Grâce au financement japonais Katanga : 450 engins explosifs neutralisés en 5 mois

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Plusieurs  vies viennent d’être sauvées en République démocratique du Congo grâce au partenariat entre le Gouvernement du Japon et  Norwegian People’s Aid, NPA.  Au 31 juillet 2015, ils ont déjà trouvé et neutralisé 450 engins explosifs dans le territoire de Kapanga, au Katanga. 

Pour une petite histoire, M. Shigeru Ushio, Ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo a procédé, le 26 février 2015, à la signature d’un contrat de don pour le « Projet d’enquête technique et de déminage dans la province du Katanga et le renforcement de capacité du Centre Congolais de lutte Anti-Mines ‘CCLAM’ ». C’était  avec M. Pehr Lodhammar, directeur pays de  Norwegian People’s Aid (NPA).

Le projet a démarré depuis le 1er avril 2015. Ce, dans le cadre de l’Aide Non-remboursable des Petits projets Locaux (APL) dont le montant octroyé à cet effet s’élève à 677.894USD.

Sur une période de 7 jours au mois de juillet, 450 munitions non explosées, ont été identifiées, enlevées et détruites au cours d’une destruction par fourneau. Les engins explosifs détruits avec succès comprenaient 231 obus de mortier de 82 mm ;  218 obus de mortier de 60 mm et un projectile de 76 mm. Ces découvertes et destructions de munitions explosives sont encore une preuve supplémentaire des méthodes de déminage/dépollution, efficaces et efficientes de NPA.

Convention d’Ottawa

Ce travail permet de soutenir le Gouvernement de la République démocratique du Congo à respecter ses obligations liées au respect de l’Article 5 de la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel d’ici le 1er Janvier 2021.

Selon Wikipédia, la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, de son nom complet Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, appelée aussi Convention d’Ottawa ou Traité d’Ottawa, est un traité international de désarmement qui interdit l’acquisition, la production, le stockage et l’utilisation des mines antipersonnel.

Cette convention a été ouverte à la signature les 3 et 4 décembre 1997 et déposée le 5 décembre de la même année à New York auprès du Secrétaire général des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 1er mars 1999.

Ladite Convention a été négociée afin de pallier les insuffisances du Protocole II relatif à  l’interdiction ou la limitation de l’emploi des mines, pièges et autres dispositifs de la Convention sur certaines armes classiques que de nombreux États jugeaient inadapté pour répondre efficacement au défi de l’interdiction totale des mines antipersonnel.

Malgré le large soutien international envers la Convention d’Ottawa, son succès demeure mitigé étant donné que la majorité des États producteurs et/ou utilisateurs de mines antipersonnel refuse d’adhérer au texte

Coup de pouce au gouvernement congolais

En 1980, un conflit entre le groupe Tigres Katangais et Forces Armées Zaïroises (FAZ) a laissé une gamme importante de restes explosifs de guerre (REG), y compris des bombes et des obus d’artilleries dispersés sur le territoire de Kapanga.

La contamination a fait au moins sept cas signalés d’accident et de blessure et l’inaccessibilité à la terre fertile pour 1.401 personnes vivant dans la communauté touchée.

Ces zones ont été de nouveau signalées comme contaminées par les REG pendant l’enquête générale de l’action antimines en 1999 et l’Enquête Nationale sur la contamination des mines en 2013, financées par le Gouvernement japonais à UNMACC à hauteur de 3.6 millions dollars américains.

Avec l’achèvement de cette tâche, le Gouvernement du Japon et NPA ont ainsi permis un accès sécurisé à la terre pour 1.401 bénéficiaires directs comprenant 292 femmes, 538 filles, 405 garçons et 166 hommes. Le terrain sera utilisé pour le développement agricole et pour les habitations.

(Emmanuel Badibanga)

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