Insolite et bizarre au Sud-Kivu

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Un charlatan presse une maman de lui vendre son fils albinos âgé de 4 ans

Alors que le monde entier venait de célébrer le 13 juin dernier la première édition de la Journée internationale des personnes vivant avec albinisme, il se passe encore des choses insolites et très bizarres au Sud-Kivu.

De quoi s’agit-il ? Une femme est désemparée. Elle crie au secours et demande à l’autorité provinciale de la sécuriser au maximum. Cette maman est mère d’un enfant âgé de 4 ans. A plusieurs reprises, un charlatan vient lui proposer un marché, celui de lui « vendre » son fils albinos à un prix exorbitant (le montant n’a pas été précisé). Naturellement, à chaque demande, la maman a toujours opposé un refus catégorique.

Selon des indiscrétions, des charlatans se serviraient des organes des albinos pour fabriquer des talismans qui seraient porteurs de chance. Les clients de ces charlatans seraient de divers horizons : politiciens, commerçants, éléments des groupes armés qui pullulent dans la région, paysans, …Cela veut tout simplement dire que ces albinos sont tués et mutilés. Une opération macabre à travers laquelle leurs auteurs s’enrichissent.

Bien évidemment, tous ceux qui ont des enfants albinos prennent peur. Une peur bleue. C’est ainsi qu’une ONG de la place, en l’occurrence le FFERAD veut bien s’investir pour assurer la protection de ces femmes et enfants albinos pour leur éviter un traitement dégradant. Et par ailleurs, une autre fille de 8 ans, albinos de son état, avait été violée par un militaire car une légende circule dans tout le Sud-Kivu selon laquelle lorsque quiconque souffre du sida, il suffit qu’il ait des rapports sexuels avec une fillette albinos pour qu’il en soit définitivement guéri.

Partenariat entre la FFERAD et la Fondation Mwimba Texas

La FFERAD (Femme rurale amie du développement) est une organisation non gouvernementale et apolitique dont le siège est Kazimia tandis que son bureau administratif est à Baraka dans le secteur Mutambala dans la province du Sud-Kivu. Son rayon d’action touche plusieurs villages du territoire de Fizi dans la même province.

Son objectif principal est la protection des droits de la personne et la lutte contre les crimes rituels.

Etant donné que l’insécurité occasionnée par certains groupes armés persiste dans cette partie du territoire national, la FFERAD a décidé d’apporter sa collaboration aux autres organisations qui luttent pour la protection des droits des enfants et la lutte contre les crimes rituels.

Cette ONG affirme que dans le Sud-Kivu, étant donné l’existence de ces crimes rituels, les parents des enfants albinos réclament que leur progéniture bénéficie d’une super-protection car ils sont en danger permanent. Selon un rapport de cette ONG adressé à la hiérarchie, « les Maï-Maï cherchent leur graisse et leurs os pour en faire des talismans tandis que d’autres les vendent aux charlatans ».

Elle donne en exemple le meurtre de plusieurs jeunes albinos tels que la petite Alphonsine Elias (4 ans) violé par un enfant d’un militaire, la petite Chance (1 an), la petite Aimérance (5 ans), Malanga (3 ans), Roda (11 ans), Jeanne (6 ans), …

C’est pourquoi pour raison d’efficacité, la FFERAD a sollicité à la Fondation Mwimba Texas par lez biais de son site web un partenariat en matière de protection des personnes vivant avec albinisme.

Quant à la Fondation Mwimba Texas, elle a pris acte de cette demande de partenariat et fera en sorte qu’une délégation se rende sur place pour conscientiser les albinos et les non albinos de cette partie du territoire national en proie à ces vicissitudes effrayantes.

Le gouvernement provincial doit s’investir pour juguler le mal

Face à cette situation assez grave qui met en insécurité la population, le gouvernement ne doit pas rester les bras croisés. Il doit absolument agir en prenant toutes les dispositions pour sécuriser cette population meurtrie dans sa chair et dans son moral. Deuxièmement, il doit procéder à l’arrestation de tous ces charlatans et les traduire en justice qui doit les juger et au besoin les condamner s’ils sont reconnus coupables.

Ce qui étonne l’opinion est que ces faits macabres ne datent pas d’aujourd’hui. La situation perdure depuis des lustres. On se demande pourquoi depuis lors le gouvernement provincial n’agit-il pas contre ces méfaits. Serait-il le protecteur « inconscient » de ces malfrats ? La question reste posée. Car, trop c’est trop. La population en a marre.

(D.L. )    

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