Impasse, terrorisme et intolérance politique: L’UDPS un mouroir des contradicteurs

par -
0 365
Une vue des co-fondateurs de l’UDPS au lendemain de la démocratisation de l’espace politique de l’ex Zaïre, en date du 24 avril 1990, dont certains décédés, d’autres se sont lassés de méthodes politiques empruntées par le parti. Ph/Pius Romain Rolland
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Décidément, au sein de l’UDPS, l’idéalisme d’une lutte non-violente semble se conjuguer au passé. Cette caractéristique qui a prévalu au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social depuis 1982, date de sa création, a connu plus de sympathisants, d’adhérents et plusieurs membres faisaient partir de cette grande formation, de par les objectifs assignés en son temps : concourir au suffrage universel, exercer le pouvoir pour le bien être de l’ensemble de la population. Fort de cette conviction qui animait en son temps le quatuor du directoire de l’Udps (Lihau Marcel Eboa, Frederick Kibasa Maliba, Vincent M’bwankiem Niaroliem et Etienne Tshisekedi) a attiré plus de cadres au sein de cette formation politique, la deuxième puissance en son temps, après le Mouvement Populaire de la Révolution, MPR

Aujourd’hui, l’UDPS non seulement est devenue une boutique familiale où les décisions unilatérales sont prises contre quiconque émettrait un point de vue contraire à celui du sphinx de Limete, le parti s’est écarté de sa lutte politique, lynchant par ailleurs ses cadres. Beaucoup en ont connu les pires : les cas de Docteur Mpongo Secrétaire Général du parti, successeur de Faustin Birindwa ; François Lusanga Ngiele, président honoraire du parti ; Freddy Kibasa Maliba, ancien président du parti, Bruno Mavungu, Mobake etc. Tous ont connu des agressions de leurs militants pour avoir émis un point de vue contraire à celui d’Etienne Tshisekedi.

Le parti ressemble à une femme prostituée qui ramasse sur son passage tout excité sexuel, sans tenir compte de son état sérologique, question de satisfaire son plaisir. Ainsi est devenu l’UDPS, avec à sa présidence Etienne Tshisekedi, seul maître à bord, manipulant et manipulé par ses alliés qui lui engraissent les poches de billets de banques.

Ainsi donc, le parti se substitue à une machine d’agression conte tout journaliste tendant à critiquer le parti et/ou son leader, pis encore émettre un point de vue contraire à la lutte du parti. On peut l’entendre dans certaines bouches « les jours où les combattants vont mettre la main sur toi, tu apprendras combien cela fait mal de critiquer le lider maximo de Limete…ne mets jamais tes pieds à Limete. Si les combattants tombent sur toi, tu seras écrasé », apprend-on de certains journalistes proches de l’UDPS. Ceci étant, l’UDPS présente un danger public au sein de la classe politique. N’admettant pas la contradiction, le parti et ses membres deviennent de plus en plus agressifs à tout celui qui contredit leurs adresses. Cet état de droit dont le parti se veut chantre n’est autre qu’un slogan de s’attirer de la sympathie. En réalité, les mobiles sont ailleurs. Les adversaires politiques abandonnent le terrain contradictoire d’idées politiques, se lancent sur le ring de boxe, appelant par ailleurs aux manifestations inciviques, la casse les biens publics et privés de l’Etat, incendiant, pillant et vandalisant au passage les résidences privées. Derrière les actions machiavéliques de l’UDPS se cachent la main des chancelleries occidentales qui n’attendent que l’embrasement du pays pour appliquer leur théorie de la Balkanisation. Donc, vouloir à tout prix manifester alors que l’autorité provinciale a prise des mesures d’interdiction de toute manifestation à caractère politique, c’est ouvrir la porte à l’ennemi qui ne se trouve qu’à quelque kilomètre de la porte de la destruction du Congo. De la même manière, la main-d’œuvre congolaise a servi à tuer Patrice Emery Lumumba par le Groupe dit de Binza, commissaires généraux ; M’Zéee Laurent Désiré Kabila, la même main est en passe de servir les théoriciens de la balkanisation à travers les manifestations interdites à caractère politique. Le faire, c’est enclencher la guerre entre l’autorité régalienne et la police nationale congolaise et un groupe des aigris politique. Sinon, la feuille de route de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine a jeté les bases de l’organisation des élections sur tous les échelons (Présidentielle, législatives nationales, législatives provinciales, et le locales). Au lieu de préparer les cocktails Molotov contre la République, les acteurs politiques doivent se préparer à affronter les élections nationales, malgré la date fixée, elles se tiendront. C’est le seul moyen de prouver à la face du monde de la popularité dont certains estiment détenir le monopole. La date du 19 décembre 2016 est une date qui ne fera jamais tomber le ciel sur la République Démocratique du Congo. Les Congolais ne sont pas prêts à laisser une telle ignominie de l’opposition se permettre de faire du 19 décembre 2016, une date fétiche. Rendez-vous le 20 décembre fait l’état de lieu de l’hécatombe politique. Il n’y aura rien. Les hommes passent, les institutions restent.

(Pius Romain Rolland )

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse