Inga III : la Société civile exige des études complémentaires

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Après le financement d’au-moins 141 millions Usd accordé à la construction du Barrage Inga III Basse chute par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), la Société civile veut avoir des explications claires du Gouvernement de la République sur l’assoupissement en présence. Car les études complémentaires exigées au préalable ne sont pas encore réalisées jusqu’à présent.

La Société civile de la Rd Congo insiste beaucoup pour que des études complémentaires soient réalisées au préalable, avant le lancement du projet de construction du Barrage Inga III Basse chute dans le site énergétique d’Inga dans la province du Kongo central. Elle s’inquiète surtout, du fait que ces études ne figurent nullement dans le calendrier de travail de l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI).

Pourtant, la Banque mondiale ainsi que la Banque africaine de développement (BAD) ont déjà accordé un financement à hauteur de 141 millions de dollars américains, pour une assistance technique pour le projet Inga III Basse chute dans le cadre évidemment de la réalisation de ces études complémentaires. Lesquelles études doivent nécessairement être réalisées avant de lancer les travaux titanesques de construction du barrage d’Inga III.

Une société australienne, SMEC, qui avait gagné le contrat depuis septembre 2015, a même déjà été recrutée par la Banque mondiale pour ce faire. Rappelons que ces études complémentaires ont été identifiées au nombre de dix-huit (dont des études d’impacts environnementaux et sociaux), par deux firmes internationales : EDF et AECOM (RSW International), dans leur « Etude du développement du site d’Inga et des réseaux associés ».

Voilà pourquoi, la Société civile engagée dans le suivi du projet Inga III, demande-t-elle au Gouvernement de la République, de fournir des explications claires à la population, pourquoi ces études ne sont pas encore réalisées, pendant que la Banque mondiale et la BAD ont déjà accepté de les financer. Elle exige et insiste donc que ces études complémentaires soient réalisées avant le début des travaux de construction du barrage et avant même le lancement du projet Inga III Basse chute.

La société civile craint l’emploi sur le site d’Inga échappe aux Congolais

Aussi, insiste-t-elle que dans la sélection du développeur, le Gouvernement puisse surtout tenir compte de la Loi n°13/005 du 11 février 2014 portant régime fiscal, douanier, parafiscal, des recettes non fiscales et de change, applicable aux conventions de collaboration et aux projets de coopération. Notamment, en son article 7 alinéa 5 qui stipule : « L’engagement de ne recourir à la main-d’œuvre étrangère que lorsque les qualifications et compétences ne sont pas disponibles localement ».

D’autant plus qu’il y a crainte que le Gouvernement ne subisse la pression et qu’il ne devienne pressé eu égard, par exemple, au traité signé avec l’Afrique du Sud. Le Gouvernement risque donc de céder ce marché du consortium dans la précipitation.

Et la Société civile craint des conséquences qui pourront en découler, entre autres, le non-respect des droits de l’homme, et que le marché d’emploi sur le site d’Inga ne puisse pas bénéficier aux nationaux.

De la situation du projet

Comme personne ne l’ignore à ce jour, le Gouvernement de la République s’attèle à réaliser des barrages hydroélectriques en plus de ceux qui existent déjà dans le complexe énergétique d’Inga, ayant une capacité de 40.000 Mw, dans la province du Kongo central. A ce jour, tout est mis en œuvre pour la construction d’une très grande centrale hydroélectrique, Inga 3 basse-chute (il y aura également Inga 3 haute-chute), d’une capacité de 4.800 Mw.

Les travaux pour la construction de ce barrage sur Inga devront durer sept ans. Le projet comporte sept phases. Pour sa réalisation, a été créée en date du 13 octobre 2015 par Ordonnance présidentielle, l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI) dirigée par le ministre honoraire Bruno Kapanji.

A ce jour, cette agence est encore dans sa phase d’installation, d’organisation et de préparation des textes internes, notamment, des dossiers financiers, juridiques et techniques, des appels d’offres pour le consortium, etc. Signalons que sur les six candidats développeurs qui étaient en lice, il ne reste que deux aujourd’hui, un consortium espagnol et un autre chinois (qui a construit le 3 Gorges, le plus grand barrage du monde).

L’ADPI n’organise pas encore assez de missions faute de moyens, a affirmé son chef. Il promet de redynamiser également le comité de facilitation des travaux sur le site d’Inga (CFI) dont on a observé une certaine léthargie depuis un temps.

Quant au lancement du projet, Bruno Kapanji a assuré à la Société civile que les travaux de construction du barrage d’Inga III Basse chute pourront débuter avant la fin de l’année en cours.

(Lepetit Baende)

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