Hôpital du cinquantenaire : Les grévistes congolais menacent de radicaliser le mouvement !

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Une vue de l' hôpital du cinquantenaire, à Kinshasa. Ph.tiers
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Les assurances et promesses du ministre de la fonction publique assumant l’ intérim de son collègue de la santé, en vacances, n’ont pas suffi pour convaincre les grévistes à renoncer à leur action syndicale. A l’hôpital du cinquantenaire, plus les jours passent, plus le ton se durcit. Mécontent, le corps médical d’origine congolaise observe depuis bientôt une semaine, une grève perlée. Un arrêt de travail avec service minimum et dont la radicalisation ne plus l’ombre d’ un quelconque doute.

«Nous sommes soumis tous à une sous-traitance, du médecin à un agent inferieur. Ce qui n’existe dans aucun hôpital. Et puis le soi-disant sous-traitant n’est même pas connu. On vient de licencier une centaine d’agents et le processus de licenciement est déjà en cours », assène un gréviste irrité.

Mardi, l’affaire s’ est exportée à la fonction publique ou le ministre Pascal Usumbishi Mwapu, a reçu en audience, une délégation de grévistes porteuse d’un cahier de charges reprenant leurs principales revendications socio-professionnelles. Dans cet établissement hospitalier, le personnel congolais privé de la pause travaille comme des robots. Des conditions à la limite de l’humainement supportable qui ont poussé les « victimes » à crier leur colère. Par cette action, les grévistes veulent attirer l’attention de l’ autorité sur le mauvais traitement dont ils font l’objet de la part du gestionnaire Indien qui, à en croire les protestataires, n’ a aucun respect pour le code du travail. La liste des chefs d’accusations mis à sa charge est longue et infinie. Le ministre Usumbishi a appelé les grévistes au calme et promis de s’investir pour qu’une solution durable soit trouvée entre les deux parties.

«Comme c’est un conflit qui oppose les employés et les employeurs, le ministre va poursuive les consultations avec la partie qui gère l’hôpital. Et après les deux parties seront réunies dans l’objectif d’envisager une solution», a indiqué   Felix Momat, conseiller principal du ministre de la santé interrogé par Radio Okapi.

Impatients, les grévistes menacent de déclencher une grève sèche et illimitée. Tant que nos revendications n’auront pas trouvé gain de cause, la suspension du mouvement n’ est pas envisageable, confie une gréviste.

Jean Pierre KAYEMBE

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