Il était une fois un chien qui gâcha son deuil

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En Afrique, les anciens faisaient usage des     contes et autres légendes pour véhiculer la sagesse aux jeunes. Ce langage a, de tout temps, fait la force du continent dans sa culture de l’oralité. Dans cet ordre d’idée, l’histoire du chien qui avait gâché son deuil, regorge encore de la potabilité pour édifier, de nos jours, ceux de nos frères et sœurs qui laissent s’échapper quelquefois d’heureuses opportunités. Ce sont ceux qui ne savent pas adopter une attitude conforme et l’humilité nécessaire, au moment où la communauté se mobilise pour venir à leur chevet.   

Il était une fois, un chien qui vivait avec son fils et son épouse au fond de la forêt du village Nselemamba, territoire de Kabongo dans le Haut-Lomami, au grand Katanga. Cette famille se nourrissait de l’agriculture et de la pêche de la rivière Lubangule, non loin du village Mwala wa Lenge, dans la chefferie de Kayamba. Le chien était intelligent, sage et fort. Il était connu de tous dans cette forêt. Ceux des villages environnants le connaissaient aussi bien de par ses qualités. Le chien et sa famille habitaient dans une case entourée des bambous. Une seule ouverture servait d’entrée et de sortie de sa parcelle.

Un jour, leur fils tomba malade. Les soins furent vains pour sa guérison. Malgré les efforts de ses parents, il finit par mourir pendant une nuit pluvieuse. Aux pleurs du chien et de son épouse, les voisins se rendirent compte du décès de leur fils. Naturellement, un deuil au village, ils se communiquèrent la nouvelle jusqu’à la rive droite de la rivière Lubangule. Ceux des villages voisins : Nkoba, Mombela, Kahako et Kidianga furent aussi informés. Chacun voulait aller compatir avec  «Monsieur » le chien et son épouse. A la levée du jour, les amis et connaissances les plus proches y partent en groupe, très attristés. Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte, ils frappèrent pour qu’on ouvre. Le chien et son épouse s’étaient approchés de la porte. Au lieu de leur ouvrir, ils s’étaient mis à aboyer très fortement. Très furieux, ils aboyaient sans cesse jusqu’à faire peur à ces derniers. A chaque bruit à la porte, ils aboyaient, aboyaient. Personne n’y entrait car les aboiements faisaient tellement peur. Restés debout devant les incessants aboiements, ils finirent par retourner chacun chez eux. Informés du comportement du chien et de son épouse, même ceux qui étaient en chemin, retournèrent carrément. Personne alors personne, n’avait osé y entrer. Les aboiements étaient forts et faisaient peur à tout le monde. Ainsi, ils avaient laissé le chien et son épouse pleurer et enterrer seuls leur fils.

(Joseph wa Kambwa, cp )

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