Grâce au CICR: T. Mbemba lance la 4ème édition du concours national de plaidoirie en DIH

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Du 24 au 26 octobre 2016 et grâce au CICR, les étudiants de L1 et L2 Droit de quelques universités du pays sont soumis à un concours national de plaidoirie en Droit international humanitaire (DIH). Ce concours va mettre directement les candidats en situation d’appliquer de façon pratique les connaissances apprises sur le droit international humanitaire. Une approche qui se prête particulièrement bien à l’enseignement du DIH, un droit dont l’enseignement effectif se joue sur le terrain. Les équipes, accompagnées et encadrées de juristes vont, au cours de ces épreuves, démontrer devant le jury constitué de spécialistes et d’experts aux profils divers, professeurs d’universités, officiers supérieurs, avocats, magistrats, leur maîtrise du DIH et leur compréhension de la manière dont il s’applique dans des situations complexes de conflits armés.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Théophile Mbemba qui a lancé officiellement ce concours, a indiqué que la 4ème édition constitue pour les étudiants, l’occasion de mettre en épreuve les connaissances qu’ils ont reçues à travers différents cours ayant trait au DIH. Car à travers cette matière, le ministère s’emploie non seulement à donner aux étudiants la théorie y relative, mais aussi à développer en eux le savoir-faire, le savoir-être et les compétences indispensables pour leur future carrière.

« Pour la Rdc, la vulgarisation du DIH est une activité importante, parce qu’elle permet aux différentes couches de la population d’en être informées, particulièrement ceux qui sont appelés à le mettre en pratique d’en tenir compte, notamment en cas de conflit », dit-il, avant d’ajouter que le concours organisé ce jour est l’occasion pour le ministère de sensibiliser la communauté universitaire à l’application du DIH. Il constitue également une occasion d’encourager tous les étudiants, juristes ou non, de montrer à la face de cette assemblée que malgré les difficultés rencontrées lors de leur cursus académique, la formation des jeunes congolais demeure un objectif prioritaire pour le Gouvernement de la Rdc.   Comme le concours enregistre toujours plusieurs candidats ou équipes, un seul ou une seule équipe remportera le prix.

Vivre le DIH

En plus de son mandat de protection et d’assistance aux victimes de conflits armés, il a été conféré au CICR par la communauté des Etats partis aux conventions de Genève, la responsabilité d’être le gardien et le promoteur du DIH. C’est à ce titre qu’il travaille depuis des années avec les étudiants, les enseignants et les autorités pour promouvoir son enseignement.

« C’est dans cet esprit que s’inscrit le concours que nous débutons aujourd’hui la phase finale. Il est le 4ème du genre organisé par le CICR en Rdc après 2010, 2012 et 2014 et concerne les étudiants de première et deuxième Licence de la Faculté de Droit. Il s’agit de la phase finale d’un processus qui a débuté il y a plusieurs mois, au sein des 26 établissements d’enseignement supérieur et universitaire répartis dans les provinces de la Rdc », a souligné Mme Christine, chef de la Délégation du CICR en Rd Congo.

Selon elle, au-delà de la maîtrise des textes et des règles, les étudiants doivent démontrer, en avoir compris l’esprit, de la différence que ces règles peuvent faire dans la vie des victimes, ce qu’elles signifient pour les parties au conflit, mais également de réfléchir sur notre rôle à nous tous, pour nous assurer de leur application.

La notion moderne du droit international humanitaire n’est certes pas tout simplement la codification d’anciennes règles coutumières. Le DIH est une forte dynamique qui suit de près l’évolution de l’histoire des conflits qui l’ont marqué. C’est cet aspect que nous invitons les 5 équipes à faire ressortir. En organisant cet événement, il me tenait à cœur de promouvoir la diffusion et l’enseignement du DIH en faisant sortir ce droit des livres, je veux trouver échos dans les obligations souscrites par la Rdc lorsqu’elle est devenue partie aux divers instruments internationaux humanitaires, parmi lesquels les 4 conventions de Genève de 1949.

La Nation espère dès lors, que devenus conseillers politiques, vous participerez à des groupes des réflexions de 1er plan. Vous veillerez à ce que les personnes impliquées dans la prise de décisions non seulement considèrent le DIH, mais aussi facilitent l’adhésion à de nouveaux instruments. Au cours des épreuves à venir, elle a émis le vœu de voir les participants ne pas seulement traiter le DIH de manière pédagogique ; mais de le vivre, de le ressentir  comme doit le vivre un commandant militaire, une personne déplacée, un soldat, un détenu, un conseiller juridique. C’est un droit qui est vivant, un droit proche de nous, de nos aspirations, mais également des souffrances qu’endurent les populations civiles dans beaucoup de régions au monde.

Pour sa part, M. Mateso, président de la Croix rouge du Congo, il a encouragé cet exercice et souhaiterait que celui-ci s’étende sur l’ensemble des provinces de la Rdc, afin de mieux préparer la jeunesse aux conséquences liées aux conflits armés en Rdc. Aux étudiants admis au dernier stade de ce concours, il les félicite et les exhorte à mieux s’exprimer sur cette leçon pratique liée au DIH et d’être des ambassadeurs du Mouvement international de la Croix rouge auprès de leurs universités respectives.

(Jean-Marie Nkambua)

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