Grandes manœuvres électorales au sein des partis politiques: Enfin Kabila a raison, l’opposition adhère au processus électoral

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A ce jour, la Majorité présidentielle compte plus de dix plates-formes électorales, dont l’ambition est de rester majorité démocratique dans toutes les Assemblées après les élections. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole de cette famille politique, le weekend dernier à Kinshasa. Tout en se réjouissant du fait que la question du dédoublement des partis politiques a trouvé une solution équitable grâce à la mise en œuvre du mécanisme de l’Accord du 31 décembre 2016 à travers le CNSA, la MP estime que les candidats au sommet de l’Etat ne doivent donc faire l’objet d’aucun doute juridique sur leur nationalité.

Depuis peu, un engouement électoral vient de saisir subitement la classe politique dans son ensemble, sans exception, au point que l’on ne sait ni où ni quand sont partis les sceptiques, les devins des malheurs et des cataclysmes politico-sociaux, les diseurs des bonnes nouvelles et autres bonimenteurs, les acteurs des médisances et calomnies ou de persiflage dédaigneux contre le président Joseph Kabila et sa Majorité présidentielle. Ils sont tous, comme par magie, transformés en apôtres zélés et circonstanciels qui ne jurent plus que par les élections du 23 décembre 2018. Voilà une occasion de reconnaître le rôle et le mérite du président de la République, lui qui, lorsqu’en 2013 déjà à Kingakati avait attiré l’attention des chefs des partis politiques et des personnalités de la Majorité présidentielle réunis à cette occasion, sur la nécessité de se préparer sérieusement aux élections pour la fin de l’actuel mandat présidentiel, rappelle André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle. A l’occasion, l’opposition politique mise au parfum avait qualifié cette exhortation de manœuvre de diversion destinée à endormir la vigilance et à tromper le peuple.

Le point culminant de ces préparatifs pré-électoraux, reconnait-on au sein de la MP, est incontestablement la constitution des plates-formes électorales, leur reconnaissance par la Majorité présidentielle et surtout la signature d’un protocole de loyauté envers le président Joseph Kabila, l’Autorité morale, avant, pendant et après les élections. Ceci conduit la Majorité présidentielle à enregistrer plus de dix plates-formes électorales, notamment Sociocrates, Action Alternative pour le bien-être et le changement, Alliance des Démocrates pour le renouveau et le progrès, Action des Alliés pour l’amélioration des conditions de vie des congolais, Alliance des Bâtisseurs pour un Congo émergent, Front Uni des Patriotes, Alliance pour l’Avenir, Alliance Politique CCU et Alliés, Alliance des Acteurs pour la bonne gouvernance du Congo, Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, AFDC et Alliés et PPRD et Alliés.

A l’occasion, le Secrétaire général de la Majorité présidentielle exhorte vivement les partis encore en tractation à finaliser dans les plus brefs délais leurs négociations pour permettre à la Majorité présidentielle de respecter les prescrits de la loi. Car, l’ambition, de la MP est de rester majorité démocratique dans toutes les Assemblées après les élections. Une ambition tout à fiat à la portée.

Que la campagne soit belle !

Tel est le souhait de la MP, au regard des grandes manœuvres électorales qui s’observent autour des partis historiques de l’opposition comme l’UNC, le MLC et l’UDPS, et qui pense que l’engouement électoral ne met pas fin au règne et à l’autorité de la loi. D’autant plus que le respect de la loi électorale est même un paramètre essentiel de l’engagement pour des élections apaisées. Ainsi, les candidats au sommet de l’Etat ne doivent donc faire l’objet d’aucun doute juridique sur leur nationalité. Il est dès lors évident qu’un candidat qui a eu une nationalité étrangère, y a, en toute hypothèse, renoncé sans faire une demande formelle pour recouvrer la nationalité congolaise ne peut être partant aux prochaines élections présidentielles.

Dans cet ordre d’idées, il doit être entendu que le moratoire voté à l’Assemblée nationale ne concerne que les membres de cette Assemblée. Par conséquent, le débat sur le moratoire devient non seulement superfétatoire et incantatoire, mais aussi et surtout de nul effet pour la suite du processus électoral.

(JMNK)

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