Interview Abdoulaye: Mutshiribara quitte Koffi Olomide et prépare « Na âge na yo »

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Il s’identifie sous son nom de scène d’Abdoulaye Mutshiribara Djino Way, le dragon de l’animation congolaise. Embauché à Kikwit par Werrason qui était de passage dans cette ville de la nouvelle province du Kwilu, ce jeune homme qui sait lier l’utile à l’agréable occupe actuellement une place de choix dans le circuit mouvementé de la musique congolaise. Cela à travers de nombreuses œuvres qu’il a produites et aussi dans sa participation dans la réalisation de certains projets culturels.

Nous l’avons rencontré et volontier, il s’est prêté à nos questions. Interview :

L’Avenir Détente : Nous venons de vous  surprendre ici en plein studio et aimerions savoir ce que vous êtes en train de faire. Est-ce pour le compte de Koffi Olomide ou non ?

Abdoulaye Mutshiribara : Je me présente d’abord. C’est Abdoulaye Murshiribara Djino Way, le dragon de l’animation en République Démocratique du Congo. Je suis un artiste-musicien complet. Je fais l’animation. Je chante et joue à la guitare tout en ayant aussi une notion sur l’ingénierie du son. Si vous me surprenez en ce lieu, je suis venu pour des enregistrements de mes œuvres personnelles. En ce qui concerne Koffi Olomide, mon ex-patron, cela fait aujourd’hui plus d’une année depuis que j’avais quitté le groupe « Quartier Latin International » pour des raisons de convenance personnelle.

Dites-nous un peu, comment avez-vous fait pour partir de Kikwit où vous étiez pourtant un vrai meneur d’hommes à la tête d’un orchestre bien scotché pour vous retrouver ici dans la capitale.

C’est vrai à Kikwit que j’ai embrassé ma carrière musicale au sein de l’orchestre « Elégance tout Kikwit », l’une des grandes formations musicales de la place pour ne pas dire de la province de Bandundu à l’époque. J’ai évolué là-bas aux côtés d’autres jeunes talentueux tels que Kovo Ngasimbidi connu sous le nom de « Roi David » qui a joué dans Wenge Musica Maison Mère et qui entame maintenant une carrière solo; Kedien « Miel de son » ; Pichou Kimana qui était le leader est allé jouer dans Victoria aujourd’hui il est en Europe, Générose Muyenge qui a joué chez dans « Pondération 8 » de Blaise Bula, chez « Jus d’été ainsi que dans « Wenge Musica Maison Mère », qui fait maintenant une carrière solo ; etc…

De passage dans la première ville du Kwilu, Werrason m’a embauché au sein de Wenge Musica Maison Mère lorsqu’ils sont venus là-bas dans le cadre du concert « Changement de fréquence) parce que le groupe venait de quitté la Bracongo/Skol pour la Bralima/Primus. (Retenez, en passage, que j’étais le seul musicien que « Le roi de la forêt » avait recruté à Kikwit dans cette circonstance). Arrivé à Kinshasa, c’était au même moment où « Wenge MMM » préparait l’album « Témoignage ». Dans cet opus, les 60% des cris que vous entendez sont les miens mais peut-être par le vouloir de Werrason ce sont plutôt d’autres animateurs qui y ont placé leur voix. Que voulez-vous, ce sont là les aléas du circuit musical congolais avec un leadership qui tient à s’imposer même sans fondement. Je suis allé par la suite chez le Ninja Madilu avant de faire un crochet chez Ferre qui venait de quitter « Wenge MMM » et qui était à la recherche du positionnement de son groupe. C’est à ce moment que mon ex-patron le Quadrakoraman Koffi Olomide que je respecte beaucoup et que je salue là où il se trouve en ce moment, m’a recruté au sein du « Quartier Latin International ». Il m’a pris comme son animateur-parolier privé. J’ai joué dans les albums comme « Abracadabra » avec le générique « Jeune Patcho » et les cris « Pongo lélélé ». Après et toujours avec l’accompagnement du « Quartier Latin International », nous avons fait le maxi-single « Mutshiribara » qui est mon nom et, nous n’avions travaillé  qu’à deux, moi et le patron Koffi. J’ai fait l’animation et lui a placé sa voix en lead.

Ce maxi-single, vous vous en souviendrez, a fait fureur sur « Trace Afrique » où il est resté au sommet du hit pendant plus de 14 mois. Et nous avions ensuite réalisé l’album « 13ème Apôtre » et l’ai lancé les cris « Cœur de lion », « Changement de mentalité » et « Taille basse ». C’est au moment de finissage de l’opus « Nyataquance » que j’ai quitté le patron Koffi Olomide dans le bon et sans problème.

Qu’est-ce qui vous a poussé à tourner le dos à Koffi Olomide ?

A un moment de la vie, il faut s’arrêter pour vois d’où l’on vient et où l’on va pour bien appréhender l’avenir. J’ai remarqué que j’avais grandi et qu’il était temps pour moi de pouvoir me prendre en charge et faire librement le parcours de la vie qui me reste. Cela fait aujourd’hui presqu’une année depuis que j’ai quitté le « Quartier Latin International ».

A quoi le public peut s’attendre maintenant ?

Je suis en train de faire un chant pour « Primus » en plus de mon maxi-single intitulé « Na âge na yo ».

A quand la sortie de ces opus sur le marché ?

En ce qui concerne le single « Primus prise ya suka », je m’empresse de vous faire savoir que la Bralima a une règlementation qu’elle respecte. En tant qu’une grande société, elle commence d’abord par retenir l’œuvre qu’on lui propose avant de la lancer sur le marché à un moment donné dans le cadre de sa promotion. Pour mon maxi-single « Na âge na yo », je suis au studio dans l’étape de finissage, ceux qui désirent y figurer dans le cadre des « mabanga » ou si vous voulez des dédicaces, peuvent me contacter en appelant sur +243 813305438 et ils ne seront pas déçus. De toutes les façons avant la fin de cette année, les deux œuvres seront dans les bacs.

Avez-vous monté un orchestre bien structuré pour vous accompagner ?

Bien sûr que oui. J’ai un orchestre qui porte mon nom et au sein duquel toute la structure est balisée. Il y a des musiciens, des danseurs et danseuses qui n’ont rien à envier à ceux qui évoluent ailleurs parce qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin. J’ai le don de diriger et je sais comment faire pour bien encadrer mes musiciens. Que ce soit à Kikwit dans « Elégance tout Kikwit » et même dans « Quartier Latin International » j’avais toujours occupé les postes de responsabilité. Cela veut-dire qu’en plus d’âtre musicien, j’’ai l’art de diriger.

A quand va sortie officielle de l’orchestre « Mutshiribara » ?

Je ne suis vraiment pas pressé car cela s’accompagnera avec la sortie de mes œuvres dont je vous ai parlé tout à l’heure et vous serez informés.

Qui est le producteur du groupe « Mutshiribara » ?

Les démarches sont en court pour trouver un bon producteur. Nous sommes en pourparlers avec le grand producteur africain David Monsoh qui a fait ses preuves dans ce domaine. Si tout va bien, nous allons travailler avec la Maison « Obouo Music » qui est sa propriété. Je possède des œuvres qui vont faire parler les foudres en Afrique et, pourquoi ne pas déplacer les montagnes.

Un dernier mot ?

Je remercie le journal L’Avenir qui est l’un parmi les grands organes de presse de la République Démocratique du Congo pour l’opportunité que vous me donnez aujourd’hui de pouvoir m’exprimer. J’ai vraiment besoin d’un soutien conséquent de la part de tous ceux qui aiment la bonne musique cela parce que je sais qu’avec le travail que j’abats au studio, le public ne sera jamais déçu. Tout le monde connaît que la RDC est le véritable bastion de la musique en Afrique et nous sommes là, une fois de plus pour le démontrer.

(Interview conduite par Kingunza Kikim Afri  )

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