Instauration de la paix au Kasaï-Central: E. Shadary, mission accomplie

par -
0 238
Le VPM reçu au pied de l’avion par le vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Heureux qui comme Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, s’est rendu au Kasaï central pour la deuxième fois, sur instruction du magistrat suprême, et a récolté une moisson abondante.  Non seulement que le corps de feu chef de groupement Kamwina Nsapu a été exhumé, il a été enterré avec tous les honneurs dus à son rang. Un nouveau chef de groupement a été désigné par la famille régnante et sera intronisé d’ici-là. Dans la province du Kasaï où la xénophobie voulait créer un autre foyer de tension, des mesures claires ont été prises, et la population invitée à bannir ce comportement. C’est dans cette province qu’il a été annoncé le recrutement de nouveaux policiers, sans oublier la nécessité de leur permutation dans d’autres provinces.  Maintenant que le phénomène Kamwina Nsapu originaire vient de prendre fin, tous ceux qui vont s’aventurer à opérer sous ce label seront considérés comme des malfrats, et traités comme tels par les forces de l’ordre.

Pour la deuxième fois consécutive, et sur instruction du Chef de l’Etat, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary était dans la province du Kasaï central où les résultats sont loin de tout ce qu’on attendait.  C’est après avoir bouclé cette deuxième phase de sa mission qu’il s’est dirigé vers la province du Kasaï. Ici, le programme de mardi dernier prévoyait la rencontre avec les autorités coutumières après les élus nationaux la veille, les audiences aux chefs des communautés pour les sensibiliser à faire échec à la montée de la xénophobie, la rencontre avec la presse locale sur le même sujet et la parade mixte FARDC-PNC, par le Général Bisengimana, sur instruction du VPM.

Comme indiqué ci-haut, le VPM a rencontré les chefs coutumiers, les chefs des communautés, la société civile et la presse locale. Pendant de longues heures, le n°1 de l’Intérieur a présenté à ses interlocuteurs l’évolution du phénomène Kamwina Nsapu et sa gestion depuis son avènement au ministère de l’Intérieur jusqu’à son dénouement, dimanche 15 avril dernier. Après avoir écouté les uns et les autres sur la montée de la xénophobie comme effet collatéral de la milice Kamwina Nsapu, qui n’existe plus au sens familial du mot. Chaque acteur de la société kasaienne a été responsabilisé à  véhiculer désormais le message de la cohésion intercommunautaire.

« Nous avons eu le temps d’échanger avec toutes les couches de la population, les autorités les élus du peuple, la société civile, les confessions religieuses, la presse. Au Kasaï, le message est le même : la population a toujours besoin de la paix et de la sécurité. Nous avons rencontré les communautés qui sont prêtes à accompagner la philosophie du chef de l’Etat, celle de l’instauration de la paix. Nous avons fait un grand pas et nous nous sommes mis d’accord sur beaucoup de choses », a-t-il dit, avant d’ajouter que les gens ont parlé du dédoublement de Groupements, les rapports entre différentes communautés. C’est  ainsi qu’il a été décidé que dans les jours qui viennent, un grand forum se tienne à Tshikapa où les gens donneront leurs contributions pour la paix.

Mais comme il a été mis fin au phénomène Kamwina Nsapu au Kasaï central, avec la désignation d’un nouveau chef de groupement, il est permis de penser que le prétexte est fini et que ce mouvement ne peut plus être importé dans le Kasaï. Ce prétexte étant coupé, tous ces jeunes gens par le fait d’importation, qui vont se présenter sous le label Kamwina Nsapu, seront traités  comme tel, comme des malfrats, et l’Etat va utiliser la puissance publique pour que la paix règne, pour que tout le monde s’enrôle, parce que les opérations commencent le 24 de ce mois.  « Nous pensons que c’est une question de quelques jours. Les gens vaquent normalement à leurs occupations. A tous ceux qui hésitent encore, nous leur demandons de venir vers les services de sécurité déposer leurs armes, pour participer au développement de la province. Vous, de la presse, veillez pour qu’il y ait des discours qui appellent non à la xénophobie, mais à la paix », a-t-il sensibilisé.

Bientôt, le recrutement des policiers au Kasaï

Tôt dans la matinée d’hier mardi, sur instruction du Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, chef de la délégation gouvernementale, Emmanuel Ramazani Shadary en mission dans la province du Kasaï, le Général Charles Bisengimana, Commissaire général de la PNC, a présidé une parade mixte FARDC-PNC. Après avoir fait observer une minute de silence en mémoire de  39 policiers tués par les terroristes Kamwina Nsapu, trois semaines plus tôt. C’était  à quelques 70 Km de Tshikapa. Dans sa causerie morale, il a félicité les hommes des troupes pour avoir défendu la province, en récupérant les zones récemment  conquises par les terroristes contre lesquels un important déploiement des forces de sécurité est en cours, pour en finir avec les faux Kamwina Nsapu. Ceci, parce que  les vrais ont fait la paix avec le Gouvernement, a-t-il dit.

Et de renchérir qu’un nouveau recrutement local des policiers, leur formation et permutation dans les provinces dont ils ne sont pas originaires, figurent au nombre des urgences de la haute hiérarchie du pays, a-t-il conclu, avant d’annoncer la révocation des déserteurs pour haute trahison et délit de fuite devant l’ennemi. Les éléments des FARDC et ceux de la PNC ayant pris part à cette parade mixte ont, à travers leurs délégués respectifs, remercié le Commissaire divisionnaire de la PNC, à travers lui, le VPM, et partant le Commandant suprême des forces armées et de la Police nationale congolaise, pour ce réconfort moral. Ils ont juré de respecter leur serment pour la défense de la mère patrie et le maintien de l’ordre public, ainsi que la protection des personnes et de leurs biens.

« Nous sommes ici pour réconforter les éléments de la PNC et les FARDC à éradiquer la milice. Nous sommes venus les réarmer moralement pour qu’ils puissent bien faire leur travail. Tous les moyens sont mis en jeu pour atteindre cet objectif. Nous allons également procéder au recrutement de nouvelles unités de la Police. Nous allons les permuter pour faire le travail dans les provinces où ils ne sont pas originaires », précise-t-il.

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse