Grogne des absents au Gouvernement: La MP calme le jeu

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Quelques jours après la constitution du Gouvernement dirigé par le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenze, et vu l’impératif de la mise en place du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre, le Bureau politique de la Majorité Présidentielle, sur demande de son Autorité morale, s’est retrouvé le week-end dernier dans une réunion qui avait deux sujets importants à  l’ordre du jour.  A savoir, la composition du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et le débriefing sur la constitution du Gouvernement.

A en croire l’Ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle qui faisait le compte rendu de la réunion, concernant la constitution du CNSA, le Bureau politique à rappelé à l’intention de ses sociétaires les critères pour être membre du CNSA. Il faut avoir un sens politique confirmé, avoir une maîtrise du processus et des questions électorales, il faut un engagement et une loyauté sans faille pour la MP et en faveur de l’Autorité morale. Soulignons que la Majorité Présidentielle a aussi opté pour un principe d’incompatibilité du fonctionnement dont certains ne pourront pas prétendre accéder à ce poste.

Le 2ème sujet à l’ordre du jour était un débriefing sur la constitution du Gouvernement. « Il apparait que le tableau panoramique reflète en réalité : 56% de l’opposition, 41% de la MP et 3% de la société civile. Donc, ce tableau panoramique reflète la volonté du président de la République d’œuvrer pour la cohésion nationale, pour l’organisation des élections  et pour l’émergence économique du pays, afin d’organiser les élections apaisées et qui répondent à l’aspiration de notre  peuple à la paix sociale et aux élections paisibles », explique-t-il.

A l’occasion de cette réunion du bureau politique de la Majorité Présidentielle, l’honorable Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la MP, a rappelé à l’intention de tous les membres les dispositions de l’article 33 de la Charte. Cet article impose à tout membre de soutenir et de défendre le leadership de l’Autorité morale de la MP, de s’abstenir de toute initiative susceptible de compromettre la réalisation de la vision de l’action politique de l’Autorité morale, et de cultiver et entretenir une culture d’entente cordiale, d’harmonie et de solidarité entre les membres, en entreprenant  aucune action délibérée de déstabilisation de la famille politique.

Et à André-Alain Atundu d’affirmer que toutes ces initiatives doivent viser à améliorer la situation sécuritaire et sociale de nos populations. Pour lui : « l’opinion doit savoir que nous nous retrouvons en face d’une coalition immonde de certains acteurs de la vie politique internationale contre notre pays qui, malheureusement travaillent avec le complot de certains de fils de ce pays qui ne comprennent pas que le combat mené aujourd’hui contre Joseph Kabila n’est pas mené contre sa personne, mais contre le pays. C’est-à-dire que si demain ils arrivent au pouvoir, ils auront déjà de même. Voilà pourquoi le bureau politique a appelé les députés à investir le gouvernement Tshibala, et surtout de veiller à entretenir entre nous le seul lien  qui nous a amené à ce gouvernement, c’est-à-dire, la passion du Congo et la volonté d’œuvrer pour la normalisation de la vie démocratique dans notre pays, par un processus électoral normal en vue d’une alternance apaisée ».

Il n’y a pas de mécontents

A une question de savoir si les mécontents ont été convaincus d’appuyer le Gouvernement dirigé par Bruno Tshibala, André-Alain Atundu pense qu’en réalité, il n’y a pas eu de mécontents. Il y a eu certains sentiments exprimés qui ont été pris en compte. C’est pour cela qu’on pense, poursuit Atundu, sur un mécanisme de correction, c’est-à-dire, la possibilité pour un ministre de prendre dans son cabinet politique les membres de la famille politique qui n’ont pas été pris dans le Gouvernement. Et ce, pour sauvegarder la cohésion de la MP autour de l’Autorité morale grâce à la solidarité active des membres de la MP qui devraient tenir compte de ceux qui n’ont pas été retenus dans le Gouvernement.

Il a insisté sur le fait que par rapport au comité de suivi, le plus important ce sont les critères. « Nous avons droit à 9 membres et comme il est de coutume en pareille circonstance, les partis qui veulent présenter des propositions, doivent présenter trois membres », explique-t-il.

Par rapport à l’UNC de Vital Kamerhe qui accuse le Gouvernement d’être déséquilibré, parce qu’on ne lui a donné qu’un poste ministériel, le porte-parole de la Majorité Présidentielle explique qu’avant le dialogue, la MP avait 100%. Aujourd’hui, après deux séances de dialogue, la MP est à 41%, l’Opposition a 56% et la Société civile a 3%. Et d’ajouter que l’attribution ou la présence des membres au sein du Gouvernement dépendent de la présentation par chaque composante et l’attribution des ministères aux composantes a répondu à un critère de négociations solides et difficiles entre différentes parties pour assurer la cohésion sociale, la paix sociale et les élections libres et apaisées.

Est-ce que le Gouvernement croit à l’organisation des élections au 31 décembre 2017 ? Atundu indique que le Gouvernement de la République, la CENI et le CNSA sont tenus de se rencontrer au moins chaque deux mois pour évaluer l’évolution actuelle du processus électoral. En tenant compte de la vitesse et au rythme actuel, les élections seront organisées en temps dus. « En ce qui concerne la MP, nous nous préparons en conséquence. Les questions techniques ne nous concernent pas. Ce sont les questions politiques qui nous concernent, c’est-à-dire, être présent sur tout le territoire, et rafler la mise à toutes les élections », dixit l’ambassadeur Atundu.

La MP prépare-t-elle le référendum ?

En réponse, le porte-parole de la Majorité Présidentielle pense que le référendum est un droit constitutionnel inaliénable, et c’est la seule disposition qui garantie au peuple congolais d’intervenir à tout moment. Pour lui, il n’est pas normal qu’un régime démocratique  basé sur la volonté authentique du peuple, puisse confisquer l’expression de cette volonté. Donc, le référendum est un droit constitutionnel. « Mais comme vous le savez, toutes les parties prenantes s’étaient engagées à ne pas actionner le référendum, à ne pas changer quelques dispositions de la constitution… Ceci, en ce qui concerne les parties prenantes. Le peuple n’est pas partie prenante et le peuple, qui est notre chef à nous tous, peut, pour telle chose, dire que nous voulons ceci. La classe politique ne peut pas ravir au peuple congolais  le droit à s’exprimer soit par référendum, soit par élections », précise-t-il.

Selon l’Ambassadeur André-Alain Atundu, le peuple est souverain. Et les dispositions de la constitution sont telles que dès que 100.000 citoyens estiment nécessaires de solliciter les institutions pour tel ou tel problème, il dépose ces 100 milles signatures auprès du bureau de l’Assemblée nationale, qui va agir entant qu’autorité de validation. C’est ce qui permettra que cette revendication puisse revêtir la volonté de tous.

(Jean-Marie Nkambua)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse