Hausse de prix des cartes prépayées et données internet: Thomas Luhaka interpelle l’ARPTC

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Dans une correspondance, le ministre des PT-NTIC affirme qu’il revient à l’Autorité de régulation de définir les principes de tarification des services publics des postes et télécommunications. Cela, conformément à l’article 8 de la loi cadre n°013/2002 du 16 octobre 2002, portant création de cet établissement public. Thomas Luhaka, ministre de tutelle recommande à l’ARPTC de mener une enquête sur cette hausse brusque qui  frise une pratique d’entente entre operateurs.

« Je peux rassurer tout le monde: cette hausse des prix ne vient pas de mon ministère et il n’y a pas d’agenda politique. Parce que j’entends maintenant des spéculations comme quoi l‘on veut augmenter les prix pour empêcher les gens d’utiliser l’Internet’», s’est justifié le ministre des Postes, Téléphones et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, PT-NTIC, Thomas Luhaka.
Dans cette même correspondance adressée à l’ARPTC, organe qui définit les principes de tarification des services des télécoms, le vice-Premier ministre, ministre des PT-NTIC rappelle que les décisions de cet organe datant de 2015, n’ont pas réglementé les prix des services Internet et SMS.

Actuellement, le prix de connexion a été multiplié par cinq, auprès de certains opérateurs de télécoms. Une carte prépayée de recharge de téléphone cellulaire sur le marché kinois est passé de 1.000 à 1.200 Fc, pour une carte de 100 unités. La même proportion est appliquée sur les autres cartes de 50 et 500 unités. Pas tout, les Kinois qui activaient 100 unités pour bénéficier de 80 mégabytes pour deux jours ou trois jours, n’en peuvent utiliser désormais que pour quelques heures seulement. Face à ce problème, la population ne sait à quel saint se vouer.

« L’Internet a l’accès libre en République démocratique du Congo et le Gouvernement n’a pas demandé qu’on augmente le prix de l’internet », insiste Thomas Luhaka. Le ministre des PT-NTIC accuse l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications au Congo (ARPTC).

Ce qui pousse une certaine opinion à affirmer que l’ARPTC devrait jouer le jeu et maîtriser la situation au profit du contribuable congolais. Mais apparemment, cette autorité de régulation ne semble pas recourir à son pouvoir pour ramener les sociétés de communication à l’ordre, conformément au vœu du Gouvernement.

Deux décideurs en tiraillement

L’on se souviendra que l’Exécutif, par le biais de son ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication avait expliqué que la fixation de ces nouveaux tarifs entre dans le cadre d’un consensus établi le 19 décembre dernier, entre les principaux opérateurs du pays.

D’après l’ARPTC, le but de cet accord est de mettre fin aux conflits des prix, en fixant des prix plancher. A travers sa décision 001/ARPTC/CLG/2015 du 02 février 2015, le régulateur a homologué les nouveaux montants.

Les efforts du Gouvernement ne se sont pas limités là. Le cabinet de Thomas Luhaka avait dernièrement rappelé à l’ARPTC qu’une augmentation sensible des prix des services des télécommunications, particulièrement ceux de l’internet, est pratiquée par l’ensemble des opérateurs de télécoms.

Dans cette lettre, le ministère des PT-NTIC avait constaté que les décisions du collège de l’ARPTC prises en 2015 n’ont pas réglementé les services data Internet et SMS. Ces derniers sont restés libres de toute concurrence.

D’où, le souhait de Thomas Luhaka à voir l’ARPTC diligenter une enquête pour en comprendre les causes et prendre les dispositions utiles.

Si le ministre des PT-NTIC a instruit l’ARPTC de diligenter cette enquête, note-t-on, c’est juste parce que l’autorité de régulation reste et demeure la seule responsable en ce qui concerne la définition des principes de tarifications des services publics des postes et télécommunications.

Se référant aux articles 8 point de la loi cadre n°013/2002 du 16 octobre 2002 portant sa création, l’ARPTC a la police pour réglementer le secteur. Le ministère des PT-NTIC n’est nullement responsable et ne peut être interpellé en cas de hausse de tarification, confirment certains observateurs avertis. Entretemps, le député Patrick Muyaya a adressé une question écrite au vice-Premier ministre des PT-NTIC sur cette question. Affaire à suivre.

(A.Bernetel Makambo)

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