Interview: Rachidi Kupa, un mécène immortalisé dans plusieurs œuvres musicales

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Mieux connu dans la grande sphère de la chanson congolaise où, plusieurs fois, il a été immortalisé par des artistes musiciens à cause de sa bienséance, Rachidi Kupa est une personnalité qui ne passe jamais inaperçue. Homme de masses, tout autour de lui gravitent une multitude des idéaux qui contribuent efficacement à l’éclosion de la structure socioculturelle congolaise.

Mais, Rachidi Kupa est aussi un opérateur socioéconomique de première force qui ne cesse d’apporter un plus à la à la construction du monde des affaires en République démocratique du Congo. Il est le promoteur de l’ONG « Patrimoine Humanitaire Commun »,  PATHUC, qui a son siège dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa. Cependant, un temps relativement long – plus d’une décennie- vient de s’étioler on entend plus parler de ce mécène. Nous sommes allés à sa recherche et l’avons rencontré à son domicile dans la commune de Bandalungwa. Dispos, il a bien voulu répondre à nos questions. Suivez :

L’Avenir : Qui est Rachidi Kupa ?

Rachidi Kupa : Je suis un congolais de naissance, père de famille et opérateur économique et culturel qui a toujours eu le souci d’apporter sa pierre, si minime soit-elle, à la construction de notre pays.

Pourquoi les musiciens toutes tendances confondues, s’accordent-ils à vous immortaliser par des chansons. Est-ce à cause de votre argent ?

Non ! Je n’ai pas d’argent à distribuer comme ça à chaque coup de vent. Ce qui attire les musiciens auprès de moi, c’est plutôt ma façon de vivre avec les gens. Je suis l’homme des hommes. J’aime tout le monde sans discrimination aucune.

Opérateur économique ayant un grand souci pour le développement de notre pays je fais tout pour être sur la planche et en forme. Tenez, qu’à Goma, je viens de construire une superbe galerie baptisé de mon nom et dans les jours à venir je vais en construire une autre à Isiro. Tout cela pour démontrer combien de la cadre de la modernité, je contribue à valoriser notre espace. Principalement dans l’Est de la République.

Je vais vous raconter une anecdote pour vous démontrer que les musiciens ne m’immortalisent pas parce que je leur donne de l’argent : Il y a peu, une grande star de la chanson congolaise était venue me voir afin que je puisse faciliter à 15 de ses musiciens l’obtention des passeports pour un voyage. Je l’ai fait sans rien lui demander en retour. Par contre, l’artiste en question est venu me voir pour me dire qu’il allait m’immortaliser dans l’une des chansons de son prochain album. J’ai refusé tout en lui disant que si je lui avais rendu le service demandé ce n’était pas pour qu’il me chante. S’il le veut, il pourra le faire à une autre occasion si son cœur le lui demande. Jusqu’au moment où nous parlons cette star de la chanson n’a jamais cessé son étonnement de voir que je n’ai pas besoin d’être chanté pour donner de l’argent aux musiciens.

Nous avons le sentiment que depuis un certain temps, vous n’êtes plus actif dans le monde musical. Qu’est-ce qui se passe ?

Si sur le plan physique je ne suis pas actif dans le monde musical comme vous le dites, je le suis cependant sur le niveau technique. Car notre maison « Rachidi Kupa Culture et Art Production » demeure une plateforme entreprenante qui est toujours restée à l’écoute de nos artistes-musiciens de toutes les tendances.

C’est bien mais avant, sans se frotter les yeux, on voyait Rachidi Kupa au four et au moulin en train de produire des œuvres qui ont presque toutes accrochées et après, silence radio. Y’a-t-il anguille sous roche ?

J’avais décidé de suspendre toutes activités visibles do côté de la production discographique à cause de la piraterie. Avant, dans ce secteur, on pouvait produire des K7 sans problèmes qui, en contre- partie se vendaient bon marché chez les détaillants. Et facilement aussi on pouvait petit-à-petit récupérer ce qu’on avait dépensé. Actuellement avec de nombreux vendeurs ambulants qui travaillent de connivence avec des pirates, le prix a été rabaissé : un CD revient à 500francs congolais et 1.000 Fc sur flash-disc. On copie même des chansons sur ordinateur ainsi que sur téléphones et c’’est vite fait. Ces gens malhonnêtes ont profité de la Nouvelle Technologie pour casser le marché du disque. Aujourd’hui rien ne marche même du côté de la production scénique. L’artiste où, le groupe invité, touche son cachet. Après le concert qu’il y ait bénéfice ou perte cela n’est plus son affaire. Le perdant est bel et bien le producteur, c’est-à-dire, l’organisateur du spectacle.

Les autorités doivent prendre des dispositions qui s’imposent afin de réguler ce secteur et de permettre à la SOCODA de renflouer ses comptes pour bien payer les ayants-droits que sont des artistes. On devra noter que le Ministère de la Culture de des Arts est un département riche contrairement à ce que peuvent penser certains.

Nous sommes à l’heure de la mondialisation ancrée dans la Nouvelle Technologie de l’information et Communication, nous ne pouvons pas pour ce fait rester en marge. Au contraire, nous devons accompagner cette dimension de la mondialisation pour prétendre à l’émergence…

Cela fait quatre mois depuis que Papa Wemba nous a quitté mais en venant chez vous, nous avons comme l’impression que vous continuer à garder aux mus les affiches de la mort de cet icône de la chanson. Pourquoi avez-vous ce sentiment ?

Laissez que je vous dise une chose. Lorsque j’avais connu Papa Wemba, je n’étais qu’un gosse à Isiro vers les années 1980. Il m’a déniché parmi tous les jeunes qui étaient présents à sa venue là-bas. Et, depuis lors, il ne m’avait jamais lâché…

En tant que l’un des proches de Papa Wemba, je ne peux jamais quitter le sentier que ce dernier avait bâtit nonobstant le fait que je n’étais pas dans l’organisation de ses obsèques. Je demande aux petits qui sont restés dans Viva-la-Musica à privilégier l’unité du groupe. Viva-la-Musica doit survivre à son formateur. Ils doivent aussi respect à Maman Rose Luzolo Amazone qui est la vraie incarnation de son défunt époux.

Nous devons tous soutenir Bendoson parce que c’est Papa Wemba qui, sentant sa mort prochaine, l’a fait revenir au sein de l’orchestre. Cependant, l’ossature du groupe doit rester le même avec comme commandant de bord le chef d’orchestre Tocha…

 

(Propos recueillis par KIngunza Kikim Afri)

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