Hana Kel estime : « Le leadership de la femme congolaise est périmétré par l’environnement socioéducatif de notre pays »

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Dans le cadre du thème « Leadership féminin » de l’édition Avenir Femme, nous publions la réflexion de Hana Kel, une femme des médias, une consœur au sein du groupe de presse l’Avenir.

Elle estime que relativement lié à la théorie du genre, le leadership de la femme congolaise est périmétré par l’environnement socioéducatif de la République Démocratique du Congo. La socialisation et l’éducation de la femme congolaise ne permet pas d’entrevoir en perspective un leadership efficace, durable et autonome. Les préalables de l’efficacité du leadership féminin dépendent de l’aspect selon lequel les femmes doivent être instruites en très grand nombre. Aussi se constituer en groupement associatif pour se battre contre la déformation sociale de la notion de l’être féminin. Cette dernière notion est à la base des principales discriminations entre hommes et femmes, qui constituent aussi une faiblesse pour cette dernière. Cependant, lorsqu’on parle du leadership féminin, l’on rejoint dans une très large mesure l’obligation d’admettre d’abord que la célèbre phrase d’Erasme qui soutient que l’on ne nait pas homme, on le devient. Dans son traité sur l’éducation, Erasme pense que la distinction des sexes est un héritage biologique reçu à la naissance. C’est ainsi que la société et l’éducation construisent des différences de toutes sortes. D’ailleurs, Simone de Beauvoir spécifie le concept de manière circonscrite en prouvant que l’humanisation de la femme à travers l’éducation et la socialisation sont des acquis résultants d’une construction de l’humanité. La femme congolaise a été éduquée et socialisée par rapport aux traditions et habitudes qui la canalisent socialement comme femme. Ce, par le rôle des habitudes que les sociétés lui ont pratiquement imposées. Une société qui l’a réduite aux travaux ménagers et à des actes qui n’ont aucune portée naturelle ni biologique. Aujourd’hui, le leadership féminin a du mal à s’imposer, car le comportement traditionnel et culturel met la femme en conflit avec elle-même. L’attitude de la femme dans la société est enrobée d’interdits tacites, auxquels elle obéit en craignant en premier lieu les réactions de ses paires et ensuite celles des hommes. Et pourtant, hormis les différences biologiques, l’être féminin ne manifeste pas de différence avec l’être homme. Le leadership féminin implique des révolutions culturelles et traditionnelles. Celles-ci permettent à la femme à se libérer des considérations sociales qui limitent son rôle dans la société, en faisant des acquis de l’éducation tout un mode de vie. L’esprit de leadership féminin n’est possible que si le système de fonctionnement culturel et traditionnel en RD Congo change. Sinon, le quota des femmes instruites sera toujours en-dessous de la moyenne. La responsabilité de cette notion ne revient pas à la femme en tant qu’individu, mais à la femme réunie en associant un lobby et aussi aux institutions y relatives. Il s’agit notamment du ministère de l’éducation nationale, du ministère du genre, famille et enfant, du ministère des affaires sociales et enfin de celui du  travail et de la prévoyance sociale.

(B.M)

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