Henry Thomas Lokondo : « l’enterrement d’abord, le reste après »

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Face aux différentes questions de l’heure en République Démocratique du Congo, notamment celles liées aux obsèques du président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), Etienne Tshisekedi wa Mulumba décédé le 1er février en Belgique, le député national et membre de la Majorité Présidentielle, Henry-Thomas Lokondo Yoka, ne veut pas que l’on puisse combiner la tension politique aux coutumes congolaises relatives aux obsèques d’un si grand homme politique de la RDC. Sur ce, il appelle les acteurs politiques, de la Majorité Présidentielle comme de l’Opposition Politique à l’apaisement. Il a réagi au micro de votre journal et livre ici sa position quant à ce.

L’Avenir : La famille d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba était devant la presse à Bruxelles. Elle propose certaines conditions pour le rapatriement du corps à Kinshasa. Qu’en dites-vous ?

Henry Thomas Lokondo : Pour ce qui concerne les conditions posées par la famille politique du président Etienne Tshisekedi, de voir l’accord être exécuté d’abord avant le retour de sa dépouille mortelle, particulièrement la mise en place préalable d’un nouveau gouvernement. Moi je crois qu’il ne faut pas combiner la tension politique actuelle avec nos coutumes relatives aux obsèques.

Vous êtes député national de la Majorité Présidentielle, quelle peut être votre position pour calmer la tension ?

Je propose qu’on puisse couper la poire en deux. Pour dire, que le Premier ministre actuel démissionne. Ce qui va donner des indications précises à la suite des événements, et aussi que le principe de la présentation d’un seul candidat par le Rassemblement soit acté. Et cela conformément à l’accord qui, à mon sens, est clair à ce sujet. Aussi, le nouveau gouvernement soit mis en place après les obsèques du président Tshisekedi, puisque cela prendra du temps. Je crois que là on va satisfaire tout le monde.

Et selon l’accord du 31 décembre, le Rassemblement doit présenter trois à cinq noms du candidat Premier ministre au Chef de l’Etat. Qu’en dites-vous ?

Pour ce qui concerne la présentation de plusieurs noms au Président de la République pour que ce dernier puisse voir le nom du Premier ministre qu’il devra nommer, je crois que c’est politiquement un faux débat. Ceci, parce que même sur le plan de droit, en temps normalement et contrairement à ce que j’entends, l’article 78 de la Constitution qui dit que le Premier ministre est présenté par la Majorité Parlementaire ne donne pas au Président de la République, le pouvoir discrétionnaire pour nommer le Premier ministre issu de la Majorité, qui a d’ailleurs les élections législatives. En lui exigeant la présentation de plusieurs noms comme s’il s’agissait d’un choix sur le candidat. Il faut dire que dans notre Constitution, cette fonction du pouvoir discrétionnaire n’existe pas. Dont l’esprit et la lettre de l’article 78 de la Constitution veut que le Président ait une compétence liée. Il est obligé de nommer la personne lui présentée par la Majorité qui a gagné les élections.

L’article 78 de la Constitution de la RDC accorde au président de la République le pouvoir discrétionnaire de nommer le premier ministre ou de refuser le nom d’un candidat lui présenté. Quel est votre avis à ce sujet ?

Le président de la République a aussi le pouvoir, conformément à une règle non écrite, mais universellement admise, de rétorquer le nom du Premier ministre qui lui est présenté. Ce, en motivant suffisamment son refus. Il faut avoir l’esprit ici que pour le cas de la RDC, il s’agit d’un accord politique. Et moi je crois que pour la paix et la tranquillité, il est sage de se réserver des exégèses et d’autres interprétations extensives de la Constitution, dont les conséquences négatives vont toujours tomber sur le chef de l’Etat. Et ce, innocemment.

(Judith Ebondo)

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