Inaugurant hier les Etats généraux de la Justice: J. Kabila pour un nouveau départ de la justice

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* Le Chef de l’Etat a donné hier à l’Hôtel du Fleuve le coup d’envoi des Etats Généraux de la Justice. Pendant six jours, tous les opérateurs de ce secteur vont réfléchir autour du vœu du chef de l’Etat qui plaide pour un éveil des consciences en vue d’un nouveau départ de la justice, secteur tant décrié

* Quant au ministre de la Justice Thambwe Mwamba, il a souligné que le justiciable est largement insatisfait de la manière dont la justice est rendue. D’où, aux grands maux, dit-il, il faut envisager de grands remèdes. L’ambassadeur de l’UE Jean-Luc Dumond a promis l’appui au gouvernement congolais en partenariat avec la Société civile    

Le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila a donné hier le coup d’envoi des travaux des Etats généraux de la Justice congolaise, pour lesquels il a émis le vœu de réveiller les consciences d’un chacun pour un nouveau départ de la justice.

Conscient de l’état stagnant de la justice congolaise en dépit de multiples réformes subies avec l’appui de nombreux partenaires, Joseph Kabila est justement d’avis qu’il y a des avancées enregistrées. Cependant, l’important est le changement des mentalités. Ce changement, dit-il, concerne tous les citoyens et particulièrement tous ceux qui travaillent dans le secteur de la Justice. «  Ces acteurs doivent en toutes circonstances avoir un comportement exemplaire qui inspire confiance aux citoyens », a souligné le chef de l’Etat congolais, affirmant que c’est avec une profonde conviction qu’il a instruit au gouvernement d’organiser ces assises. Certes pour dire qu’il croit en l’avenir, et en l’essor du pays par une justice juste et équitable. Car, ne dit-on pas que la justice élève une nation ?

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, invité l’assistance à persévérer dans les efforts que les uns et les autres entreprennent en vue de redorer le blason de la justice, dont la mission première est de garantir l’égalité des citoyens devant la loi, d’assurer le respect des libertés individuelles, de promouvoir les droits fondamentaux. «  Puissent ces présentes assises réveiller les consciences d’un chacun, d’être un nouveau départ pour la marche de notre justice », a émis le chef de l’Etat, visiblement confiant aux présents travaux, qui devront sans doute aucun, débarrasser la justice congolaise des brebis égarées.

Les partenaires emboitent le pas

C’est un défi de taille que le Gouvernement congolais décide de relever, celui de donner une autre image de la justice congolaise. Ceci, sans peine de le dire, se fera avec l’appui des partenaires traditionnels qui, aux dires de l’ambassadeur de l’Union européenne en Rdc, Jean-Michel Dumond, se félicitent de la tenue de ces Etats généraux. Car, pour lui, ces assises traduisent la détermination du Gouvernement et du peuple congolais à bâtir un Etat fort et uni, un Etat de droit fondé sur la démocratie et le respect des droits de l’homme, un Etat à même d’assurer la paix et la stabilité. «  C’est pourquoi, nous avons répondu favorablement à la demande du ministère de la Justice d’appuyer l’organisation de ces Etats généraux », a avoué ce diplomate.

L’homme a ainsi affirmé que ces dernières années, un effort très important a été fourni par le ministre de la Justice et des Droits humains et par les deux chambres du Parlement pour doter le système judiciaire de la Rdc d’un appareil normatif et institutionnel conforme à la Constitution et aux engagements internationaux auxquels la Rdc a souscrit. Pour s’illustrer, il cite le nombre des textes fondamentaux élaborés, particulièrement le Code pénal et du Code de justice militaire, la promulgation des lois portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle et de la Cour de cassation, même si de nombreux chantiers demeurent.

Au regard justement de ces nombreux chantiers, le diplomate a rassuré les plus hautes hiérarchies de la Rdc, de leur soutien pour la poursuite de la réforme. « … les partenaires que je représente aujourd’hui, sont prêts à poursuivre leur appui aux autorités congolaises, en partenariat étroit avec la société civile, pour qu’elles puissent mettre en œuvre les engagements pris notamment au titre de l’accord d’Addis-Abeba », a fait savoir Jean-Luc Dumond, avant de plaider pour la mise en place d’une bonne coordination de tous les différents appuis qui viennent de multiples partenaires dans le secteur de la Justice.

Car, a-t-il laissé entendre, «  Notre objectif commun est d’améliorer la gouvernance judiciaire et de reconstruire le système judiciaire. Les actions, définies et conduites en partenariat avec les responsables congolais, se fondent sur une approche intégrée qui vise à restaurer l’autorité de l’Etat ».

 

Aux grands maux, de grands remèdes, plaide A. Thambwe Mwamba

Vingt ans après les derniers Etats généraux, tenus en 1996, le ministre congolais de la Justice et des Droits humains estime que le fossé est toujours profond. Le justiciable est largement insatisfait de la manière dont cette justice fonctionne et de la manière dont elle est rendue. D’où, la raison de la tenue de ces assises. Et parmi les grands remèdes susceptibles de ressusciter cette confiance tant recherchée entre la justice et le justiciable, le ministre a cité les missions et les thèmes assignés à ces Etats généraux qui, une fois bien creusés, par les participants, dont la plupart sont des experts en la justice, le vœu du Chef de l’Etat exprimé sur la justice verra jour et cette justice sera réellement équitable.

Plusieurs thèmes sont évoqués, dont notamment : l’indépendance de la Justice, l’organisation, compétence et procédure judiciaire, organisation des professions judiciaires et du personnel administratif et auxiliaires de justice, sécurité juridique des investissements, accès à la justice, administration pénitentiaire, planification, coordination, suivi des réformes et financement de la justice, lutte contre l’impunité.

«  Ces Etats généraux doivent également réfléchir sur la manière d’humaniser les conditions de détention dans nos prisons et autres centres de détention ». C’est le vœu qu’a émis le ministre, avant d’exhorter les participants à échanger en toute franchise et sans ambages, mais avec toute courtoisie nécessaire pour poser un véritable diagnostic sur l’état réel de la justice congolaise.

Le temps est à capitaliser

Le temps est réellement à capitaliser pour les conférenciers. Ils devront le prendre au sérieux afin d’accomplir le vœu exprimé par le chef de l’Etat devant le Congrès, celui de faire de la Rdc une terre inhospitalière pour les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. En d’autres termes, de ces Etats généraux doivent sortir des recommandations réfléchies, qui doivent être appliquées pour faire progresser la lutte contre l’impunité et non des recommandations qui vont mourir dans les tiroirs pour ne pas faire de ces assises une rencontre de trop. La volonté du chef est exprimée et tous ceux qui doivent se retrouver pour la mettre en musique, devront gagner le temps pour son exécution.

Voilà pourquoi, les 300 participants parmi lesquels on trouve les magistrats, les avocats, les administratifs de la Justice, les représentants de la société civile, … dont certains venus de Kinshasa et de l’arrière-pays et partenaires devront se pencher pendant les six jours des travaux, soit du 27 avril au 2 mai, à échanger, mieux à dialoguer en vue de dresser un bilan sur les réformes entreprises, d’envisager, le cas échéant de les réajuster ou d’en accélérer le rythme, afin d’aboutir à une justice qui protège et rassure le citoyen, lequel, a déploré le ministre TambweMwamba, a de plus en plus perdu toute confiance dans la justice.

(Yassa)

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