Investit par l’Assemblée nationale: Bruno Tshibala rassure l’organisation des élections dans le délai convenu

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L’actuel locataire de la Primature attend explorer les voies et moyens de rationalisation du système électoral  pour réduire les coûts des opérations y afférentes en vue de déterminer l’impact technique et financier  sur les élections et le mode  de scrutin.  

Eviter que l’aide matérielle et financière d’appoint qui viendrait des partenaires extérieurs pour que l’organisation des élections ne soit pas une occasion pour certains de s’ingérer dans les affaires intérieures de la République Démocratique du Congo, en violation des règles pertinentes du droit international et de la Charte des Nations unies qui protègent la souveraineté de chaque Etat concernant les affaires qi relèvent de sa compétence nationale.

Le chef de l’Etat n’est pas le seul à se plaindre de l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo. Il en va de la souveraineté et de l’indépendance du Congo qu’aucun congolais de l’opposition ni de la majorité ne peut tolérer. Et l’un des produits purs et radicaux de l’opposition l’a ainsi affirmé car, le terrain politique et celui de la gestion des affaires de l’Etat est diamétralement opposé. Bruno Tshibala l’a compris que l’ombre de l’extérieure dans sa gestion lui ait fatale.

A l’issue de la présentation de son programme d’action que l’Assemblée nationale a investi, le gouvernement Bruno Tshibala Nzenze, fort de 59 membres qui le compose, entre en service. Sur 338 députés nationaux ayant pris part au vote à la suite des réponses apportées après débats en plénière, 336 l’ont approuvé. Il faut dire que c’est un programme du Gouvernement sans budget de l’Etat, difficile à chiffrer parce que l’Assemblée nationale n’a pas encore reçu le projet de loi des finances de l’exercice 2017, dont le Premier Ministre Bruno Tshibala a promis de défendre dans les jours qui suivent à l’Assemblée nationale. Un budget qui arrive dans un contexte de la dépréciation de la monnaie locale, dans un climat d’insécurité dont l’objectif est l’organisation des élections. Le point qui achoppe la classe politique.

Comment y parvenir dans un pays qui traverse le moment économique difficile dont l’organisation des élections nécessite de grands moyens ?

Ces élections sont la priorité du gouvernement de la République conformément aux deux Accords dits de la Cité de l’Union africaine et celui du Centre interdiocésain. Ce dernier fixe l’organisation des élections fin décembre 2017 et que le Chef du gouvernement investit mardi 16 mai a évoqué dans son discours que la République Démocratique du Congo a besoin des élections crédibles, libres, transparentes et apaisées. « L’organisation des élections générales dans le délai convenu constitue une mission prioritaire du gouvernement d’union nationale. Le but poursuivi est de résoudre la question de légitimité  démocratique et du fonctionnement  régulier des institutions  de la République », a-t-il dit devant les élus du peuple.

Pour y parvenir, le Gouvernement a la mission de mobiliser les ressources financières internes et externes pour financer ces élections. A l’occasion, le Gouvernement Tshibala doit constituer une provision trimestrielle au profit de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour financer l’ensemble du processus électoral. De ce point de vue, le Gouvernement doit explorer les voies et moyens de rationalisation du système électoral  pour réduire les coûts des opérations électorales en vue de déterminer l’impact technique et financier  sur les élections et le mode  de scrutin et envisager, éventuellement, sa rationalisation en instaurant un seuil d’éligibilité de 5% à 10%.

Ce Gouvernement attend étudier la faisabilité technique et la fiabilité du vote de la diaspora congolaise au regard de la grande dispersion de celle-ci aux quatre coins du monde, des coûts financiers et des délais courts prévus pour l’organisation des élections.

Cependant, un sursaut patriotique et nationaliste surgit l’actuel successeur de Samy Badibanga et de Patrice Emery Lumumba, lorsqu’il emboite le pas du Chef de l’Etat qui, dans son discours avait mis en garde toute ingérence extérieure dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo. Bruno Tshibala quant à lui, devant les élus du peuple a déclaré ce qui suit « Eviter que l’aide matérielle et financière d’appoint qui viendrait de nos partenaires extérieures pour l’organisation des élections ne soit pas une occasion pour certains de s’ingérer dans les affaires intérieures de la République Démocratique du Congo en violation des règles pertinentes du droit international et de la Charte des Nations unies qui protègent la souveraineté de chaque Etat concernant les affaires qi relèvent de sa compétence nationale », a-t-il déclaré lors de son investiture au Parlement.

De son point de vue, le Chef du Gouvernement Bruno Tshibala a reconnu le mérite de collaborer avec la Ceni, seul organe habilité d’organiser les élections en concert avec le  Gouvernement de la République. C’est la seule institution en même de fixer la date des scrutins, d’élaborer le calendrier sans ingérence des parties prenantes au processus électoral.

Quid du social de la population

Plus de deux ans, la République Démocratique du Congo connait une situation économique atypique à cause de la dégradation prononcée qui se manifeste  notamment par le repli du taux de croissance et la dépréciation de sa monnaie. Donc, les difficultés et souffrances de la population congolaise sont bien connues. Et le Premier ministre a dit qu’il n’est pas nécessaire de les décrire davantage dans son programme d’action. Sinon, il suffit de noter que dans le domaine social, l’ambition du Gouvernement est de baisser le taux de chômage par la création d’emplois surtout de jeunes en améliorant son capital humain par la qualité des prestations sociales et d’attendre la couverture de la protection sociale.

Pour y parvenir, les actions suivantes seront menées par le Gouvernement de la République par son soutien à l’autonomisation financière des femmes  et jeunes filles  dans toutes les provinces, avec notamment le concours financier de la Banque Africaine de Développement, par l’octroi d’une somme de 300 dollars  américains  et d’un petit équipement  pour encourager  l’entreprenariat féminin. «  Encadrer les femmes et jeunes filles bénéficiaires de l’expérience-pilote en cours, pour un effectif de 8000 femme à Kinshasa et 500 à Mbuji Mayi et 500 à Kananga ; mettre en œuvre les travaux ç haute intensité de main d’œuvre, étendre le programme jeunes diplômés en cours d’expérimentation dans l’administration publique aux entreprises du portefeuille de l’Etat, et ce dans le cadre de leur plan de redressement. Poursuivre le processus de rajeunissement de l’administration publique et mettre en place les incubateurs des PME et PMI en vue de relancer la classe moyenne », a-t-il déclaré. D’ajouter d’appliquer la préférence nationale, en faveur des entreprises qui recrutent les jeunes congolais, dans l’attribution des marchés publics conformément à la loi en vigueur.  En somme, il s’agit de renforcer le capital humain par l’amélioration de la qualité de l’éducation et des prestataires de services de santé pour tous.

(Pius Romain Rolland)

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