Investi Président national et Autorité morale de l’ADCO: Jc Masangu se veut l’homme du consensus

par -
0 927
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Investi Président national et Autorité morale de l’ADCO

Jc  Masangu se veut l’homme du consensus

* Par rapport aux problèmes politiques, au-delà de la plaidoirie de se surpasser, l’ex-Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) et Autorité morale de l’ADCO promet de se mettre à temps plein au service de la nation et  de s’employer à œuvrer pour la recherche de la paix avec tous les voisins de la RDC ainsi qu’à la recherche de la sécurité à l’intérieur de nos frontières intérieures. Condition sans laquelle rien de durable ne peut être bâti. Et là où des divergences majeures persisteront, il s’emploiera à construire des ponts entre toutes les parties prenantes soucieuses de privilégier une paix et une stabilité durables pour un avenir meilleur

*Concernant le domaine économique, Jean-Claude Masangu se propose le modèle d’une économie de développement qui en quelques mots simples peut se résumer comme ceci : produire localement et consommer localement le plus possible. Ce modèle a l’avantage de faciliter la création d’emplois à tous les niveaux, dans tous les secteurs et dans toutes les 26 provinces de la République. Aussi propose-t-il d’affecter d’office une partie du produit des ressources naturelles et d’une biodiversité unique au monde aux investissements dans les infrastructures de transport des personnes et des biens, de transmission d’informations et de données ainsi que dans les infrastructures sociales touchant principalement à l’éducation et la santé

A l’investiture de Jean-Claude Masangu Mulongo comme nouveau Président national et Autorité morale de l’Union pour le développement du Congo (UDCO), le Chapiteau, mieux le Grand hôtel Pullman de Kinshasa a refusé du monde hier. Cet important événement a connu la présence de toutes les têtes couronnées de la Majorité présidentielle, des chefs de partis politiques membres de la MP, les présidents fédéraux venus de toutes les 11 anciennes provinces de la République, ainsi que les militants. Tous sont venus non seulement pour connaître, mais aussi écouter le successeur de feu Baudouin Banza Mukalay, fondateur du parti, mort pendant que ce  regroupement politique  avait encore besoin de lui.

En effet, tout a commencé par le discours de Joseph Mudumbi, vice-président de l’UDCO, qui a expliqué comment Jean-Claude Masangu a été désigné depuis le 23 mai 2016, lors du congrès extraordinaire de Lubumbashi d’abord comme membre d’honneur, avant d’être confirmé à l’unanimité, comme leur nouvelle Autorité Morale et leur Président national. Et ce, conformément aux statuts et au règlement intérieur du parti. A pratiquement 9 ans d’existence, l’UDCO compte aujourd’hui 6 députés nationaux, 2 sénateurs, 1 ministre au gouvernement central auquel s’ajoutent 4 ministres provinciaux. Par ailleurs, le parti siège également au bureau politique de la Majorité présidentielle, l’instance d’orientation et des décisions politiques de la nation. Et enfin, le président Banza a créé le groupe parlementaire dénommé Terre d’Avenir, groupe influent de la Majorité présidentielle, qui compte 4 ministres sur 36.

Par la suite, des insignes du pouvoir lui ont été remis, notamment un chapeau avec une montre indiquant 7h30’, soit l’heure à laquelle le travail commence. Les deux mains symbolisent l’unité et le travail ; la couleur bleu signifie la paix et l’espoir, pendant que le jaune  est le symbole du dynamisme, de la puissance et de la richesse. Un foulard, des statuts ainsi que le règlement intérieur lui ont été remis, sans oublier l’étendard du parti qu’il doit porter dans tous les coins et recoins pour en défendre les idéaux, derrière le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.

Masangu accepte

Devant de nombreux militants venus pour la circonstance, l’ex-Gouv’ de la BCC a accepté librement les lourdes charges lui confiées et s’est engagé à respecter les statuts et le règlement d’ordre intérieur de l’UDCO, les textes législatifs qui régissent la République Démocratique du Congo, l’ordre public et les engagements du parti vis-à-vis des tiers;  à militer pour l’instauration et la pérennité d’une démocratie pluraliste dans un climat de tolérance et d’éthique publique propice au développement harmonieux de la nation et de son peuple.

« Dans la continuité de l’action du camarade Banza, je veux consolider le parti et renforcer son caractère national; je veux le moderniser et lui donner un nouvel élan; je veux affiner son projet de société et accroître le nombre de ministres au niveau et du gouvernement central et des gouvernements provinciaux ; je vais m’investir corps et âme pour également arracher un plus grand nombre de députés et sénateurs qu’il n’en existe aujourd’hui; et enfin, je veux aussi conquérir un maximum de sièges aux prochaines élections municipales », précise-t-il.

Mais, pour ce faire, l’union fait la force ! Et, ce n’est pas le fait du hasard que ce parti politique s’appelle l’Union pour le Développement du Congo.  Et par conséquent et en toute logique, il compte beaucoup sur les militants, leur soutien, savoir faire, militantisme, patriotisme, abnégation, professionnalisme et dynamisme.

Quel est le problème ?

Il sied de souligner que Jean-Claude Masangu prend la présidence de l’UDCO à un tournant difficile de l’histoire de notre pays où les enjeux de l’heure qu’ils soient économiques, sociaux ou politiques sont de taille. En effet, sur le plan économique et social, il se dit interpellé par la chute des cours de nos principaux produits d’exportation (cuivre, cobalt et pétrole) ainsi que par la chute des recettes fiscales de l’Etat qui ont entraîné d’importantes coupes budgétaires et une réduction significative de la croissance économique, une baisse sensible des réserves de change de la Banque Centrale du Congo et une dépréciation inquiétante du Franc Congolais. Je suis également préoccupé de la hausse des prix des produits importés en particulier des denrées alimentaires frappant ainsi de plein fouet les populations les plus vulnérables. Et enfin, je m’inquiète de la perte de confiance dans le système bancaire suite à la faillite probable de la BIAC et la FIBANK.

Sur le plan politique, l’une de ses préoccupations majeures concerne la problématique de l’organisation des élections notamment à travers les difficultés rencontrées relatives à la publication d’un calendrier global consensuel, à la révision du fichier électoral existant ainsi qu’au manque de financement des scrutins prévus par les lois de la République. A cela s’ajoutent les différends constatés au niveau de l’interprétation des textes juridiques en vigueur et du principe du respect des libertés fondamentales. Entrent  également en ligne de compte les difficultés enregistrées pour la tenue d’un dialogue national sensé atténuer nos divergences et ainsi ouvrir la voie à des élections démocratiques et apaisées, élections voulues par tous et dans l’intérêt de tous les congolais mais aussi des amis et partenaires du Congo.

Sa recette

Le banquier considère que malgré nos divergences, ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. « Nous recherchons tous la paix plutôt que la guerre, la stabilité plutôt que le chaos, la sécurité plutôt que l’insécurité, la cohésion nationale plutôt que la division, l’intégrité du territoire plutôt que sa partition », soutient-il.

Il est convaincu que chacun d’entre nous là où il se trouve, et quelle que soit son obédience ou son appartenance politique, sa position dans la société civile, sa condition sociale, veut contribuer à l’amélioration de notre société, à la recherche de solutions aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Son message patriotique est donc le suivant : surpassons-nous, mes chers frères et sœurs, et chers compatriotes, dépassons nos propres divergences ! Ce que nous avons à gagner à moyen et long terme est de loin plus important que ce que nous pouvons gagner à court ou très court terme!

En ce qui le concerne personnellement, il a des idées à mettre sur la table. A titre d’exemple et pour ce qui est relatif aux problèmes politiques, au-delà de la plaidoirie de se surpasser, il promet de se mettre à temps plein au service de la nation et s’employer à œuvrer pour la recherche de la paix avec tous les voisins de la RDC, ainsi qu’à la recherche de la sécurité à l’intérieur de nos frontières intérieures, conditions sans lesquelles rien de durable ne peut être bâti. Et là où des divergences majeures persisteront, il s’emploiera à construire des ponts entre toutes les parties prenantes soucieuses de privilégier une paix et une stabilité durables pour un avenir meilleur.

En résumé, les membres de son parti et lui-même seront dans la recherche du consensus. Et pour ce qui est du domaine économique, il propose le modèle d’une économie de développement qui, en quelques mots simples, peut se résumer comme ceci : produire localement et consommer localement le plus possible, Ce modèle a l’avantage de faciliter la création d’emploi à tous les niveaux, dans tous les secteurs et dans toutes les 26 provinces de la République.

« Par ailleurs, et vous le savez très bien, nous avons un pays doté d’innombrables ressources naturelles et d’une biodiversité unique au monde. Oui, la RDC regorge de ressources minières, pétrolières, gazières et énergétiques; forestières et environnementales ainsi que d’avantages comparatifs sur le plan agricole et de la pluviométrie », fait-il observer, avant de proposer d’affecter d’office une partie du produit de ces ressources aux investissements dans les infrastructures de transport des personnes et des biens, de transmission d’informations et de données ainsi que dans les infrastructures sociales touchant principalement à l’éducation et la santé. Et cette proposition a le mérite non seulement de transparence, mais aussi de pouvoir améliorer l’attractivité et la compétitivité de la RDC tout en améliorant la qualité de vie de nos populations.

Pour quels atouts ?

Nommé à la tête de la BCC depuis 1997, Jean-Claude Masangu a laissé un bilan très riche en renseignements. A son actif, à l’issue de ses quinze ans passés à la tête de l’Institution d’émission, on peut épingler l’unification de l’espace monétaire et l’introduction d’une nouvelle monnaie : le Franc congolais ; la libéralisation de l’économie dont, celle totale, du marché de change ; la reprise et la poursuite de la coopération avec les institutions financières de Bretton Woods ;  la réduction de l’inflation à un chiffre, pendant qu’il était à 3 voire 4 chiffres ; la reprise de la croissance à des taux positifs se situant autour de 6% l’an après une longue période de croissance négative ;  le très important allègement de la dette extérieure de 124% à 25% du PIB ; l’assainissement et la modernisation du système bancaire ; la rénovation du cadre légal et réglementaire, régissant les établissements de crédit ainsi que la reconnaissance de l’indépendance de la Banque Centrale consacrée par la loi n°005/2002 du 7 mai 2002 relative à son organisation et son fonctionnement.

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse