Insécurité à Kasumbalesa: Aggée Aje Matembo dénonce la main noire qui instrumentalise la jeunesse

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Présent aux travaux du dialogue national politique inclusif, Aggée Aje Matembo a appris avec consternation, les événements malheureux qui se sont déroulés, à la cité de Kasumbalesa, frontalière avec la Zambie. Les jeunes gens instrumentalisés par la main noire, sèment les désordres au point de défier la police nationale congolaise. Approché par la Rédaction du Journal L’Avenir pour en savoir un peu plus sur les causes et raisons des échauffourées du vendredi 09 septembre 2016, il donne sa version de faits.  

Au regard de la journée du vendredi qui a sanctionné la fin des débats et exposés, le délégué de l’Unadef Aggée Aje Matembo Toto a fait le condensé de la journée en ces termes. « Chaque composante, Majorité comme opposition et société civile est venue avec ses avis et considérations et lorsque nous avons tous suivi religieusement les exposés de gens qui devraient éclairer notre lanterne notamment la Ceni, l’OIF et les autres missions d’observation, nos avis et considérations ont été changés parce que nous nous étions trouvés devant une évidence ; une réalité technique à changer nos points de vue », a mentionné le président de l’Unadef.

Tout compte fait, les délégués ont la latitude d’affûter leurs armes pour affronter les commissions mises en place, et lever l’option une seule fois pour tout par écrit, enfin de mettre terme aux différentes déclarations au micro. « Je crois qu’à ce stade, il y a lieu de pouvoir donner satisfaction à tous les regards de notre peuple, qui suit de près ces travaux, qui nous a confié la mission de pouvoir donner des réponses idoines à toutes ses préoccupations à savoir, un jour organiser des élections dans ce pays non seulement crédibles, apaisées, mais des élections qui ne seront pas porteuses des conflits et contestations après », a-t-il évoqué.

De poursuivre qu’il trouve dans le chef de trois composantes le sens élevé républicain qui donne espoir, du fait que les Congolais en termes de la définition et de l’intérêt même de la Rdc se confirme aux travaux. Tous les délégués, mentionne-t-il, regrettent le temps perdu à discutailler par télévision interposée que de trouver solution au problème. « A ce stade, il y a espoir que les trois composantes conviées à ces assises puissent trouver un compromis dans le sens, non seulement de sauver la République, de stabiliser le pays mais toute fois d’y donner une réponse idoine à nos populations qui attendent de nous de solutions exactes », a relevé Aggée Aje Matembo.

Il a qualifié de réaliste l’option levée par la MP, sa famille politique, qui veut des élections soient organisées de la base au sommet, et non le contraire. « Il est bien claire qu’à ce stade, pour permettre à la Ceni de pouvoir évoluer, stabiliser le processus électoral, nous devons d’abord et avant tout nous rappeler que nous avons des litiges électoraux ou les arriérées électoraux. Ces dernies aujourd’hui se situent au niveau de notre base, qui jusqu’à présent n’a pas encore élu ses propres dirigeants les plus proches, les dirigeants de la proximité. Nous croyons que commencer les élections à la base vers le sommet est une logique, est une garantie parce que, je vois au jour d’aujourd‘hui mon grand-père qui est au village, il a plus confiance à son chef de secteur qu’au Président de la République qui est à 2000 Km. Parmi les arriérés, il n’y a qu’à la base qu’on n’a rien fait. Cette démocratie aura bel est bien de répercussion lorsqu’elle prend ses racines à la base. Inverser la pyramide, c’est énerver la démocratie », a-t-il insisté.

La jeunesse ne peut jamais constituer le bouc émissaire des aigris                

Abordant la question des nouvelles qui lui étaient parvenues à partir de Kasumbalesa, l’un des fiefs même de son parti, Aggée Aje Matembo a condamné une main noire qui s’érige en donneur de leçon. Cependant, il invite tous à observer une discipline au niveau des acteurs politiques parce qu’au jour d’aujourd’hui, dit-il, il y a des acteurs politiques qui recourent à la rue. Ce qui est une mauvaise lecture.

« Nous pensons que les ennemis de cette République se donnent le monopole de la violence, se donnent ce monopole de contrôler la rue. Nous disons que c’est une mauvaise lecture, parce qu’il ne faut pas exciter le peuple qui attend de solutions de ses dirigeants ici à Kinshasa, par rapport à ce que nous sommes en train de faire en terme de dialogue qui est inclusif déjà et qu’on puisse exciter pour un rien la population qui ne maîtrise même pas nos divergences politiques. Au finish, c’est la même population qui sort perdante. Nous demandons que nous, acteurs politiques soyons disciplinés et ayons le sens du respect à notre peuple. On ne doit pas utiliser notre jeunesse comme chair à canon chaque fois qu’on veut régler nos problèmes. Cette jeunesse ne doit pas accepter d’être un chemin qu’on utilise et qu’on oublie par la suite », déplore-t-il, tout en félicitant les autorités provinciales qui ont remis les choses en ordre. Dans la foulée, il invite les autorités à rechercher les auteurs de ces troubles en vue de faire l’économie du sang dans cette cité frontalière.

(Pius Romain Rolland )

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