Isaac Moleka : « Autant qu’on fait partie de la Majorité ou de l’Opposition, la jeunesse congolaise a des problèmes qui lui sont propres »

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Président du Forum National pour la Jeunesse, il s’est retrouvé à Goma pour redynamiser sa structure qui regroupe les jeunes de la Majorité, de l’Opposition et ceux de la Société civile congolaise. Puisque les problèmes des jeunes n’ont pas de couleur politique, dans cet entretien accordé au Journal L’avenir, Isaac Moleka affirme que sa plate-forme compte sensibiliser les jeunes à s’enrôler  massivement et accompagner ceux qui seront candidats aux élections prochaines.

Isaak Moleka, parlez-nous de votre structure succinctement ?

Le Forum National de la jeunesse a vu le jour en 2013. Cette plate-forme qui est nationale, est une structure fédératrice des jeunes. C’est-à-dire qu’au sein de  notre plateforme, nous avons des associations politiques et regroupements politique à savoir les Ligues des jeunes de la Majorité et de l’Opposition. Et nous avons aussi des Associations issues de la Société civile, à savoir : des Confessions religieuses et autres. Aussi, nous regroupons des individus qui sont leaders des jeunes, qui sont soit des personnalités politiques ou leaders d’opinions au sein de leurs communautés respectives.

Comment arrivez-vous à gérer les tensions entre les jeunes de l’Opposition et de la Majorité?

C’est très simple. L’on s’est rendu compte, autant qu’on fait partie de l’opposition, de la Majorité ou encore de tout autre horizon, la jeunesse congolaise a des problèmes qui lui sont propres. Alors, c’est très facile pour les jeunes de se retrouver ensemble et d’en discuter. Au sein du Forum, en vérité, il n’y a pas de couleur politique qui se fait ressentir. On a une devise qui dit : « C’est la patrie avant les partis ».

Quels sont les projets mis en place pour régir cette cohabitation ?

Gérer la cohabitation des jeunes, ça n’a jamais été facile. La gestion des hommes et femmes est quelque chose de compliquée et délicate. Ça demande toujours le concours de tout le monde. L’idée d’avoir autant des jeunes de la Majorité et de l’Opposition, de la Société civile, c’est quelque chose qui nous permet déjà d’élever les débats sur la jeunesse congolaise pour avoir ainsi des propositions, des idées, et des initiatives pour les jeunes.

Avez-vous un témoignage sur la personnalité de Tshisekedi ?

J’ai eu l’honneur et la chance de rencontrer le Président Tshisekedi  wa Mulumba à deux reprises. Ce dont je me rappelle, c’était en 2011 un peu avant les élections. C’était avec mon oncle Albert Moleka qui était directeur des cabinets et porte-parole d’Etienne Tshisekedi. Il  nous a bien reçus et c’est quelqu’un qui a toujours eu les conseils sages pour les jeunes. Il nous a encouragé d’aller de l’avant surtout à se donner de manière franche, réfléchie et responsable pour le pays.

Pour la jeunesse que vous encadrez, que retenir du combat de Tshisekedi ?

Pour nous, le président du Comité national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, Etienne Tshisekedi est un symbole de constance. Un Monsieur qui a su prendre des décisions qui n’étaient pas faciles. Des principes. Des convictions. Toute sa vie est sacrifiée pour un combat qu’il a trouvé juste. Alors, pour nous qui menons un combat pas exactement qui est le sien, on a beaucoup à retenir de lui. Tshisekedi, c’est un grand exemple pour la jeunesse à suivre.

Après une grande première rencontre, quels sont les projets pour convaincre les autres  jeunes ?

Pour cette année 2017, nous avons énormément des projets. Le plus proche à court terme, c’est obtenir la ratification de la Charte africaine pour la jeunesse, qui est un document juridique qui propose plusieurs opportunités pour les jeunes de l’Afrique, mais aussi de la Rdc. Le pays est signataire d’un accord au niveau de l’Union Africaine concernant cette charte, mais qui n’est pas encore ratifié depuis 2008. Ça va permettre aux jeunes d’avoir accès à d’autres opportunités que les autres sœurs et frères africains bénéficient déjà, mais aussi il y a des articles qui sont interpellateurs pour la jeunesse qui les rappelle le rôle qu’elle doit jouer dans la société.

A plus long terme, pour cette année qui est électorale, avec tout ce qu’il y a comme enjeux électoraux, nous voulons approcher et sensibiliser au maximum la jeunesse pour être acteur et non spectateur. Il faut que les jeunes s’enrôlent en masse partout en Rdc. En plus, on va se battre beaucoup pour informer les jeunes par rapport  à leurs obligations et au pouvoir qu’ils ont sur le vote. Nous voulons également pousser ceux qui seront candidats à postuler. On a besoin d’avoir une forte représentation de la jeunesse au sein des institutions. Parce qu’on peut avoir beaucoup de projets destinés aux jeunes, si la politique ne nous appuie pas, nous serons bloqués.  Au sein de notre plate-forme, vu que nous avons les jeunes des partis politiques, quand nous serons dans les Assemblées communales, provinciales, nationales… qu’ils puissent défendre et élaborer des projets des lois pour l’épanouissement de la jeunesse.

Parlant d’ailleurs de la ratification de la Charte africaine pour la jeunesse, est-ce vos actions ne  viennent pas marcher sur la plate-bande de Francine Muyumba ?

Pas du tout. D’ailleurs,  je tiens à saluer cette Présidente africaine de la jeunesse, Francine Muyumba, qui n’a jamais cessé de nous accompagner dans nos activités. Elle se donne beaucoup pour la jeunesse africaine, aussi pour la Rdc dont elle est originaire. Les problèmes de la jeunesse congolaise lui sont une préoccupation majeure. Nous ne venons pas marcher sur ses pas au contraire, nous marchons derrière elle puisque l’idée de la création du Forum national de la jeunesse est sortie de cette jeune dame qui avait une vision pour la jeunesse et elle se bat pour ça. Partant de ce Forum, ça l’a propulsé jusqu’au niveau continental. Elle est un exemple à suivre, nous marchons avec elle et derrière elle. Nous allons l’appuyer dans toutes ses démarches, puisque avec la ratification de la Charte de la jeunesse africaine, ça sera déjà le premier pas.

(Onassis Mutombo, depuis Goma au Nord-Kivu)

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