Infrastructures: Le PTM s’ouvre au secteur privé

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M.Lazare Dakahudjino, Coordonateur du PTM/Ph. Jmnk

La Banque mondiale, l’un des partenaires au développement du Gouvernement congolais a donné l’impulsion, et les agences d’exécution ont emboité le pas, en communiquant, mieux en s’ouvrant aux autres pour mieux faire connaître les investissements de cette Institution dans le secteur des infrastructures. Après la journée portes-ouvertes au projet Pro-Routes, le moment était venu pour le Projet de Transport Multimodal (PTM) d’inviter le secteur privé, parce que les infrastructures constituent non seulement des préalables et opportunités pour l’épanouissement de leurs activités, mais elles sont aussi prises en compte  dans leur appréciation du climat des affaires et dans le processus de prise de décision d’investir ou de désinvestir. Le rendez-vous a été pris le 16 mai dernier au collège Boboto, en présence de la représentante de la Banque mondiale.

Tout a commencé par le mot de bienvenue de M. Lazare Dakahudyno, Coordonateur national du CPTM, qui a rappelé que l’engagement de la Banque mondiale en Rd Congo est d’environ 3,2 milliards de dollars Us, dont 2 milliards sont consacrés aux projets d’infrastructures, soit 63% de son portefeuille.  Ceci traduit bien l’importance des infrastructures qui constituent le support de tout essor socio-économique et qui sont complémentaires aux secteurs productifs tels que l’agriculture, les mines, les industries, ainsi qu’aux secteurs sociaux et culturels.  En effet, le secteur privé demeure le plus intéressé du fait que les infrastructures constituent des préalables et opportunités pour l’épanouissement de leurs activités ; elles sont prises en compte dans leurs appréciations du climat des affaires et dans le processus de prise de décision d’investir ou désinvestir.

Les Coordonateurs s’expriment

Premier à prendre la parole, M. Théophile Ntela, Coordonateur du Projet de réouverture et d’entretien des routes hautement prioritaires (Pro-Routes), a expliqué que la politique routière repose sur trois piliers : la réhabilitation des routes bitumées, la réouverture des routes (pour permettre que ces routes fermées soient ouvertes et contribuent au développement), enfin, la protection du patrimoine routier grâce au FONER. Selon lui, les principaux résultats sont sensibles. Mais à l’en croire, on a encore du pain sur la planche, surtout qu’à l’Ouest, il n’y a pas grand-chose de consistant, sauf au Centre et à l’Est. Le grand défi, c’est de continuer à assurer l’entretien. Heureusement que Pro-Routes travaille avec le FONER pour l’entretien des routes.

Le Projet de développement urbain n’est pas en reste. Son Coordonateur a expliqué que la première composante de son programme, doté de 50 millions de dollars Us a pour objectif d’améliorer la circulation et d’assurer la croissance économique. Et ce, parce que les populations étaient enclavées et que les activités économiques se sont créées le long des routes réhabilitées. Pour lui, la deuxième composante (Gouvernance) prend en compte le renforcement des capacités des villes, parce qu’en dehors de la gestion, il y a la condition de la rédévabilité.  A cet effet, un consultant a été recruté pour une évaluation de ce qui a été fait, ce qui permettra une allocation supplémentaire. Il a expliqué comment chaque ville fait un effort pour l’amélioration de son image, parce que même si le financement de la Banque mondiale s’arrêtait, qu’un autre partenaire n’ait pas de difficultés à la remplacer.

Un autre projet et non des moindres, c’est le Projet d’eau en milieu urbain (PEMU), qui a été présenté par M. Bongungu et qui a expliqué comment il intéresse le secteur privé à double titre (client de la Regideso et fournisseur des services divers). Selon lui, il y aura dès demain des opérateurs privés qui s’intéresseront au secteur pour faire concurrence à la Regideso. Pour ce faire, l’objectif pour la Regideso est d’essayer d’asseoir un service public performant. Le second volet, c’est le secteur privé fournisseur des services divers. A ce jour, il avoue que les objectifs sont loins d’être atteints par rapport aux objectifs de l’émergence de la Rd Congo pour un taux de desserte de 100% en milieu urbain et 30 en milieu rural.

Ainsi donc, il faudra poursuivre les travaux à Kinshasa, à Lubumbashi,  à Matadi et à Kindu. A Kinshasa, renseigne-t-il, il est prévu la construction d’une usine de 110 m3 pour la commune de Ngaliema. Ça sera parmi les plus grands complexes en Afrique centrale. Ce qui va permettre à la Regideso de faire face à la foi la demande de Kinshasa qui est en passe de devenir la ville la plus grande en Afrique. Comme les prestations en termes d’infrastructures font l’objet d’appel d’offres, les opérateurs viennent de tout bord. Le souhait est que les opérateurs privés soient les meilleurs perdants et de très bons gagnants. « Le souhait est que les opérateurs privés s’impliquent notamment à travers la maintenance. Grâce à ceci, des emplois sont créées et contribuent à l’ambition de l’émergence de la Rd Congo », termine-t-il.

Les besoins sont immenses

Disons que le PTM intervient dans plusieurs modes de transports. Il s’agit du secteur ferroviaire, des voies fluviales et des voies aériennes.  Dans le secteur ferroviaire, l’on peut citer la réhabilitation de 1.493 Km de voie ferrée à la SNCC, dont 790 Km en cours pour 105 millions Usd ; l’acquisition et mise en service déjà de 38 locomotives neuves (65 millions Usd), dont 18 sur le financement de la Banque mondiale, et 20 sur le financement du Gouvernement.

Du côté voies fluviales, le Coordonateur Lazare Dakahudjino a épinglé les études techniques de reconnaissance des voies d’eau navigables sur 4.041 Km et production des albums de navigation ; logistique (signaux) pour le balisage des voies navigables étudiées ; la réhabilitation d’un baliseur (Mongala) pour les travaux de balisage à entreprendre sur le bief moyen : en cours au chantier naval de la RVF ; acquisition de deux baliseurs type affluent pour les tronçons des voies navigables Kindu-Ubundu et Kongolo-Bukama : analyse des offres en cours : acquisition de deux vedettes hydrographiques équipées d’instruments bathymétriques pour localiser et guider les travaux de dragage du bief maritime du fleuve Congo : livrées et en attente d’équipements à terre de communication des données ; aménagement d’une salle d’attente et des zones de passage et contrôle documentaire au Beach Ngobila : inauguration avant septembre 2016. Pour terminer avec les voies aériennes, il a mis l’accent sur la fourniture et installation d’un système de gestion et surveillance de l’espace aérien national (Kinshasa, Mbandaka, Kisangani, Ilebo et Lubumbashi) ; fourniture et installation des équipements d’aide à la navigation aérienne à l’aéroport international de Ndjili ; étude sur l’implantation d’une zone fret à l’aéroport de Ndjili ; étude sur le développement de vingt aéroports secondaires et dans un proche avenir, il est prévu la modernisation complète de l’aéroport international de Goma.

(JMNK)

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