Hier dans le jardin des Premiers: Matata baptise la « Revue congolaise de politique économique »

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Produite par le staff de la Primature et ouverte à tous, « la Revue congolaise de politique économique » a été portée hier sur les fonts baptismaux par le Premier ministre Matata Ponyo, dans le jardin des Premiers, en présence des membres du Gouvernement, le corps diplomatique et le monde académique et scientifique. Le défi qui se présente à nous tous, en ce début de 21è siècle, souligne le chef du Gouvernement, est celui du développement de nos nations. C’est là toute la quintessence de cette initiative qui découle de la volonté du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, de faire de la Rd Congo un trait d’union du développement entre le nord et le sud de notre continent.

« Je souhaite longue vie à cette revue. Qu’elle aide à la conception et la mise en œuvre des politiques économiques en RDC, et pourquoi pas dans d’autres pays du monde. Mon souhait ardent serait qu’elle puisse nourrir la réflexion sur les questions de développement économique de notre pays et qu’elle serve aux étudiants, chercheurs en économie et aux décideurs », a ainsi prononcé Matata Ponyo lors du vernissage.

Mais avant d’y arriver, la parole a été donnée au Directeur de cabinet, M. José Sele, qui a expliqué que la revue est une initiative personnelle du Premier ministre, matérialisée par les experts de la Primature. Pour lui, le développement n’est pas le fruit d’une génération spontanée, mais il doit être réfléchi sur base des connaissances théoriques. C’est ainsi qu’elle se veut une plate-forme de réflexion qui va offrir un creuset pour le développement économique, mais aussi offrir l’opportunité de porter un regard critique de manière à avancer vers le développement.

La Rdc remplit les conditions de la résilience de premier ordre

Le deuxième intervenant, qui n’est autre que le Directeur de cabinet adjoint de Matata Ponyo, Vincent Ngonga, s’est exercé à définir les deux mots clé de la revue, que sont la vulnérabilité et la résilience. Selon lui, la vulnérabilité s’entend comme un ensemble des conditions qui prédisposent une économie à la crise. Tandis que la résilience est la meilleure façon de mitiger le risque. Il a par la suite soutenu que deux conditions fondent la résilience : une condition de court et plus ou moins moyen terme, considérée comme nécessaire, savoir la stabilisation macroéconomique. Dans ce cas, il est question de résilience de premier ordre ; une condition de moyen et long terme, considérée comme suffisante, à savoir la transformation économique. Dans ce cas, il est question de résilience de second ordre.

Mais quel est l’état de la résilience de l’économie congolaise ? A en croire Vincent Ngonga, l’année 2009 marquée par la crise financière, a été un choc négatif de grande ampleur pour toutes les économies. Certaines sont entrées en récession, en d’autres termes dans un processus de baisse cumulative du niveau de leur production. D’autres ont été confrontées à un ralentissement de leur croissance des activités. Tel est le cas de la Rdc.

D’une moyenne de 6,1% entre 2004 et 2008, la croissance de l’activité est passée à 2,8% en 2009. Elle va rebondir entre 2010 et 2014, se situant à une moyenne de 7,8% l’an. L’économie congolaise fait mieux que résister, elle rebondit et progresse. Ces évolutions favorables ont été aussi observées au plan de l’inflation, de l’investissement, de la pression fiscale et de la position extérieure. La Rdc remplit actuellement les conditions de la résilience de premier ordre. Elle est au début de la réalisation des conditions de second ordre avec les politiques sectorielles et les réformes qu’entreprend actuellement le Gouvernement.

Trait d’union entre la science académique et les politiques publiques

Avant que la parole ne soit donnée au Premier ministre, il a été demandé au Professeur Tshunza Mbiye de faire son témoignage sur le Premier ministre et la revue. Il a insisté sur la soiffe de la recherche qui a toujours animé Matata Ponyo, tout en constatant que la recherche patine, et est frappée par l’esprit de mort. Il a terminé par dire qu’il n’y a pas de développement d’un pays sans la recherche.

Il sied de souligner que la particularité de cette revue scientifique produite par le staff de la Primature est qu’elle se veut être un trait d’union entre la science académique et les politiques publiques. L’ambition de cette initiative est d’offrir un cadre d’échanges qui puissent découler de l’interaction entre les théories économiques et les contraintes de la mise en œuvre des politiques publiques pour le développement. Il s’agit là d’un terrain en friche qui ne demande qu’à être exploité pour exprimer tout le potentiel scientifique enfoui dans la classe des acteurs scientifiques, politiques, économiques et sociaux de notre pays.

Dans une dialectique de « thèse-antithèse-synthèse », indique le Premier ministre, l’aspiration portée par cette initiative est de nourrir les politiques publiques des postulats acquis dans la sphère académique, de tester ces dernières à l’épreuve des réalités sociopolitiques ou économiques, et enfin de revenir avec des paradigmes alimentés par les expériences, voire les expérimentations vécues par ceux-là qui ont la charge de la gestion de la cité, chacun dans son domaine.

Il s’agit aussi d’examiner scientifiquement la mise en œuvre des différentes réformes qui sous-tendent la politique économique de notre pays. Comment les réformes sont-elles pensées, élaborées et mises en œuvre ? Quelles sont les résistances rencontrées à cet effet ? Quels sont les risques encourus et les résultats obtenus ? Ainsi la revue participe de la recherche appliquée.

Voilà pourquoi Matata Ponyo pense que le défi qui se présente à nous tous, en ce début de 21è siècle, est celui du développement de nos nations. C’est là toute la quintessence de cette initiative qui découle de la volonté du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, de faire de noter pays un trait d’union du développement entre le nord et le sud de notre continent.

Il s’agit en définitive de générer des rendements croissants, par un processus cumulatif des connaissances, à l’effet de formuler une ou des alternatives à la trajectoire du développement. D’où l’intérêt de lancer une plateforme de réflexions profondes, au-delà de toute idéologie politique ou d’appartenance aux grands courants de l’économie.

Cette initiative se veut donc de répondre à la nécessité d’engager une dynamique de réflexions prospectives sur les choix de la stratégie nationale de développement. Ces choix doivent être mûris en toute honnêteté intellectuelle. Ils devraient, de ce fait, être susceptibles de fédérer les acteurs politiques, économiques et sociaux, en vue de favoriser la capitalisation durable des opportunités pour l’émergence et le développement de la République Démocratique du Congo.

(Jean-Marie Nkambua)

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