Guéguerre Kinshasa – Monusco: Le dégel

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Martin Kobler l’a affirmé hier

 

Le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Rd Congo Martin Kobler a affirmé, lors du point de presse hebdomadaire de la Monusco hier à Kinshasa, que les relations entre le Gouvernement de la République et la mission onusiennes se sont améliorées. Ce, après une bonne période de tensions suite aux divers malentendus ayant entouré l’organisation de l’opération de la traque des rebelles rwandais des FDLR

Le mandat de la Monusco étant prolongé d’une année, le représentant de Ban Ki-Moon en Rdc a exprimé, au cours de la conférence de presse hebdomadaire qui se tient à Kinshasa que le vœu de la Monusco est de reprendre le plus vite possible, sa collaboration avec les FARDC. Il s’agit en clair de l’implication de cette mission vieille de 15 ans dans l’opération Sukola II ; une opération contre les combattants hutu-rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR. « L’union fait la force », a-t-il renchéri.

 

Le représentant du SG des Nations Unies a en outre rassuré que, malgré la réduction prochaine des têtes de la Monusco en Rdc, c’est-à-dire 10 %, soit 2.000 hommes des effectifs des casques-bleus, il n’y aura pas une perte d’efficacité de la Force onusienne au pays de Joseph Kabila. Cette première vague interviendra en décembre prochain.

L’heure de la décrispation

Face à la presse hier à la conférence de presse hebdomadaire des Nations-Unies à Kinshasa où il était l’invité principal, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rd Congo, M. Martin Kobler, a confirmé que l’atmosphère des relations entre la Monusco et le Gouvernement congolais, qui étaient tendues depuis peu avant le lancement de l’opération de la traque contre les combattants hutu-rwandais FDLR, se sont maintenant améliorées.

Cette amélioration a eu raison de malentendus à la suite du dialogue stratégique engagé, il y a peu, entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo, MONUSCO. Lequel dialogue gravite autour des stratégies du retrait de cette dernière du sol congolais.

Parlant de ces stratégies de retrait de la Monusco, M. Kobler indique qu’elles sont étroitement liées à la situation militaire, notamment la réduction des menaces des groupes armés et la protection des civils, ainsi qu’au renforcement des pratiques démocratiques. Il a fait savoir que pour les Nations Unies, il faudrait que la stabilité s’installe en Rdc pour être sûr de faire partir la Monusco pour toujours. Puisque, l’on craint que la situation ne soit pas irréversible si le retrait de la Monusco se faisait dans la précipitation.

Mais, c’est à ce point de vue précis, que le gouvernement congolais, par la bouche de son ministre en charge des Affaires étrangères Raymond Tshibanda N’Tungamulongo s’insurge. En effet, pour Kinshasa, la situation en Rdc s’est fortement améliorée à telle enseigne que la Mission onusienne, si onéreuse du reste, n’a plus de raison d’être. Et d’ailleurs, pour la première vague, Kinshasa souhaitait que partent 5.000 à 7.000 casques bleus.

Prorogation du mandat onusiens en Rdc

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé, depuis le jeudi 26 mars dernier, de proroger jusqu’au 31 mars 2016, le mandat de la Monusco en Rdc et de sa brigade d’intervention « à titre exceptionnel et sans créer de précédent ni sans préjudice des principes convenus du maintien de la paix ». C’est donc un secret de Polichinelle. Aussi, le Conseil de sécurité fait-il sienne la recommandation du Secrétaire général des Nations Unies tendant à réduire la Force de la Monusco de 2.000 soldats tout en maintenant un effectif maximum autorisé de 19.815 militaires, 760 observateurs militaires et officiers d’état-major, 391 policiers et 1.050 membres d’unités de police constituées.

Ainsi, répondant aux préoccupations des journalistes, Martin Kobler a-t-il rassuré que cette réduction se fera sur une base temporaire. D’autant plus que les Nations Unies doivent procéder à l’observation de ce processus de réduction. Toutefois, malgré cette réduction d’au-moins 10% des casques bleus de la Monusco, il n’y aura de perte d’efficacité de la force onusienne en Rdc.

Le patron de la Monusco a également réitéré le vœu de la Monusco à reprendre, le plus vite possible, la collaboration avec les Fardc dans le cadre de son soutien logistique, opérationnel et stratégique dans l’opération Sukola II de la traque des combattants hutu-rwandais FDLR, dans la région du Kivu à l’Est de la Rdc. M. Kobler qui était avant-hier à Nyanzale où il a même participé personnellement aux patrouilles voire nocturnes, a du mal à comprendre que la force de la Monusco, qui se trouve à 30 – 40 km de là où les opérations militaires contre les FDLR ont lieu, soit écartée et reste sans agir alors qu’elle possède des armes lourdes pour intervenir .

Le respect des droits de l’homme

Des discussions se poursuivent encore dans ce sens avec le Gouvernement, a-t-il affirmé, en vue de trouver une solution idoine. Cependant, Martin Kobler a déclaré à ce propos : « Nous avons le mandat de combattre les groupes armés et les FDLR, mais aussi de respecter les droits de l’homme ».

 

Par ailleurs, il a plaidé pour l’emploi des jeunes congolais qui constituent la majorité de la population congolaise, et l’avenir du pays. La politique de la Monusco accorde beaucoup d’importance à la promotion de la jeunesse, a-t-il conclu.

(Lepetit Baende)

 

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