Grève des infirmiers et des transporteurs routiers, manifestations d’étudiants, gestion des immondices

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Matata Ponyo s’en tire la tête haute

Pendant ces temps qui courent, nombreux  sont ceux-là qui n’auraient pas préféré revêtir les attributions de l’Exécutif congolais. Pour cause, tout est fait pour créer la tension, provoquer ainsi la réaction de la population congolaise. Sinon, comment expliquer que des événements malheureux et déplorables se soient accumulés ces derniers temps ? D’abord, c’était la grève des infirmiers qui a fini par trouver solution. Ici, nous apprenons que le Gouvernement s’est engagé à respecter le protocole d’accord reprenant les revendications de ces professionnels de santé.

Par la suite, ce sont les étudiants de deux institutions universitaires, ceux notamment de l’Institut Supérieur d’Architecture et Urbanisme (ESAU) et de l’Institut National des Bâtiments et Travaux Publics (INBTP) qui étaient dans la rue, tout en barricadant la route et en cassant des voitures de particuliers. A ce sujet, le ministre de tutelle, Théophile Mbemba interpellé au Parlement sur la question, a fait comprendre que ce mouvement n’était pas fondé, d’autant plus que la hausse des frais évoquée n’était pas encore effective. De là à déduire à l’existence d’une main noire dans l’œuvre de  manipulation politicienne, le pas est vite franchi.

A ce tableau est venu se greffer le problème d’immondices dans lequel le Gouvernement de la République s’est impliqué, surtout que ces ordures sont entrain d’être acheminées vers le dépotoir central de la N’Sele. Pour terminer avec ce tableau macabre, ajoutons la grève des transporteurs routiers. Ceux-ci ont exigé l’amélioration de leurs conditions de travail.

Un terrain d’entente trouvé

Autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, douze syndicats, parmi lesquels l’intersyndicale nationale du Congo et la Force des ouvriers routiers du Congo (FORC), sans oublier des membres du Gouvernement. Parmi eux, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, le ministre de l’Economie nationale et des Transports et Voies des communications, sans oublier la délégation de la Fédération des entreprises du Congo. Et selon notre source, la tripartite Gouvernement, banc syndical et la FEC a trouvé hier un terrain d’entente pour la levée de la grève des transporteurs routiers.

Pour M. Willy Makiashi, c’est depuis un temps que le problème avait été résolu à la Vice-Primature avec tous les partenaires dans la tripartite. Tout avait déjà été conclu, même le communiqué pour désamorcer la grève avait été publié à cet effet. Sauf que ceci a connu du retard dans l’application. C’est comme cela, dit-il,  qu’au niveau de la base de la province du Kongo central, des travailleurs ont cherché à relancer la grève. C’est alors que les options venaient d’être levées pour arriver à ce qui a déjà été convenu avec l’intersyndicale et le patronat, les quelques obstacles qui étaient sur la voie de cette solution devraient être levées aujourd’hui même.

Pour sa part, le président de la FORC, André Tshikoji appelle ses collaborateurs à la reprise du travail, dans les heures qui suivent. « A cette étape, nous croyons que nous venons d’obtenir ce que nous avions demandé et qui nous a pris trop de temps pour rien. Car il fallait  tout simplement mettre en musique le comité permanent de suivi et qui doit nécessairement se saisir de tous les litiges dans le secteur et trouver solution à proposer à tout le monde. Mais les employeurs peuvent  aussi trouver leur compte indirectement », a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement… Nous sommes à la fin et le grand travail va commencer. Il s’agit du travail qui veut que le travailleur lui-même puisse s’assumer et prendre son courage pour dénoncer ce qui ne va pas dans son entreprise. Ils doivent bannir la peur », a-t-il exhorté.

Au cours de la réunion, le Premier ministre a donné des garanties nécessaires. D’ici peu, nous serons dans le travail pour doter le secteur du transport routier d’une convention collective sectorielle et de toutes les conditions viables pour que le travail dans ce secteur puisse se dérouler dans les normes et le respect de la personne. Nous devons descendre à Matadi pour terminer tout cela et que le travail reprenne.

L’intersyndicale nationale du Congo rassure du respect des engagements de chaque partie. « Maintenant, nous demandons à ce que les camarades qui sont à Matadi, les routiers, puissent reprendre le travail, parce que le Gouvernement a entendu et une instruction ferme a été donnée au VPM Willy Makiashi, de manière à ce qu’il suive ce dossier avec les autres membres du Gouvernement. Ceci pour que tous les employeurs réfracteurs puissent respecter le compromis et les accords que nous avons signés », a-t-il dit. Disons que le comité permanent de transport mis en place doit proposer des solutions pour éviter  que pareil cas ne se répète, car cela a toujours eu des conséquences économiques fâcheuses.

Maman Sidikou et Alain Remy chez Matata

Au cours de la même journée d’hier, le Premier ministre a accordé une audience à M. Alain Remy et Maman Sidikou, respectivement ambassadeur de France en Rd Congo et Représentant du Secrétaire général de l’ONU. Pour le premier, l’entretien a tourné autour des sujets économiques, la problématique des réformes, de la présence des investisseurs français en Rd Congo et les différents projets qu’on peut nourrir dans ce domaine.

Pour Maman Sidikou, ils ont parlé des élections, du dialogue national nécessaire entre filles et fils du Congo, parce qu’en dernière analyse, ce sont eux qui ont la solution pour le Congo. « Nous sommes là pour soutenir, pour accompagner la Rdc », a-t-il dit, avant de manifester  sa joie  pour cette rencontre qui lui a permis de comprendre le contexte économique du pays. Un contexte qu’il faudra soutenir et renforcer pour la bonne marche du pays..

(Jean-Marie Nkambua)

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