Grève à Kinshasa: Les médecins des CUK obéissent au mot d’ordre

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Les médecins des hôpitaux publics observent depuis ce lundi 23 avril 2018 la grève, conformément au mot d’ordre qui a été lancé par le Syndicat national des médecins (SYNAMED). C’est le cas des médecins des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK), qui ont suivi cette sentence du SYNAMED lancée le week-end passé. Cette institution hospitalière qui n’a pas que la vocation de recevoir et de soigner des patients, mais aussi d’encadrer des futurs médecins, appelés des médecins stagiaires a réduit ses activités en vue de se conformer à la volonté de sa corporation.

S’agissant des répercussions de cette grève

Non seulement les malades seront pénalisés par ce mouvement de grève, de ne pas bénéficier des traitements de cet établissement de leur choix, aussi il y aura un recul dans l’évolution d’encadrement des médecins stagiaires. Ce qui cause souvent le terme employé dans le milieu estudiantin « des années élastiques ». Ce qui veut dire, les années académiques qui se prolongent au-delà du temps prévu. Cette grève vient affecter le stage en cours des étudiants médecins.

« Cette grève qui vient de se déclencher va affecter notre stage académique, au lieu de roter, nous allons rester dans ce même département où nous sommes jusqu’à ce que la grève soit levée.  Hors déjà la semaine prochaine, il était prévu qu’on aille dans un nouveau département. Ce qui ne se fera pas probablement, nous n’irons pas dans ce nouveau département jusqu’à ce que les médecins rentrent au travail. Donc le nombre de jours de grève sera le nombre de jour du prolongement de notre stage », a montré un médecin stagiaire des CUK. La grève ne pourra prendre fin, poursuit-il que si le compromis est trouvé entre le gouvernement et les médecins.

Concernant les modalités des services médicaux rendus pendant ce moment où il s’observe la grève aux CUK, le futur médecin indique que des malades qui ont été hospitalisés avant que cette grève ne soit déclenchée, sont sous surveillance ; tandis que les nouveaux cas sont orientés uniquement vers les hôpitaux autorisés à assurer les services médicaux.

« S’il y a un malade qui vient en ce moment pour qu’il soit pris en charge, on va le guider à un hôpital autorisé, car il y a la polarisation. Donc il y a des hôpitaux qui sont autorisés de fonctionner seulement aux urgences pendant la semaine. Il y aura une rotation dans cette polarisation, ce qui fait qu’aujourd’hui ce n’est pas le tour des cliniques, après un ou des jours viendra le tour des CUK, ainsi de suite. Donc c’est comme ça. Quand un malade vient chez nous, on l’envoie ailleurs. Nous recevrons des malades seulement notre jours de fonctionner aux urgences », a-t-il expliqué.

Les raisons de la grève

Les revendications des médecins portent sur la promotion des grades des médecins, l’amélioration de leur enveloppe salariale et l’octroi de primes aux nouveaux médecins, dont la plupart prestent depuis plusieurs années sans accéder à ce droit.

« Ce que nous revendiquons aujourd’hui, primo c’est d’abord l’amélioration des conditions sociale des médecins ; secundo, nous nous sommes en train de demander l’alignement des nouveaux confrères qui travaillent durant quatre ans ; Tercio nous sommes en train de demander au gouvernement de la République de revoir les statuts en rapport avec la nomination aux grades selon la nouvelle nomenclature ; et quarto nous demandons le litige financier de septembre 2017 qui n’a jamais été payé jusqu’à aujourd’hui », ce sont des propos des médecins tenus ce lundi 23 avril 2018.

(Mamie Ngondo)

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