Guéguerre MP – G7, CENI : nettoyage des écuries

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Chantal Ngoyi Tshite,  Benjamin Bangala et consort visés

*Dans un communiqué publié le week-end dernier,  la Majorité présidentielle constate que certains cadres issus du G7 continuent à occuper sans raison les postes qui reviennent à cette famille politique proche du Chef de l’Etat. C’est surtout les membres du bureau de la CENI qui ont été désignés conformément à la loi organique du 19 avril 2013. Ils sont donc invités à faire preuve de cohérence de leur choix politique et à libérer ces postes dans les meilleurs délais

*Même si visiblement il n’y a que deux membres qui sont visés, la Questeur Chantal Ngoyi Tshite du MSR et Benjamin Bangala de l’ARC, la tendance est au renouvellement de tout le bureau de la CENI et de l’Assemblée plénière et elle s’impose, parce que la plupart de ces membres ne font plus l’unanimité au sein de leurs partis politiques respectifs et de la société civile. Et si ces changements doivent intervenir, ils doivent tenir compte de l’équilibre géopolitique

Après la démission du président de la CENI, l’Abbé Apollinaire Malumalu suite à des ennuis de santé, son vice-président, M. André Mpungwe Songo, vient à son tour de rendre le tablier. Pour ce dernier, c’est sa famille politique qui l’a voulu et il n’avait pas d’autres choix que de respecter cette décision.

Toutefois, cette démission va inévitablement pousser la centrale électorale composée sur base du consensus, à se redynamiser pour une issue heureuse du processus électoral.

Car, comme tout le monde le sait, la CENI est une institution d’appui à la démocratie qui est assise sur le principe du consensus. A partir du moment où une partie prenante se sent lésée par rapport à la gestion du processus électoral, elle est en droit de solliciter un changement. Et ce, parce que les membres de la CENI sont désignés par les partis politiques et la société civile, entérinés par l’Assemblée nationale et investis par Ordonnance du Président de la République. Ceci pour dire que toute démission doit être adressée au Président de la République, qui en prend acte et ceci déclenche immédiatement le processus de désignation du remplaçant.

Libérer les postes dans les meilleurs délais

A travers un communiqué du Secrétariat général de la Majorité présidentielle, cette famille politique dont l’Autorité morale est le Chef de l’Etat, constate que certains cadres issus de ces formations politiques continuent à occuper, sans raison, les postes qui reviennent à la Majorité présidentielle. Il s’agit notamment des membres du Bureau de la CENI qui ont été désignés conformément à l’article 10 de la loi organique du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI. A cet effet, le Secrétaire général de la Majorité présidentielle les invites donc à faire preuve de cohérence de leur choix politique et à libérer ces postes dans les meilleurs délais.

Mais à analyser de près ce communiqué, il est facile de se rendre compte que seulement deux membres sont concernés. L’un est du bureau de la CENI, Mme la Questeur,  Chantal Ngoyi Tshite du MSR (actuellement parti politique de l’opposition membre du G7) et un membre de la Plénière, M. Benjamin Bangala de l’ARC (parti politique de l’opposition membre du G7).  Et comme ces partis politiques ont fait le choix d’adhérer à l’Opposition politique, c’était tout à fait normal que les postes soient libérés comme cela a été le cas dans toutes les autres institutions du pays.

Mais à en croire certaines sources, il faudra renouveler pratiquement tous les autres postes tant au bureau de la CENI, qu’à la plénière, parce que la plupart de ces membres ne font plus l’unanimité au sein de leurs partis politiques respectifs et de la société civile. Et si ces changements doivent intervenir, ils devront tenir compte de l’équilibre géopolitique, principe consacré du reste par la loi en vigueur en République démocratique du Congo.

Toute chose restant égale par ailleurs, après la démission du vice-président de la CENI, certains membres devront être remplacés, afin de redynamiser la centrale.  Il s’agit par exemple de Jean-Pierre Kalamba, Rapporteur (Opposition politique/UDPS/Kasaï-Oriental ) ; Onésime  Kukatula, Rapporteur adjoint (Majorité présidentielle/PALU/Bandundu ); Chantal Ngoyi Tshite (Majorité présidentielle/MSR/Kasaï-Oriental ); Micheline Bie, Questeur adjoint (Opposition/MLC/Equateur) ; Elodie Ntamuzinda, membre (société civile/composante Femmes/Sud-Kivu ; Gustave Omba, membre (Opposition politique/UNC/Maniema) ; Marie Desanges Keta, membre (Majorité présidentielle/AFDC/Province Orientale) ; Jean-Baptiste Ndundu, membre (Société civile/CDCE/Bas-Congo) ; Benjamin Bangala, (Majorité présidentielle/ARC/Province Orientale ; Noël Kaputu, membre (Opposition/GPLDS/Bandundu et Augustin Ngangwele, membre (Majorité présidentielle/CCU/Kinshasa).

Des défis multiples

A en croire le calendrier des élections urbaines, municipales et locales publié le 26 mai 2014, c’est le dimanche 25 octobre 2015 que devait être organisée l’élection des Députés provinciaux, des Conseillers communaux et de Secteur/Chefferie. A ce jour, rien n’indique que ces élections auront lieu au cours de cette année, si on ne s’en tient qu’au dernier communiqué de la CENI qui annonçait une évaluation du processus électoral, en vue d’un réaménagement du calendrier.

Dans le contexte actuel de la CENI, il ne peut y avoir aménagement du calendrier que lorsque le bureau de la Centrale électorale sera au grand complet. Voilà pourquoi, comme la volonté est de revoir tout le bureau de la CENI, que la démarche s’accélère au niveau de la Majorité présidentielle, des partis politiques de l’Opposition concernées et de la Société civile, pour que des choix soient opérés et ainsi permettre à la CENI d’être au grand complet pour relever plusieurs défis qui se dressent devant elle.

S’agissant du financement des élections, le Premier ministre Matata Ponyo, lors de la présentation du projet de loi de finances pour l’exercice 2016 devant l’Assemblée nationale, a été très clair à cet effet. A cette occasion, il a révélé qu’il  est prévu des ressources suffisantes dans le budget évaluées à 537,8 milliards de FC, soit 500 milliards sur ressources propres et 37,8 milliards sur ressources extérieures. Toutefois, des efforts devront être conjugués pour la maîtrise de coûts et le respect des procédures de passation de marchés.

Voilà des propos qui rassurent et qui constituent en même temps une réponse aux multiples questions que l’opinion tant nationale qu’internationale ne cesse de se poser quant à la tenue des élections en Rd Congo.

 

(JMNK)

 

Ci-dessous, le communiqué du Secrétariat général de la Majorité présidentielle :

COMMUNIQUE DU SECRETARIAT GENERAL DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

L’opinion publique se souviendra qu’en date du 16 septembre 2015, le Bureau politique de la Majorité Présidentielle sous la direction de son Secrétaire Général, l’Honorable Aubin MINAKU, s’était réuni pour examiner le contenu du mémorandum du 14 septembre 201-5 adressé par 7 partis membres de la coalition au Président de la République et Autorité Morale de la Majorité Présidentielle.

Le Bureau politique de la Majorité Présidentielle avait en son temps non seulement désapprouvé cette attitude des signataires de ce mémorandum, mais aussi condamné un tel comportement qui a violé l’esprit et la lettre de la charte de la Majorité Présidentielle.

De ce qui précède, le Bureau politique de la Majorité Présidentielle avait relevé que les auteurs du mémorandum, s’étaient auto exclus de la Majorité Présidentielle.

Aussi, avait-il demandé aux signataires du mémorandum, de tirer les conséquences du choix stratégique qu’ils avaient opéré en faisant simplement le constat qu’ils ont décidé de quitter la Majorité Présidentielle, pour rejoindre les rangs de l’opposition.

A ce jour, le Secrétariat Général de la Majorité Présidentielle constate que certains cadres issus de ces formations politiques continuent à occuper sans raison les postes qui reviennent à la Majorité Présidentielle.

Il s’agit notamment des membres du bureau de la CENI qui ont été désignés conformément à l’article 10 de la loi organique du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI.

Le Secrétariat Général de la Majorité Présidentielle les invite donc à faire preuve de cohérence de leur choix politique et à libérer ces postes dans les meilleurs délais.

 

 

 

 

 

 

 

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