Inga III : Pas encore la fin du délestage à Kinshasa

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En plus de ses grandes richesses du sol et du sous-sol, la République démocratique du Congo regorge une forte potentialité énergétique. L’hydroélectricité renferme une capacité de 100.000 mégawatts (Mw). Cela, sans compter les autres énergies telles que solaires, éoliennes, etc. Cependant, le paradoxe est que malgré cette forte potentialité énergétique de la Rdc, aujourd’hui on évalue à seulement 15 % la moyenne de la population congolaise qui a accès à l’énergie électrique. Et à cause de la vétusté des infrastructures énergétiques, la Rdc arrive jusqu’à importer de l’électricité à partir de la Zambie.

Dans son dernier discours sur l’Etat de la Nation devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le Président de la République Joseph Kabila Kabange avait entre autres indiqué que l’amélioration progressive des conditions de vie des populations congolaises passe également par la réforme et la libéralisation du secteur de l’Electricité. Il a énuméré quelques projets spécifiques dans le secteur de l’électricité à court terme.

Et à moyen terme, il a mentionné la construction du barrage d’Inga 3 basse-chute devant produire 4.800 Mégawatts d’énergie électrique, dont 2300 seront destinés à la satisfaction de la demande intérieure. L’entrée en opération de ces différents ouvrages, a souligné le Chef de l’Etat, devrait améliorer le taux de la desserte en électricité de notre pays qui, « quoiqu’étant passée de 9 à 15% ces trois dernières années, reste encore faible par rapport à la moyenne africaine de 30% ».

Le Gouvernement s’attèle donc à la construction d’autres barrages hydroélectriques en plus de ceux qui existent déjà dans le complexe énergétique d’Inga, ayant une capacité de 40.000 Mw, dans la province du Kongo central. Selon des experts, pour atteindre cette capacité, il faudrait construire des barrages jusqu’à Inga 8.

A ce jour, tout est mis en œuvre pour la réalisation d’une très grande centrale hydroélectrique, Inga 3 basse-chute (il y aura également Inga 3 haute-chute), d’une capacité de 4.800 Mw. Les travaux pour la construction de ce barrage sur Inga devront durer sept (7) ans.

Le délestage est encore là

Dans ces 4.800 Mw du projet Inga3 Bc, la Rdc et l’Afrique du Sud ont déjà signé et ratifié un traité pour l’achat de 2.500 Mw. 1.300 Mw seront accordés à l’industrie minière de l’ex Katanga, et seulement 1.000 Mw qui seront destinés à la SNEL (Société nationale d’électricité) pour la consommation domestique de la population. Et cette énergie devrait être répartie dans cinq provinces.

Voilà pourquoi, la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP) – à partir de laquelle est né le Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie financé par la fondation OSISA – estime-t-elle que ce projet Inga 3 a une vocation commerciale et non sociale.

Elle estime que les 1.000 Mw destinés à la consommation domestique de la population sont encore insuffisants et réclame que ces 1.000 Mw soient augmentés jusqu’à 50 % des 4.800 Mw du projet Inga 3, au besoin de la population. Ce qui fait comprendre que les Kinois sont encore contraints de continuer à vivre malgré eux, le phénomène « délestage » d’énergique électrique.

Quid du projet Inga III ?

Le projet comporte sept phases. Le coût pour la réalisation de la première phase du projet oscille entre 09 et 14 milliards de dollars américains. Cet argent viendrait des investisseurs privés. Un consortium privé (ou développeur du projet) se charge donc de la construction du barrage ainsi que d’autres infrastructures.

Contrairement à ce que pensent certaines personnes, le projet n’est donc pas financé par la Banque mondiale. Celle-ci aide le pays à rendre le projet bancable et suffisamment attractif. Aussi, la Banque mondiale, la BAD et la BEI ambitionnent-elles de financer les lignes de transport incluses dans le projet.

Selon le répondant de la Société civile à ce projet, Me Erick Kassongo, les Français s’intéressent au financement d’une partie du projet, notamment le transport et la distribution du courant électrique.

(Lepetit Baende)

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