Humanisme pragmatiste et auteur de « Les Bagnards »

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Simon Kiangani : « L’homme doit aider l’homme à atteindre une ascension morale »

Depuis 2010, les Etats d’Afrique ont majoritairement célébré l’an 50 de leur accession à la souveraineté nationale. De tout le temps parcouru, les discours des peuples, de la société civile et ceux des politiques ont inclus, tel un leitmotiv, des concepts qui consolent leur intelligence. C’est le cas de la libération, de la lutte contre la pauvreté, de la démocratie et surtout du développement. Simon Kiangani Loti (voir photo) est l’auteur du roman intitulé : « Les Bagnards ». Il invite les Africains à l’effort, pour envisager le bout du tunnel. Car, insiste-t-il, les Africains ne devront guère se leurrer de subir le développement ; par le travail, la mobilisation et un effort d’organisation, ils pourront atteindre un certain nombre d’objectifs dans ce sens », a-t-il relevé. Et d’insister : « Je demande à l’homme de servir l’humanité pour l’avènement d’un monde où le seul devoir consistera à servir. Un monde où nous vivrons tous dans une espèce d’ataraxie sociale, c’est-à-dire dans l’apaisement de nos conflits inutiles. Et pour y parvenir, l’homme doit aider l’homme à atteindre une ascension morale », a-t-il appuyé.

Quand l’auteur se dévoile humaniste pragmatiste

Après « Un deuil sans fin », Simon Kiangani Loti a mis sur le marché du livre le roman intitulé : « Les Bagnards », aux éditions Ecolos à Kinshasa. Le sénateur Sebakunzi s’est fait l’honneur, au mois de mai 2014, de baptiser le roman, à l’occasion d’une matinée prévue à cet effet, dans la bibliothèque du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, CWB/K. C’était sous la modération du Professeur Loki. Dans cette œuvre, l’auteur jette un regard dépouillé de complaisance sur la société, et cette façon de procéder le rapproche d’autres grands, à l’instar du Congolais (de Brazzaville) Henri Lopes et du Nigérian Wole Soyinka. Il appelle donc les Africains au pragmatisme, pour le pari du développement.  

En ma qualité d’écrivain, j’aimerais que vous sachiez que mon œuvre n’est pas gratuite. C’est une action qui poursuit une visée artistique bien précise : l’humanisme pragmatique. J’accuse l’homme pour l’amener à redevenir l’homme. Je m’attaque à l’homme pour l’inciter à penser à l’homme.

L’œuvre relève d’une métaphore, mieux d’une parabole comportant tous les aspects cognitifs ou communicatifs, dans laquelle l’écrivain sort de ses gants : « Dans ce texte, les vrais bagnards, c’est les intellectuels. C’est de vous que je me plains, je vous peins renégats, inhumains, irresponsables, inféconds, égoïstes, gaspilleurs, paillards, bref des antihéros. A quoi sert tout votre héritage scientifique si ce n’est pas pour transformer la société, servir et promouvoir l’homme ? A quoi il sert d’accumuler des connaissances si celles-ci ne conduisent qu’à un cul ? Mon œuvre vous dit prisonniers ! Sortez donc de cette prison et vous serez véritablement des hommes pour les hommes avec les hommes et parmi les hommes.

« Là où il y a la vie, il y a la lutte (…) », a rappelé le présentateur

Le professeur Loki a présenté l’auteur, précisant que l’œuvre était une dédicace du père au fils.

Simon Kiangani Loti, philosophe et écrivain congolais. Il est licencié en lettres françaises modernes et doctorant du 3ème cycle en lettres et civilisations françaises. Père de famille, il a déjà publié un roman “Un deuil sans fin” aux éditions L’Harmattan/Afrique et, dans sa réserve, trois autres inédits.

Le roman est dédié à son Fils ainé Hélios qu’il exhorte, en lui signifiant d’une manière fondamentale que “Là où il y a la vie, il y a la lutte.” Une lutte sous plusieurs formes, dans plusieurs dimensions à savoir sur les plans diatopique (style), diastratisque (couches sociales) et diphasiques (phases – étapes). Cette exhortation : c’est pour qu’Hélios, s’assume, sache s’assumer pour honorer ses parents, bref honorer la famille. « Là où il y a la vie, il y a la lutte ». Vie et lutte, c’est bien cela la matière, la substance même de l’ouvrage. Un ouvrage comprenant cinq(5) parties. Ce roman retrace la vie d’un peuple, les efforts d’un peuple qui lutte, qui tente de se libérer, se libérer parce qu’on n’est pas libre, parce qu’on est en prison, l’on est prisonniers – Voilà le titre révélateur “Les Bagnards”. Le peuple est en prison.

Dans l’ouvrage, il y a des personnes en prison pour avoir fait ceci ou cela. Prenons le cas de Tarzan ou celui de Panacée (deux personnages parmi d’autres. Mais le peuple dans l’ensemble, se voit aussi être en prison parce qu’il est frappé par l’ignorance, la dictature, l’injustice, la déconsidération (l’humiliation). Ce peuple qui est en face de ses dirigeants dont les attitudes sont inhumaines à savoir l’irresponsabilité, le règlement des comptes, la violence, bref, imaginez toutes les décharges de la dictature.

(Payne )

 

 

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