à déplorer les morts, les blessés, … ». « Il faut qu’ils sachent qu’ils ne sont pas les seuls à détenir le monopole de la violence. Normalement, les amis doivent comprendre qu’il faut s’asseoir autour d’une table pour trouver la solution ».

Acteur politique majeur de la Rd Congo, le député national Justin Bitakwira, en visionnaire et parfois mal compris, dit de choses qu’on semble minimiser mais qui, pourtant, se révèlent  juste plus tard. Le cas de la marche de l’opposition organisée le jeudi 26 mai et à laquelle l’on promettait l’hécatombe, Justin Bitakwira l’a toujours dit, contrairement à la date du 20 novembre 2016 consécutive à la fin mandat du Président de la République actuellement en fonction, rien n’ébranlera la nation. Tout comme il y a eu un 27 mai, il y aura un 21, un 22 et un 23 novembre.

Ceci dit, la marche organisée par l’opposition est une expression démocratique, mais lorsque la rue est mobilisée, c’est pour quelle finalité, s’interroge-t-il ?

Il semble que la marche organisée le jeudi 26 mai avait pour finalité la contestation de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle. Lequel arrêt accorde un troisième mandat au Chef de l’Etat Joseph Kabila. En réalité, affirme le député national, il n’en est pas le cas car, l’Arrêt de la Cour n’a fait qu’éclairer les zones d’ombre mal comprises par une certaine classe politique.

Cependant, il a encouragé ses collègues de l’opposition qui ont organisé la marche d’autant plus que cela constitue un choix opéré pour faire de la politique qu’il ne peut renier. « La politique, c’est faire d’abord le choix. Il y a ceux qui ont opté pour le radicalisme politique ; il y en a qui ont opté pour la citoyenneté politique que je suis », a-t-il fait comprendre. A l’instar de Madiba Nelson Mandela, il ne faudrait pas fuir les problèmes, plutôt il faut les affronter, parce que si l’on n’y fait face, les problèmes ne seront jamais réglés et qu’il faut faire preuve de courage.

La politique est la confrontation d’idées et non la casse de biens publics de l’Etat

Parlant de son mandat, il dit qu’il est non impératif et qu’il encourage ses collègues qui ont opté pour la rue, telle n’est pas son option, dit-il. Son option, ce que la politique est une confrontation d’idées et d’opinions. « Aujourd’hui, je vais le dire à la face du monde qu’effectivement, je demande aux amis organisateurs de différentes marches de comptabiliser les morts, de comptabiliser les blessés et qu’ils les identifient. Qui sont morts parce que nous voulons ouvrir le registre des martyrs de la démocratie de notre pays », souligne-t-il, tout en interpellant ses collègues de l’opposition que la politique est la confrontation d’idées et d’opinions et non la casse de biens publics de l’Etat.

Prenant l’exemple de la Tunisie, que le petit vendeur qui s’est immolé est aujourd’hui un héros dans son pays. « Je demande aux organisateurs de la marche du 26 mai de nous balancer les photos de ceux qui sont morts, de blessés et qu’ils les prennent en charge. Qu’ils nous disent aussi dans quel cimetière on va enterrer l’un comme l’autre et qu’ils aient la délégation des organisateurs à l’enterrement de ces morts. Quelle soit la délégation au niveau national, provincial et local. S’ils ne les font pas, que le Gouvernement le prenne en charge…pas comme les anciens morts et martyrs », précise-t-il.

Dans l’entretemps, Justin Bitakwira a félicité le Gouverneur André Kimbuta Yango qui a autorisé cette marche. Sinon, il déplore la guerre de chiffres autour de celle-ci pourtant lui, dans les années 98, a su mobiliser toute la capitale. En d’autre terme, il note que dans une capitale comme Kinshasa de près de 15 millions d’habitants, si l’on ne mobilise pas 5 millions, c’est une peine perdue. « Quand vous ne trainez pas Kimbanseke, Masina, Ndjili, Unikin, Ista, ce que vous n’avez pas touché au cœur de la contestation. Ce qui s’est fait, je dis bravo mais je continue à déplorer les morts, les blessés », lâche-t-il.

Conséquences politiques

Pour Justin Bitakwira, la Constitution de la République a déjà réglé la question du mode d’accession au pouvoir. Il s’agit de la voie des urnes. Et pour qu’il y ait élection, seule la Ceni convoque le corps électoral. Sinon, pour les uns, il y a trois formes d’accession au pouvoir : le consensus, c’est-à-dire le compromis en d’autre terme, la démocratie ; l’insurrection populaire : « Il y a eu une insurrection populaire à laquelle nous avons assisté hier. A Ouagadougou, il y a plus ou moins deux millions d’habitants. Pour que Blaise Compaoré parte, il a fallu plus ou moins un millions d’habitants. Ici, nous avons plus ou moins 15 millions d’habitants. Si vous ne mobilisez pas plus au moins deux millions, ce que le soulèvement risque d’être incertain », déplore Justin Bitakwira, qui précise une fois de plus que la dernière forme d’accession au pouvoir, c’est la lutte armée. « Ce sont des amis que je connais qui organisent ces marches, mais je leur dis, il faut qu’ils sachent qu’ils ne sont pas les seuls à détenir le monopole de la violence. Normalement, les amis doivent comprendre qu’il faut s’asseoir autour d’une table pour trouver la solution », invite-t-il ses collègues à trouver solution aux problèmes congolais. Sinon, il déplore le fait que le facilitateur ne reconnait pas ceux qui ont constitué le front à l’intérieur pour le dialogue, plutôt opte-t-il pour les antis-dialogues. Dans ce cas, prenant l’image de deux femmes qui se disputaient un enfant, la vraie mère est celle qui n’a pas voulu voir son fils mourir, plutôt le confier à celle qui n’est pas la vraie mère, mais que l’enfant reste en vie. Inviter tous ses collègues de l’opposition de rejoindre la table du dialogue au lieu d’embraser le pays : « Le dialogue n’est pas pour Edem Kodjo, le dialogue est pour nous. Kodjo veut tuer ce dialogue, nous à l’ARCN nous disons, sauvons notre dialogue, gardons-le jalousement afin qu’il nous apporte des solutions aux problèmes », mentionne-t-il.

De la fin du mandat

Pour ceux qui pensent que le Président de la République qui arrive fin mandat ne peut rester au pouvoir, tandis que les autres qui pensent que par l’Arrêt de la Cour, le Président reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu, sur cette question, le chef de file de l’opposition citoyenne et Président national de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale ne cesse de prendre l’exemple de sa grand-mère lorsqu’elle lui dit : « Lorsque tu vois un voisin tisser une corde, toi aussi va tisser une autre peut-être je vais tenter de te ligoter. Je suis sûr que Kabila a déjà sa corde tissée, je demande à ceux qui disent qu’ils vont le chasser de tisser la leur. Mais, si leur corde est très légère, ils vont déchanter. En politique, il y a toujours la preuve de la force et Kabila n’a jamais dit que s’il y a quelqu’un de plus fort que lui, qu’il vienne le chasser. M’Zée a chassé Mobutu. Si Fayulu pense qu’il a la force de chasser Kabila, bravo, il va habiter le Palais de la Nation, mais si tu penses que ce que tu dis n’est pas ce que tu vas faire, autant te taire. C’est de la distraction », met-il en garde tous les rêveurs politiques.

(Pius Romain Rolland )

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