Incohérences et contradictions contenues dans la liste des partis et regroupements politiques: Le CNSA appelle au calme

Publiée au Journal Officiel dans son numéro spécial du 30 avril 2018, la liste des 599 partis et 77 regroupements politiques autorisés à fonctionner en République Démocratique du Congo, au lieu d’unir les Congolais qui se préparent à aller aux élections, suscite au contraire des mécontentements chez tous ceux qui semblent être floués et risquent de ne pas prendre part aux élections à venir sous les couleurs de leurs plates-formes électorales respectives. Nombreux sont ceux qui relèvent par exemple que quatre partis politiques portent la même dénomination « Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dont deux avec le même siège social et arrêté ministériel d’agrément n° 91-049 du 17 janvier 1991 (UDPS/Tshibala et UDPS/Tshisekedi) et un autre sans numéro d’arrêté d’agrément ni siège (UDPS/Rénové de  M. Valentin Mubake).

En plus, deux partis portent la même dénomination «  Avenir du Congo (ACO) » et sont agréés sous le même arrêté d’enregistrement n° 070/2009 du 30 décembre 2009 dont les dirigeants sont M. Patrick Bologna Rafiki et M. Dany Banza.  Deux partis portent la même dénomination « Convention des Démocrates Chrétiens (CDC) » et sont agréés sous le même arrêté n° 067/2009 du 12 janvier 2009. Leurs dirigeants sont M. Gilbert Kiakwama Kia Kiziki et M. Mokonda Bonza. Deux partis portent la même dénomination : « Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC) et les dirigeants sont M. Olivier Kamitatu et Katende Ndaya.

Beaucoup d’eau a coulé et certains estiment même que le Gouvernement a illégalement arraché la direction du parti « Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) » à M. Pierre Lumbi, pour la confier à M. François Rubota Masumbuko; et du parti « Notre Beau Pays (NBP) » à M. Tshibangu Kalala et confié M. Ambroise Kamukuny Mukinay. Et il a réglé les cas des partis : UNADEF de Christian Mwando Simba et UNAFEC de Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Des situations du reste déjà tranchées par le Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral, qui a confirmé les partis « Notre Beau Pays (NBP) » et « Mouvement Social pour le Renouveau (MSR) » à Ambroise Kamukuny et à Rubota, tout en demandant à Pierre Lumbi et au professeur Tshibangu Kalala de créer leurs propres partis politiques.

Ayant constaté de nombreuses incohérences et contradictions contenues dans ladite liste par rapport à l’Accord du 31 décembre 2016 et aux recommandations du CNSA, le CNSA s’engage à rechercher les corrections nécessaires. Il appelle les partis et regroupements politiques concernés ainsi que l’opinion politique au calme. C’est le sens d’un communiqué rendu public à l’issue de la séance-plénière extraordinaire d’hier lundi 14 mai 2018, sous la présidence de M. Joseph Olenghankoy, son président, pour prendre connaissance de la liste des partis et regroupements politiques publiée au Journal Officiel sous la signature du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité du Gouvernement d’union nationale issu de l’Accord du 31 décembre 2016.

Maintenant que le CNSA appelle au calme, sera-t-il écouté, au moment où il est constaté une certaine surchauffe au niveau des plates-formes défavorisées ? Quelle assurance, le CNSA lui-même écouté, au moment où le travail fait avec l’implication d’experts du ministère de l’Intérieur et Sécurité n’a pas été pris en compte ? Tout ceci, pendant que le temps était là, afin de faire un travail appréciable par tout le monde.

(JMNK)

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