Evariste Boshab donne des orientations aux présidents des Assemblées provinciales provisoires

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Evariste Boshab donne des orientations aux présidents des Assemblées provinciales provisoires

Des rumeurs les plus folles ont fait état de la prétendue séquestration des présidents des bureaux provisoires et leurs rapporteurs des Assemblées provinciales des nouvelles provinces. Elles ont traversé les salons et percé les oreilles de la population, depuis leur arrivée à Kinshasa, la semaine dernière.

21 Assemblées provinciales, soit 63 personnalités provinciales ont été invitées par le patron de la territoriale, question de retracer les nouvelles orientations dans le fonctionnement des bureaux définitifs des nouvelles provinces. Après leur installation, les nouvelles provinces devraient passer à l’étape d’élire les bureaux des nouvelles Assemblées provinciales, pourtant les choses ne semblaient pas aller dans le sens prévu par le Gouvernement central, soit un peu du désordre constaté. C’est ainsi que le Vice-Premier ministre, ministre en charge de l’Intérieur les a convié tous à Kinshasa pour une rencontre de recadrage.

Hier par ailleurs, la rencontre de l’hôtel Venus a coupé court à ces folles rumeurs car, Evariste Boshab a conféré avec ces élus provinciaux.

Prenant la parole, le Vice-Premier ministre qui s’adressait aux membres des bureaux provisoires des Assemblées provinciales et leurs rapporteurs a dit en ces termes : « Nous avons eu certes des séances de travail avec tous les présidents, il était question pour nous de vous briffer sur la nouvelle gouvernance, étant entendu que vous êtes les premières autorités à avoir été installées dans les nouvelles provinces. La question majeure posée était de ne pas confondre la rapidité avec la précipitation car, dans certaines provinces, on a déjà procédé à l’installation des bureaux définitifs, alors que d’autres formalités doivent être remplies », a-t-il dit.

Etant donné que ce processus d’installation des nouvelles provinces exigeait une concordance des vues entre les autorités des Assemblées provinciales et le Gouvernement, telle est la raison pour laquelle on a fait appel à elle, pour que les différents services puissent faire un briefing en rapport avec les priorités de la nouvelle gouvernance. « Etant entendu ce temps que vous aviez été mis à l’écart de nos Assemblées, ce temps a permis aux uns et aux autres de réfléchir sur les priorités, sur ce que nous voulons en réalité ; sur ce qu’il faille entendre par cette nouvelle administration de proximité. Et ceci a permis qu’un temps de recul soit observé pour que les ardeurs des uns et des autres reviennent finalement à la réalité », a-t-il précisé.

Le Constat

Dans certaines provinces, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a constaté qu’au lieu du rôle classique et/ou essentiel de l’Assemblée provinciale, celui de pouvoir légiférer, dans certaines nouvelles provinces, il y avait confusion entre le rôle de l’Assemblée provinciale et celui de l’exécutif provincial, lorsque les députés provinciaux se sont illustrés à demander qu’on ne paie plus les taxes et impôts devant les Régies financières ; puis de demander au CDU qui prépare l’installation des nouvelles provinces de venir s’expliquer devant les élus, dans un bureau provisoire. Ceci a amené le Gouvernement à constater qu’il y a eu précipitation et danger, que le processus voulu ensemble par le peuple congolais à travers ses élus puisse dérailler. « Processus voulu ensemble, et je l’ai toujours dit avec force, ce n’est ni le président de la République, ni le Gouvernement actuel qui ont voulu que nous passions de 11 à 26 provinces. C’est la Constitution elle-même. Raison pour laquelle lorsqu’on parle du découpage, nous nous inscrivons en faux, nous disons qu’il s’agit d’une réforme administrative voulue par tous les Congolais parce qu’inscrite dans la Constitution. Tous ce que nous avons pu faire, c’est d’appliquer la disposition constitutionnelle qui institue cette réforme administrative », affirme-t-il.

Pour Evariste Boshab, ce temps était nécessaire, parce que n’empêchant pas aux autorités provinciales de travailler. Par contre, c’était pour éviter toute précipitation car, l’action était devenue incontrôlable, pas toutes les Assemblées où certaines choses se passaient dans les normes, corrige-t-il. Il a par conséquent fait mention de la nouvelle province du Bas Uélé qui n’a pas attendu d’examiner la conformité du Règlement à la Constitution, a procédé directement à l’élection du bureau définitif, ce qui a contraint le Gouvernement à faire venir tous les responsables des bureaux provisoires et leurs rapporteurs à Kinshasa pour éviter dérapage et déraillement.

« C’est pour cette raison que nous vous avons demandé de venir ici, qu’ensemble nous ayons un temps de réflexion pour que ce processus que nous avons tous voulu puisse arriver à bon port. Nous y tenons, et le président de la République y tient car, parmi les maux qu’on a pu déceler dans le fonctionnement de nos institutions, il y a cette très longue distance entre les administrés et les administrants, on se dit si l’on redimensionne les provinces tel que voulu par le constituant, que les provinces deviennent des provinces à visage humain ; dimension acceptable peut être qu’on va pouvoir s’approcher des administrés », a-t-il exhorté.

Des présidents des Assemblées provinciales s’expriment

A cette rencontre, des présidents des Assemblées provinciales et le Vice-Premier ministre en charge de  l’Intérieur, plusieurs propositions ont été enregistrées venant des autorités provinciales. L’on note celle de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, doyen des présidents des Assemblées. « Si le train doit rouler à la même vitesse dans l’ensemble de la République, nous voudrions partir d’ici avec un programme clair en terme des dates, parce que nous avons de différents règlements intérieurs », a-t-il fait mention.

Quant à Evariste Boshab, au sortir de cette rencontre, il s’est exprimé en ces termes par rapport aux rumeurs prétextant la prise en otage les autorités provinciales : « Dans le fonctionnement normal des institutions, surtout s’agissant de nouvelles provinces, il était important que nous puissions rencontrer ces présidents de tous les bureaux provisoires pour que nous nous mettions d’accord sur le rythme, sur les matières étant donné que par ci par là on a constaté une sorte de précipitation. Mais dire qu’ils ont été pris en otage, Non ! Ils sont libres, et l’Assemblée par définition est une institution délibérative, il n’est pas question de leur imposer quoi que ce soit, plutôt de nous mettre d’accord sur les fondamentaux, car il va de l’intérêt de nous tous, aussi bien des présidents des bureaux provisoires que du Gouvernement central pour que tout aille pour le mieux », a dit le patron de la territoriale.

(Pius Romain Rolland)

 

 

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