Intentions de vote pour la présidentielle 2018: Shadary (35%) devance Tshisekedi (17,5%)

A moins de 60 jours de l’organisation des élections, nombreux sont les Congolais qui estiment que le candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazani Shadary a la faveur des pronostics. Il battrait très largement ses concurrents d’une opposition très divisée et incapable d’harmoniser ses vues par rapport à la machine à voter et de se trouver une candidature unique. De même, Félix Tshilombo est aussi défavorisé suite à son boycotte de la réunion d’Afrique du Sud qui avait pour nature de choisir un candidat unique. Faits qui accentue le doute auprès des électeurs de l’opposition. C’est ce que démontrent des Instituts de sondage comme Echo d’opinion ou Les Points.

L’Institut de Sondage Les Points a rendu son enquête du mois d’octobre 2018 sur les intentions de vote de la présidentielle 2018. Selon son enquête publiée ce 23 octobre 2018 en la salle du collège Boboto, Emmanuel Ramazani Shadary est à la tête avec 35% des intentions des votes suivi de Félix Tshisekedi Tshilombo, avec 17,5%.

Réalisé du 18 au 19  octobre 2018, ce sondage Les Points s’est basé sur une méthodologie quantitative prenant en compte un quota de 1000 personnes  dans les chefs-lieux des 26 provinces, apprend-on de son Directeur général, Fréderic Panda.

« Ce sondage respecte les normes scientifiques et déontologiques en matière de réalisation des enquêtes  et tient à préciser que les résultats de ces enquêtes doivent être interprétées comme les rapports de force à la date de leur réalisation et non comme prédictifs des événements. Les commentaires repris dans ce rapport sont faits par les enquêtes et ne constituent en aucun cas nos analyses personnelles », a –t-il dit.

Pour le sondage Les Points, à une soixantaine de jours de la date du 23 décembre 2018, les choix potentiels des électeurs se font de plus en plus clairs, à en croire les intentions de vote des Congolais. La prochaine élection présidentielle va se jouer entre le candidat de la plateforme Front commun pour le Congo et le candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS.

Comme dans la précédente enquête du mois d’août 2018, C’est Emmanuel Ramazani Shadary qui arrive en tête, devant Félix Tshisekedi. Et le troisième et quatrième, c’est Martin Fayulu avec 7,8%, Vital Kamerhe 7,4% et les 17 autres candidats se partagent 4,8%.

Pour ce sondage, plusieurs électeurs, environs 32% qui étaient encore indécis jusqu’au mois d’août semblent avoir effectué leur choix, ce qui a contribué à faire  booster  un peu plus l’électorat  du coté du candidat Ramazani Shadary qui s’en sort bien avec 35% d’intentions favorables, soit 9% de progression par rapport au précédent sondage. Par contre, on observe un autre mouvement d’abstention dans le Grand Equateur dû à l’invalidation de la candidature de Jean-Pierre Bemba.

Concernant Félix Tshisekedi qui ne s’affiche que pour l’UDPS, l’hésitation d’une candidature commune impacte négativement sur les intentions de vote en faveur de ses principaux candidats de l’opposition.

Cette enquête prouve que, pour les intentions de vote du mois d’octobre 2018, Shadary dispose d’un soutien positif avec 85%  de ses sympathisants et partisans du FCC qui admettent qu’ils le soutiennent contre 54% de sympatisants de son concurrent direct. Dans ce sondage, ces derniers promettent de voter pour Félix Tshisekedi simplement parce qu’ils considèrent qu’il est le seul candidat de l’opposition capable de battre Shadary.

Et l’opposition en question !

Après avoir pris une bonne option dans les intentions de vote en août et en septembre, l’opposition est entrain de prendre de l’eau. Ses bonnes cotes même auprès des électeurs de Kinshasa qui lui ont toujours été traditionnellement acquis se sont fondues au cours des dernières semaines. Et ce, à cause du manque du consensus sur la candidature commune, contrairement au candidat du pouvoir qui lui dame le pion, constate ce sondage.

Ainsi, en dehors de Félix Tshisekedi, Martin Mayulu et Vital Kamerhe, le reste des candidats de l’opposition et indépendants regroupés réalisent 4,8% d’intentions de vote. A ce jour, signifie Fréderic Panda dans son allocution, Félix Tshisekedi, est présenté, jusqu’ici comme le plus grand poids lourd de tous les candidats de l’opposition se classe deuxième avec 17,5% d’intentions favorables et connait également une légère augmentation des côtés de 1,4 par rapport au précédent sondage.

Ainsi la bataille entre les deux têtes d’affiche ne fait que commencer au regard de la teneur imprévisible de la prochaine campagne électorale et compte tenu des moyens logistiques et financiers mis à la disposition de tout un chacun. Sur ce dernier point, le dauphin du Chef de l’Etat sortant semble bien parti dans les intentions des votes des Congolais.

Les autres… 4,8% à partager !

L’Institut de sondage Les Points qui promet pendant la période de la campagne de livrer ses enquêtes deux fois la semaine, indique qu’après l’invalidation d’Adolphe Muzito, certains habitants du Grand Bandundu qui étaient favorables à son élection lors du précédent sondage, se sont déclarés indécis cette fois-ci, au lieu de déporter leurs voix aux candidats issus de leurs provinces : (Kwilu, Kwango Maïndombe, les trois provinces issus de l’éclatement de l’ex province du Bandundu). Il en est de même de certains originaires du Grand Equateur qui affirment ne plus avoir de choix, après l’invalidation de la candidature de Jean-Pierre Bemba.

En conclusion, chaque candidat de l’opposition est victime de cette incapacité, de cette obédience à se designer un candidat commun. Même si le vote, en Afrique et en RDC, est souvent sociologique, ils peinent à s’attirer la sympathie de leur propres communautés ou provinces.

Que dire des autres ?

Freddy Matungulu ne compte que 0,7 d’intentions de vote derrière Mabaya Gizi Amini. Quand à la seule femme de la course Marie-José Ifoku, elle se place avec 0,9% d’intentions de vote. Le sondage signale qu’elle est considérée comme la collaboratrice ou l’infiltrée du Front Commun pour le Congo (FCC) dans l’opposition.

Ngoyi Ilunga, Mpunga Mbonga, Seth Kikuni, Masheke,… n’ont rien sous la dent puisqu’ils n’ont pas, ensemble, réussi à atteindre plus de 0,5% des intentions de vote.

 

Onassis Mutombo

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