Interdiction de fumer dans les lieux publics serait une mesure capitale

par -
0 607
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le tabagisme passif est la cause la plus fréquente de la pollution domestique et également la plus dangereuse. L’exposition à la fumée de cigarette, durant de longues périodes dans des lieux où l’on passe plus de 80% de son temps, a plus d’effets néfastes que la pollution atmosphérique. Chez des personnes qui ne fument pas, le tabagisme passif est responsable de 3000 à 6000 morts par an. Et l’interdiction de fumer dans les lieux publics est une mesure capitale qui permet de diminuer le tabagisme passif et de protéger les non-fumeurs. C’est ce qu’estiment plusieurs organismes de lutte contre le tabagisme.

Le tabagisme passif est le fait d’inhaler involontairement de la fumée de cigarette produite par un ou plusieurs fumeurs situés dans l’entourage d’un non-fumeur.

Les risques liés au tabagisme passif sont moins importants que ceux encourus directement par les fumeurs, mais des symptômes sont malgré tout constatés chez les non-fumeurs.

Le tabagisme passif implique des répercussions néfastes sur la santé dépendant de l’intensité et de la durée d’exposition à la fumée. Le risque de cancer est augmenté et le tabagisme passif a pour conséquence une altération de la fonction respiratoire et une augmentation des risques d’apparition d’un asthme ou d’une bronchite chronique.

Le tabagisme passif représentait encore récemment le premier agent cancérogène sur les lieux de travail. Il augmente de 50%, les risques de faire un infarctus. Un enfant, lorsqu’il est exposé au tabagisme passif, a plus de chance de développer des rhinopharyngites, d’asthme, de bronchites et d’otites.

Une personne qui ne fume pas et qui vit avec un fumeur augmente de 25%, les risques d’accident cardiaque, augmente de 25%, le risque de cancer du poumon et multiplie par deux les risques d’accident vasculaire.

Les politiques d’interdiction de fumer dans les lieux publics ont diminué de 11%, les admissions aux urgences pour menace d’infarctus en Italie est de 17% en Ecosse.

Une baisse de 15% du taux d’infarctus du myocarde et du taux d’accidents vasculaires cérébraux a été constatée en moins de deux mois. Ce, depuis l’interdiction du 2 Janvier 2008 de fumer dans tous les lieux publics, cafés, bars, discothèques. Cette baisse s’accompagne d’une chute de 80% de l’exposition aux particules nocives, mais ce décret n’a eu aucun effet sur la consommation de tabac. Une diminution des symptômes respiratoires et oculaires a pu également être constatée chez les salariés de ces établissements. Cette baisse semble conforter la thèse de l’effet négatif du tabagisme passif.

Selon les premières estimations, il est probable que près de 10.000 infarctus du myocarde soient évités après un an. Selon une étude diligentée par le Professeur Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme, cette interdiction de fumer a bien plus d’effet que le 1er volet du décret, en particulier concernant les lieux de travail. La mesure datée du 1er février 2007 avait permis de “montrer une baisse significative de l’exposition à la fumée à l’intérieur des locaux en question. Mais, aucun effet sur la consommation de tabac influe sur la santé”.

L’Union Internationale contre le Cancer, UICC,  et l’ensemble des organisations de lutte ont initié en Février 2008, une campagne dont le but est de protéger les enfants du tabagisme passif. Ceci parce qu’on considère qu’environ 700 millions d’enfants, soit “presque la moitié des jeunes de la planète”, sont directement concernés par le tabagisme passif.

L’objectif de la campagne est de déclencher un comportement plus responsable de la part des fumeurs au sein d’espaces confinés, comme à domicile ou en voiture et en présence d’enfants.

 

(Mamie Ngondo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse