Insécurité à Basankusu: Nicolas Akpanza interpelle Evariste Boshab à prendre des mesures draconiennes

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L’un des acteurs majeurs de l’opposition politique, élu de Basankusu dans l’ancienne province de l’Equateur, Nicolas Akpanza Mobuli a pris part active aux assises de la Cité de l’Union africaine. Signataire de l’Accord politique du mardi 18 octobre dernier, Président du Caucus des élus du Grand Equateur, en cette qualité, il s’insurge contre la recrudescence de l’insécurité à Basankusu, son fief électoral.

Le dialogue auquel il a pris part, les délégués de toutes les composantes ont mis les bouchées doubles pour trouver des solutions adéquates allant dans le sens de l’organisation des élections apaisées, crédibles, transparentes et démocratiques sur l’ensemble du territoire national.

Cependant, pour que sa circonscription électorale de Basankusu concoure et adhère paisiblement au processus électoral en ce que la Commission électorale nationale indépendante déploie les kits électoraux pour identification et enrôlement des électeurs, Nicolas Akpanza s’insurge contre la recrudescence de l’insécurité dans la partie Nord-ouest de la République. En date du 18 octobre dernier, date historique de la signature de l’Accord politique inclusif, une bande de brigands armés jusqu’aux dents ont pénétré dans l’enceinte de la Coordination des Ecoles conventionnées catholiques. Ces inciviques, a rapporté l’élu de Basankusu, ont perforé le coffre-fort à la recherche de l’argent destiné à la paie des enseignants des territoires de Befale, Djolu, Yakoma et Bongandanga, et ce, sous l’œil passif de la patrouille de la Police nationale congolaise, déplore-t-il. Cet holdup frise la complicité des hommes en uniforme et des inciviques, constate le député national.

Blaise Boeke, abattu par des inciviques en tenue militaire

La passivité de la Police nationale congolaise dans la cité de Basankusu, amène un lot d’insécurité dans le fief électoral de l’Honorable Nicolas Akpanza. Ce dernier dénonce un énième crime dans la nuit du 25 octobre courant. Il déplore le meurtre du nommé Blaise Boeke, commerçant de son état, survenue en sa résidence, devant son épouse et ses enfants réduits à l’impuissance. Pendant ce temps, la patrouille de la Police nationale congolaise était commise dans les environs. Une thèse qui confirme une fois de plus, la complicité avérée de la Police et les inciviques.

A la grande surprise, trois jours après ce crime odieux, une cache d’armes et d’explosifs a été découverte dans un port de Basankusu, affirme l’élu de Basankusu, dans l’ancienne Province de l’Equateur. Et de poursuivre que cette cache d’arme laisse entrevoir la présence à peine voilée, d’un commando. Ses affirmations, indique-t-il, sont des sources des autorités tant administratives qu’ecclésiastiques locales, en tant que représentant légitime de la Cité de Basankusu, porte-parole attitré. En sa qualité d’élu national du peuple, Nicolas Akpanza Mobuli invite le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité à prendre des mesures draconiennes, afin de mettre un terme à l’insécurité qui a élu domicile ces jours à Basankusu, alors que cette entité politico-administrative est le havre et l’oasis de paix.

A l’occasion, il insiste auprès des autorités judiciaires de l’installation d’un Parquet près le Tribunal de Paix de Basankusu, conformément à sa requête n°0132/DM/DPN/2016 du 25 mai 2016 adressée à Monsieur le Président de la Conseil Supérieur de la Magistrature. Requête qui demeure sans suite, déplore le député.

Cependant, suite au meurtre de Monsieur Blaise Boeke, il insiste sur le bon sens de la justice et la prévalence du droit. Il n’y a pas de raison, insiste-t-il, que les coupables de ces forfaits qui se pavanent dans la nature échappent à la rigueur de la loi, quand bien même ils seraient porteurs d’armes. Les autochtones de Basankusu qui l’ont contacté au téléphone, déplorent la négligence et le silence coupable de l’autorité tant locale, provinciale que gouvernementale face à cette escalade de violence, criminalité, cruauté et viols à répétition. La population appellent à des sanctions sévères et exemplaires contre les auteurs de ce crime.

En sus, le député national Nicolas Akpanza, membre de l’opposition, se réfère à l’autorité compétente, en l’occurrence le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur Evariste Boshab, patron de la territoriale, pour qu’il soit mis fin à ces nombreuses scènes d’insécurité. Le mois d’octobre 2016 a été tumultueux pour ses électeurs de Basankusu à cause de l’insécurité grandissante qui a élu domicile dans sa circonscription électorale. Dans la même logique, il invite le ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire a sanctionné certains responsables des écoles à Basankusu qui se livrent à la débauche avec les mineurs. Un rapport détaillé à cet effet élaboré par les parents des élèves qui accusent et dénoncent pareil comportement.

 

(Pius Romain Rolland)

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