Hier au Palais du peuple/ Ouverture de la première session ordinaire du Conseil économique sociale

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La première session ordinaire du Conseil économique et social d’avril 2015 s’est ouverte depuis hier jeudi 7 mai 2015, au Palais du peuple. Une première en République Démocratique du Congo, un événement à la hauteur de sa taille, puisque essentiellement budgétaire et devra comprendre la formation des commissions permanentes du Conseil économique et social. Ce dernier tient à l’amélioration qualitative et quantitative du vécu quotidien du peuple congolais. Telle est la raison d’être de cet organe d’appui au gouvernement de la République qui va travailler dans l’équilibre entre l’économie et le social.

Dans son discours d’ouverture, le Président de cette institution économique et sociale, après avoir souhaité la bienvenue aux invités tant du Parlement que du Gouvernement, aussi bien du corps judiciaire tant civil que militaire, a précisé que la création du Conseil économique et social constitue un long processus dont le démarrage effectif de ses activités fait l’objet de cette cérémonie.

Il a par ce fait rappelé que la loi fondamentale du 19 mai 1960, en son titre IV dénommé organes auxiliaires, a prévu dans sa section 1, article 204, traitant des Conseils économiques et sociaux, ce qui suit les Conseils visés par le présent titre sont le Conseil général et provincial de l’économie, le conseil supérieur du travail, le conseil supérieur de l’enseignement, organisés par la législation en vigueur.

Il a rappelé aussi la Constitution du 01 août 164, dite de Luluabourg en ses articles 131 à 135, qui prévoyait la mise en place des conseils économiques sociaux, puis l’Ordonnance n°89-029 du 26 janvier 1989 portant création d’un Conseil Consultatif Permanent pour le développement, en sigle CCPD, pour aboutir à ce qu’il qualifie d’un honneur et un agréable devoir de rendre hommage mérité au Président de la République, Joseph Kabila Kabange, pour avoir matérialisé par la promulgation de la loi n°13/027 du 30 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement du Conseil économique et social, cette volonté longtemps réitérée, et toujours demeurée inopérante. « Par cette promulgation et la signature de l’ordonnance n° 14/065 du 20 septembre 2014 portant investiture des membres du Conseil, Joseph Kabila Kabange a rendu fonctionnel le Conseil économique et social », a dit le Président du Conseil, Patrice Ezaty Meriko, en guise de félicitation au Chef de l’Etat.

L’importance et mission du Conseil économique et social

Le CES est une Assemblée consultative composée des catégories des personnes œuvrant dans tous les domaines de la vie nationale et ayant une expérience avérée dans les domaines économiques et social. Il s’agit des personnes représentant les organisations professionnelles d’employeurs, a dit le Président du CES. Il a par ailleurs signifié que les organisations professionnelles de travailleurs, les organisations non gouvernementales pour le développement et la protection de l’environnement, les confessions religieuses, les ordres, associations et corporations professionnelles, les associations de femmes, les autorités traditionnelles et coutumières…puis la diaspora congolaise et les 25 provinces , ainsi que la ville de Kinshasa font partie de cette institution économique.

En outre, la mission du Conseil économique et social est de donner des avis consultatifs sur les questions économiques et sociales lui soumises par le Président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat et le Gouvernement. « Il peut de sa propre initiative formuler des avis sur les mêmes questions et peut également appeler l’attention du gouvernement et des provinces sur les réformes qui lui paraissent de nature à favoriser le développement économique et social du pays. Il peut être saisi par voie de pétition et a de ce fait la responsabilité de promouvoir le dialogue entre les principaux acteurs économiques et sociaux du pays en vue de permettre la confrontation des analyses et des expériences », a fait entendre le Président du CES.

Il faut dire, que le Chef de l’Etat, soucieux de remettre le peuple congolais au centre de l’action économique et social du Gouvernement, a, à plus d’une occasion, ouvertement manifesté son désir ardent de voir les performances remarquables de l’économie congolaise en termes de taux de croissance, se répercuter positivement sur le vécu quotidien du plus petit citoyen congolais.

La compétence du Conseil économique et social

Partant de sa mission, le Conseil économique et social, aux termes de l’article 7 de son règlement intérieur, est compétent entre autres matières notamment analyser la conjoncture économique et sociale du pays, assurer le suivi des politiques économiques et sociales internationale, nationale, provinciales, évaluer leurs répercussions sur la vie des congolais, contribuer à l’information des citoyens sur l’évolution de la situation économique et sociale, donner son avis sur les orientations générales de l’économie, formuler des propositions dans les divers domaines économiques et sociaux, favoriser la coopération à l’élaboration d’une charte sociale, publier un rapport annuel sur la situation économique et sociale, collecter et constituer une banque des données sur la situation économique et sociale, réaliser des études et recherches dans le domaine relevant de l’exercice de ses attributions.

Par ailleurs, le Conseil économique et social statue par voie d’avis consultatif avec ou sans rapport, et il conseille ou demande au Président de la République, au Parlement et au Gouvernement d’agir ou de ne pas agir dans un sens donné sur une matière déterminée.

Les commissions du CES

le Conseil économique et social, pour plus d’efficacité fonctionne avec des commissions permanentes chargées d’examiner les questions relevant de leurs attributions telles la commission économique et financière, la commission agriculture et développement rural, la commission santé, affaires sociales et culturelles, la commission environnement et ressources naturelles, la commission infrastructures et aménagement du territoire, la commission éducation , formation et emploi, et la commission relations extérieurs, intégrations (nationales et régionales), questions juridiques et administratives. A l’instar de deux chambres législatives, le Conseil économique et social est doté d’un secrétariat général composé d’une questure, d’un greffe et d’un bureau d’études.

C’est à juste titre que son président a dit que le Conseil économique et social entre en activité au moment où la situation de la RD Congo est caractérisée par un processus de pacification du territoire national, et de stabilisation macroéconomique pour la relance du développement socio-économique. « Concernant particulièrement la situation économique, il convient de mettre en évidence les efforts réalisées par le Gouvernement de la République qui ont fait reculer l’hyperinflation de triste mémoire, et ont fait remonter l’économie vers des indices enviables. La stabilité du taux de change est devenue une réalité depuis quelques années », a reconnu Patrice Ezaty Meriko.

Et d’ajouter que le CES dont la dénomination indique l’équilibre indispensable entre l’économie et le social, les performances économiques réalisées par le pays paraissent en déséquilibre vis-à-vis du social.

Par conséquent, le CES souhaite une croissance inclusive qui puisse concerner tous les secteurs de l’économie nationale, non seulement ceux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi ceux qui sont installés dans les coins et recoins du pays. Il s’agit entre autre de l’agriculture, des activités artisanales, des PME, de la petite et la grande manufacture. C’est alors, affirme le Président Patrice Ezaty Meriko que la croissance congolaise pourra à terme devenir multipolaire, à même de résister aux chocs externes provenant des variations des prix des matières premières sur les marchés internationaux.

En conclusion, il a paraphrasé l’un des pères de l’indépendance, le sénateur Mario Philipe Losembe, qui déclarait le 30 juin 1960, « Réussir est le seul défi qui justifie notre indépendance », puis d’ajouter que réussir est le seul défi qui justifie l’existence du Conseil économique et social. Pour permettre au CES de prendre sa place aux côtés d’autres institutions.  il est nécessaire que la culture de la consultance entre dans le processus décisionnel des responsables, et que ceux-ci après coup, sachant mettre en application les recommandations des avis consultatif, étant entendu que sauf auto-saisine du Conseil, les destinataires seront eux-mêmes à la base de la demande des avis consultatifs qui seront émis.

(Pius Romain Rolland)

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