Insécurité alimentaire: Des vendeuses du marché Kapela témoignent

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Dans les marchés de Kinshasa, l’insécurité alimentaire est une réalité éprouvante. A ce sujet, des témoignages divergent sur l’insalubrité au marché : l’exposition de marchandises à même le sol (comme le démontre la photo ci-contre) et l’écoulement des produits avariés, sont autant de facteurs qui contribuent à l’insécurité alimentaire au marché Kapela dans la commune de Kalamu. Des vendeurs et vendeuses désertent les tablettes pour exposer leurs marchandises à même le sol, et généralement à l’entrée et à l’extérieur du marché. Les aliments sont ainsi exposés à la poussière et aux microbes. Pendant ce temps, des tablettes sont inoccupées à l’intérieur du marché. D’autres vendeuses, par motif de conscience, se disculpent: « toutes les tablettes sont déjà occupées, c’est  pour cela que nous nous retrouvons entrain de vendre au sol. Mais cela ne nous empêche pas de payer la taxe journalière comme tous les vendeurs », disent-elles.

A les entendre parler, d’autres préfèrent se mettre à l’extérieur parce que, estiment-elles, beaucoup d’acheteurs n’accèdent plus à l’intérieur du marché.   A cause de cette situation, des vendeuses témoignent qu’elles passent parfois des journées sans vendre du tout. C’est pourquoi elles ont eu la décision de s’installer aux abords du marché, pour « suivre des clients. D’autres n’ont pas assez de possibilités financières pour louer une tablette à l’intérieur. « Il faut avoir plus ou moins trente- cinq (35) dollars pour qu’on te donne de la place », a confié une vendeuse.

A cet effet, un responsable du marché confirme que pour occuper une place, il faut d’abord payer.

Les acheteurs aussi préfèrent se procurer des aliments au sol au prix bas, par rapport à ce qui est sur la table et vendu relativement cher. Toutefois, vendre au sol ne met pas tout le monde d’accord. Car il arrive que des policiers dispersent les vendeuses. Dans bien des cas aussi, ces dernières recourent à la petite corruption pour éviter la répression.   Les gestionnaires du marché sont donc tenus de trouver une solution pour mettre les vendeurs et vendeuses dans des conditions acceptables. Ceci parce cette pratique est une source de microbes pour les consommateurs.   Les conséquences par rapport aux aliments vendus au sol, et que lorsque les poussières envahissent les aliments. D’où : la fièvre jaune, le choléra et bien d’autres…

Une vendeuse de chikwangues reconnaît avoir passé de longs moments aux abords du marché. Elle témoigne : « les autorités doivent ajouter des tables à l’intérieur du marché, et diminuer les frais de location du table », a-t-elle dit.

La santé des consommateurs menacée

Cette situation est devenue

familière à la population kinoise, si bien que des ménagères, même celles qui ont un bagage intellectuel, ne craignent  pas pour la santé de leurs enfants. Elles  s’approvisionnent auprès de ces vendeuses à même le sol. En effet toutes les catégories de marchandises sont ainsi traitées, même les produits alimentaires. Un père de famille liant la dégradation courante de l’environnement à l’apparition et la montée de maladies d’origine alimentaire, comme la typhoïde, le choléra, la diarrhée, exprime son étonnement en ces termes : « dans les marchés, vendeurs et vendeuses dépendent du bureau gestionnaire qui doit prendre des mesures strictes, pour que la santé de la population soit quitte. En laissant faire les vendeuses qui désertent les tablettes, les responsables ne rendent pas d’appréciables services aux consommateurs. Nul ne vient au marché pour acheter des maladies. Bien au contraire, l’on achète  des aliments pour la famille », a-t-il fait observer.

(Shamy Amisi Betty , stagiaire)

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