Institut de la Gombe pour aveugle, Le préfet Jean Lao Kutenda : « nous sommes un domaine spécialisé »

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L’Institut de la Gombe pour Aveugle situé sur l’avenue des Huileries dans la commune de la Gombe,  est un cadre spécialisé ayant comme lourde tâche la formation scolaire aux enfants non-voyants afin de les rendre dignes et utiles  dans la société.

Pourtant,  cet institut éprouve depuis un certain temps, d’énormes difficultés. Cela, d’ordre matériel didactique et financier. Son personnel manque même des primes de spécialité pour une motivation, a déploré Jean Lao Kutenda, préfet des études et directeur de  l’Institut de la Gombe pour Aveugle, qui a, lui-même le problème de vision.

Préfet dans cet institut depuis 13 ans  a, au cours de l’Interview, balayé la situation de ce cadre de formation pour  aveugles.

En effet,  le Préfet  Kutenda  a soulevé des difficultés  rencontrées  dans sa profession de l’enseignement spécialisé ancrée sur  des personnes mal voyant.  Il a tenu à épingler que « normalement,  cette école  ne pouvait pas manquer des moyens parce que c’est la première école en Afrique central qui a fait de non-voyants le miroir de l’enseignement spécial.  Tous les non-voyants d’Afrique central venaient étudier dans cet institut. Malheureusement aujourd’hui, nous sommes devenus les derniers », dit-il.  Avant d’ajouter  qu’il revient à la charge de l’Etat de soutenir avec beaucoup d’attention les besoins de ce cadre de formation.  Une école qui a déjà 42 ans d’existence et que lui dirige en tant que préfet.

A ce jour, cet institut a besoin des matériels didactiques modernes tels que les imprimantes Braille ; des primes de spécialité pour motivation du personnel.

Détaillant sur les difficultés rencontrées dans ce métier d’encadreur des élèves malvoyants, le préfet a insisté sur le point  des difficultés d’ordre matériel,  didactique, pour la formation de ces enfants non-voyants. Les poinçons, des tablettes, des papiers pour l’écriture Braille, des cannes blanches. Et, concernant la difficulté de manque des cannes blanches chez ces élèves non-voyants,  ce ne sont pas tous les élèves de cet institut qui ont la canne blanche.

« A l’ère de la modernisation, nous continuons à utiliser des machines brailles manuelle pourtant il existe déjà d’imprimante braille qui rend la tâche plus facile. Nous avons en plus de cela  le problème d’ordre financier. Nous organisons l’enseignement spécial, son personnel doit bénéficier de prime de spécificité. Ce qui prouve que notre Gouvernement n’a pas encore accordé une attention particulière par rapport à cet enseignement spécial. Une autre difficulté pour ne pas parler du retard de paiement  de salaires qui est devenue monnaie courante sur le plan national », avant d’insister,  « par rapport au retard de payement de salaire, nous n’avons comme activité que l’enseignement et, nous devons avoir notre prime et notre salaire au temps convenable enfin de soulever le problème de bourse scolaire ».

« Pour la difficulté d’ordre physique qui est le manque de vision, il n’y a pas de gêne majeure car, le fait de ne rien voir, n’est pas  une fatalité. Nous savons  comment nous tirer d’affaire et nous nous en sortons toujours. Nul ne peut se prévaloir tout assumer seul  sans la complicité des personnes tout autour de lui. D’où dans la vie,  il faut toujours une synergie et une collaboration pour mieux s’en sortir quel que soit notre état physique ».

Apres la pluie à Kinshasa, pas d’école pour les élèves malvoyants

Par ailleurs, ceci était le constat fait avant hier, mercredi 4 octobre20 17 à Institut de la Gombe pour Aveugle. Par rapport à  l’absence massive de ces élèves,  le préfet de cet institut, le justifie par la non disponibilité des personnes appelées guides, chargées d’accompagner ces enfants malvoyants à l’école.  « Vous savez que le déplacement des enfants mal voyants pose problème, surtout pour avoir des personnes disponibles pour leur accompagnement. Aussi un autre aspect défavorisant ces élèves est  le phénomène de transport en commun qui est difficile à Kinshasa n’épargnant  ni  voyants  et moins encore les non-voyants. Un non-voyant est toujours accompagné d’un guide  mais, ce n’est pas toujours facile que ce dernier puisse se sacrifier après la pluie pour accompagner l’enfant non-voyant à l’école et, surtout qu’après la pluie, la situation de transport en commun devient encore plus difficile ».

L’impraticabilité des routes due aux flaques d’eau  et aux boues parsemer de part et d’autre dans la ville de Kinshasa après la pluie, fait partie des causes d’absence de ces enfants à l’école.  Vu leur état de santé qui ne leur permet pas  le libre mouvement,  ces derniers devaient au moins circuler dans des endroits où ils ne vont pas rencontrer les difficultés du genre des flaques d’eau et boue sur leurs chemins. Malheureusement, à Kinshasa il devient un problème généralisé où, après les  pluies, il reste pendant un certain moment des flaques d’eau.

 

(Mamie Ngondo)

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