Dans une interview

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Médie Ilunga Kalambayi : « reconnaissons nos vraies  valeurs de femmes »

Le mois de mars, mois consacré à la gente féminine tire à sa fin et le  bilan pour cette année 2016 reste mitigé. Outre la lutte sur la parité consacrée dans la loi fondamentale, plusieurs questions sont soulevées pour accéder aux postes de responsabilité jusque-là, glanés par les hommes sur le plan politique.

Toutefois, en ce mois de mars 2016, quelles réalisations ont-elles pu faire ? Sur cette question, Médie Ilunga, épouse du pasteur Anaclet Kalambayi, responsable de l’église Communauté Chrétienne Ciel Ouvert donne  conseil aux femmes à  bannir les antivaleurs dans la société congolaise, puis elle les insiste à la réflexion. Dans ce jeu de question réponse, elle s’est ouverte au Journal L’Avenir

L’avenir : vous vous êtes présentée comme l’épouse du pasteur. Nos lecteurs voudraient savoir comment votre église encadre-t-elle les femmes et les jeunes filles ?

Médie Ilunga Kalambayi : Au sein de notre église, nous avons un département consacré spécialement aux femmes et aux jeunes filles. En plus, nous avons établi en son sein de sous-commissions avec les personnalités qui les anime des différents aspects chargés de leur formation, de leur encadrement d’une manière générale. Donc, les femmes sont bien encadrées au sein de notre église.

L’avenir : vous parlez de l’encadrement d’une manière générale. Généralement encadrer les femmes n’est pas chose aisée. Est-ce que  vous rencontrez des difficultés dans cette lourde tâche ?

Médie Ilunga Kalambayi : les difficultés y sont, mais c’est au niveau culturel qu’il faut beaucoup se pencher étant donné que les femmes qui viennent de différentes couches sociales ont été longtemps enferme sans éducation. De part nos enseignements,  nous essayons de réduire l’écart, de montrer à la femme sa vraie valeur ; c’est qu’elle représente réellement au sein de son foyer, pour la société. Il faut dire que cette tâche n’est pas du tout facile de faire la démarcation entre la femme d’hier et celle d’aujourd’hui. L’on signale par exemple que la femme d’hier était encrée plus à la tradition, une manière d’être chosifiée, mais avec beaucoup d’efforts nous essayons de la faire comprendre qu’elle doit être considérée, être respectée et qu’elle doit être capable de  donner le meilleur d’elle-même dans  ce qu’elle est en même de promouvoir la société par son importance.

L’avenir : Est-ce que l’importance de la femme c’est dans la parité ?

MIK : le mot parité est une valeur qui s’est introduite dans notre ère en ce qu’elle permet à l’homme et à la femme de recevoir le même traitement social, obtenir les mêmes intérêts. En ce qui me concerne, je ne trouve pas mal que la parité soit de mise, sinon son applicabilité divise souvent les personnes et dépend de chacun de nous.

L’avenir : Qui dit parité, dit égalité. Est-ce cette égalité est dans tous les domaines et aspects de la vie ?

MIK : la parité peut être appliquée dans d’autres domaine de la vie, mais pas dans le mariage. Il faut dire que dans le mariage, Dieu a établi l’ordre divin en ce que, l’homme est le maitre, le chef de la famille et cela n’est pas négociable. Ce que certaines femmes comprennent à tort et à travers que la parité signifie égalité même dans le foyer est une aberration. Je les exhorte à être de même avis que moi que l’homme est le guide et dans un marigot il ne peut pas y avoir deux crocodiles.  Ceci dit, il ne peut y avoir deux présidents qui gouvernent au même moment dans un même pays. Il y a toujours un président et son vice. Donc, dans le mariage il n’y a pas de parité, par conséquent sur le plan professionnel, là je suis tout à fait d’accord et à ce propos j’encourage les femmes de lutter efficacement puisque le traitement ne doit pas être disproportionné, mais pas dans le mariage

L’avenir : Aujourd’hui, la télévision a une très forte emprise sur les mœurs dans la société congolaise. La gente féminine d’aujourd’hui n’a plus d’égard à l’accoutrement.  Entant qu’épouse du pasteur avez-vous un point de vue  à formuler quant à ce ?

MIK: il est vrai que le medias, et la culture européenne sont aussi à la base de certains problèmes que nous rencontrons aujourd’hui mais je demande aux femmes surtout la femme congolaise de ne pas perdre sa dignité par des émissions que la télévision propose, car tout n’est pas utile et toute culture n’est pas bonne à copier.  Nous devons plutôt faire cet effort de  bannir tout ce qui dénote la négativité dans la tradition congolaise en particulier, puis africaine en générale.

L’avenir : nous sommes arrivées à la fin de notre entretien. Quel est le mot de la fin ?

MIK : je dirais aux femmes que  le mois de mars n’est pas forcément le mois dédié à acheter puis porter les pagnes. C’est le mois qui nous permet de nous remettre en cause, réfléchir sur notre apport dans la société, notre contribution dans la société.  Vous savez madame, par nos idées, nos valeurs, nos capacités, nous sommes en même de changer le monde d’une manière positive. Retient que la femme donne la vie. En étant capable de donner cette vie, nous en sommes  capables d’appeler à l’existence  des choses qui n’existent pas dans notre société. Reconnaissons nos vraies valeurs, en  réfléchissant nous pouvons changer ce monde.

(Djeria Muanza Kazadi/stagiaire Upn )   

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