Interview: Ancien président de l’AS V.Club

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André Liwa Liman la tête pleine d’ideés novatrices

Les friands du football en général et les fans de l’AS V.Club en particulier se souviennent certainement de André Liwa Liman. Président de l’AS V.Cub, section football, ce jeune homme de la commune de Masina, a assumé avec succès l’intérim de M. André Kimbuta Yango, président du comité de direction du club vert et noir. C’était en 1999. Il fut le premier ressortissant de la commune de Masina et du district de Tshangu à exercer de si hautes fonctions au sein de l’un de grands clubs de football de la RdC. Il a eu le mérite d’ouvrir le club aux jeunes de sa contrée…on se souvient du virevoltant attaquant Kipulu Wusu Wusu.

Homme d’initiatives, il se réclame co-fondateur de l’Entente urbaine de football Plateau qui regroupe les clubs des communes de Masina, N’Sele et de la commune urbano-rurale de Maluku.

Nous avons croisé l’intéressé à Matonge, à la terrasse Muana Kin, siège de la Mutuelle Fraternité Kinoise. Occasion toute indiquée de lui poser quelques questions …  

L’Avenir   De 1999 à nos jours, quatorze ans se sont écoulés et beaucoup de jeunes gens se souviennent encore de Liwa. Que justifie cette longue éclipse ?

André Liwa : Je suis allé en Europe où j’ai élu domicile. J’y séjourne depuis bientôt quatorze ans. J’ai décidé de revenir. Bien sûr que beaucoup d’eau a coulé sous le pont comme on dit. Mais j’ai retrouvé l’AS V.Club, mes vielles amours. Je dois avouer que les choses ont beaucoup changé. Jadis les dirigeants de clubs sortaient tout de leurs poches pour assurer la vie du club qui était sous perfusion financière permanente, souvent au détriment des budgets familiaux et surtout sans attendre au retour sinon des injures en cas de contre-performance du club. Ils dirigeaient de façon bénévole et au risque de souiller leur honneur. Maintenant, les choses évoluent. Le foot est en train de se mouvoir lentement mais irréversiblement en un business. Il devient une affaire de gros sous. Parce qu’on peut réaliser des transferts, s’attirer la sympathie des sponsors qui deviennent des partenaires et contribuent au développement du club. Les joueurs, le staff technico-médical et administratif fonctionnent et doit être rémunéré. Cette mutation positive des clubs appelle une révisitation du statut du dirigeant. Celui-ci ne peut pas continuer à œuvrer ans le bénévolat. Ce serait un suicide. Les supporters doivent comprendre cette donne et jouer pleinement leur rôle. C’est-à-dire contribuer, participer à la vie du club qui leur procure le plaisir, la distraction. Le loisir autant que le tourisme a un coût. Les supporters doivent se cotiser, acheter des cartes de membres, et d’accès dans les tribunes, faire des dons et legs au club afin que celui-ci soit en mesure de prendre en charge toutes les dépenses inhérentes à la vie du club. Le club doit devenir un vrai business gérer à la manière des entreprises modernes. Il doit disposer d’un siège central, des sièges provinciaux, des comptes en banque pour le club et pour chaque joueur et pour tout le personnel administratif, technique. Il doit se doter d’une administration saine, moderne avec tous les gardes fous.

Les clubs disposent d’un capital humain énorme, des supporters qui affluent au stade, des sponsors qui sont attirés par ces foules. Mais il faut conscientiser ces masses, leur inculquer les notions élémentaires de fair play, de respect de l’adversaire, de l’acceptation des trois résultats : la victoire, le nul ou la défaite. Les stades doivent devenir de réels oasis de paix. Cela va inciter la classe de supporters responsables ou cadres qui aimeraient bien venir assister aux rencontres sportives en compagnie de leurs membres de famille ou des groupes d’amis mais qui sont apeurés par la recrudescence d’actes de violence. »

Homme de culture, ouvert et la tête pleine d’idées novatrices, Liwa doit nourrir des ambitions de tous genres ?

Naturellement. Dire le contraire relèverait du mensonge. Sur le plan sportif je vais prendre contact avec les dirigeants de mon club, V.Club pour un partage. Je suis heureux que nous ayons des hommes dévoués tant au comité de coordination avec le général Gabriel Amisi Tango Four d’abord qui est véclubien d’abord et qui aime réellement les couleurs et qui contribue depuis belle lurette aux finances du club. La présence du gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, mon président de l’époque, est une assurance pour V.Club. Le dévouement du Conseil suprême avec des personnalités de la trempe du colonel Nyombi, Papa Pierrot Kazadi, des baves comme François Siki Ntetani Mbemba , Maufranc Mambweni, …la liste n’est pas exhaustive sont autant de garanties. Ils sont disposés à prodiguer de sages conseils et promptes à financer les activités du club.

Un regard sur la politique

Naturellement aussi, pense à la politique et demeure attaché à son univers : la jeunesse. Mes quatorze ans passés en dehors du pays constituent une expérience. Je voudrais entrer en politique par la grande porte. La députation je me suis d’ailleurs porté candidat à la députation provinciale pour le compte de mon parti politique qui a pour nom Collectif des démocrates Fédéralistes Congolais. D.F.C en sigle. Nous sommes de l’opposition républicaine. J’ai un message pour la jeunesse de la commune de Masina en particulier. Elle est une génération oubliée, laissée pour compte. Je reviens pour continuer le travail d’encadrement de cette jeunesse, un travail commencé il y a plus de 15 ans. Je voudrais changer l’image de cette jeunesse délaissée, abandonnée, sans travail remunérateur, dépourvue de distractions saines et prêtes à basculer dans la délinquance, le « kuluna » devient facile et même un passage obligé. C’est la base de tout le gâchis et la délinquance devient le souci majeur des politiques. Je commence par lui procurer un espace d’expression. Je vais ans les tout prochains jours équiper la maison de la jeunesse de Masina…un centre où la jeunesse viendra s’abreuver en s’adonner à l’apprentissage de l’outil informatique. Après nous évoluerons avec l’apprentissage en coupe et couture…

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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