Grace à son installation dans toutes les provinces: Le CNC se hisse à la 1ère place des partis politiques émergents

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En première position des partis politiques émergents, se trouve le Parti National Congolais qui, réussi son installation dans les provinces après avoir conquis  la ville de Kinshasa grâce au travail plein d’abnégation et de dévouement de son président national, Puis Mwabilu.  Ce parti est une exception dans l’échiquier politique de la RDC car, son leader bien qu’état de la MP, n’occupe pas de fonction dans les institutions mais séduit des jeunes de toutes les couches sociales. Ces derniers, très dynamiques, défient certains partis historiques à l’instar du PPRD, MLC et FONUS, ce qui leur a valu le saccage et l’incendie de leur siège au cours des manifestations violentes du 19 au 21 septembre dernier.  A la différence des autres partis où le point de vue et les prises de position de leaders sont érigés en principes, au CNC, l’on assiste à des réflexions menées sur divers sujets par des jeunes suffisamment formés dans chaque secteur de la vie nationale.

Selon les résultats du sondage Les Points réalisé du 19 au 21 janvier dernier dans les Chefs-lieux de  26 provinces sont sans appels: 2 congolais sur 10 se reconnaissent à l’action des partis politiques ; seuls 18% de la population sont de membres effectifs. Il ressort que les deux principales forces politiques à l’Assemblée nationale de par le nombre de leurs élus, à savoir le PPRD et l’UDPS le sont aussi dans l’opinion. Seulement, le parti d’Etienne Tshisekedi arrive en tête et est jugé le plus proche des congolais car, il est considéré comme le mieux implanté sur toute l’étendue du territoire national. De même,  les enquêteurs ont classé l’UNC de Vital Kamerhe, pourtant créée à 2010, dans la catégorie des partis historiques étant donné que son Président national l’a représenté à la présidentielle de 2011. Terminons par dire que les résultats de ce sondage témoigne du climat particulièrement dégradé auquel doivent faire face aujourd’hui les formations politiques et ceux qui les animent.

En attendant la signature des arrangements particuliers de l’accord de la Saint Sylvestre, les acteurs politiques congolais poursuivent, du moins théoriquement, la préparation des prochaines échéances électorales. Une large exploitation du pluralisme politique qui était l’une des revendications phares du peuple à la fin du long règne dictatorial de  Mobutu a abouti à la création d’un nombre exagéré de partis politiques qui se comptent à plus de 400 à ce jour en République démocratique du Congo.

La possibilité de créer plusieurs partis politiques est certes consacrée par la Constitution, cependant leur nombre exceptionnellement élevé éloigne beaucoup d’entre eux de leur objectif initial qui consiste en la conquête et à l’exercice du pouvoir.  Cette multiplication a engendré des conséquences néfastes dont la difficulté de mobiliser les masses, en raison de la diversité  des choix qu’elle offre, l’émiettement de l’électorat au cours des différentes échéances électorales ainsi que  l’insuffisance des ressources humaines et matérielles.

Au stade actuel de l’évolution de la jeune démocratie congolaise, d’aucuns ne doutent que la multiplication démesurée des partis politiques est plus ressentie dans ses conséquences comme une source de faiblesse de ces derniers.  Par conséquent, l’on assiste d’une part à l’existence éphémère de plusieurs plateformes et alliances et d’autre part, à une certaine espèce de leaders politiques qui, sont plus connus que leurs partis politiques. Conscient de cette réalité indéniable et face aux enjeux qui se pointent à l’horizon, l’institut des sondages Les Points a questionné l’opinion sur le poids des formations politiques.

Classées en deux catégories, les formations politiques congolaises peinent à se faire une bonne opinion auprès de la population. Dans ce sondage, les personnes enquêtées ont été invitées à statuer sur le poids de différents partis classés dans la première catégorie composée des partis dits historiques, c’est-à-dire, ceux crées avant le dialogue inter congolais de Sun City ou qui ont déjà présenté un candidat à une élection présidentielle. Dans la deuxième catégorie composée des partis dits émergents, l’on retrouve toutes les formations politiques fondées après le dialogue inter congolais de Sun City ou qui n’ont pas encore aligné un candidat à une présidentielle.

Les Congolais préfèrent l’UDPS au PPRDUDPS 36%

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social est aussi considéré par bon nombre des congolais comme le plus à même de proposer des solutions aux problèmes qui se posent dans le pays.  On reconnait aussi à la fille ainée de l’opposition congolaise, une forte capacité inégalable de mobilisation de masses et des militants due notamment à la ténacité, consistance, intransigeance et à l’inflexibilité de son leader  qui est resté égal à lui-même tout au long de son long combat politique.

Alors que d’autres partis se retrouvent affaiblis de suite des défections, ce parti résiste à tout départ. Au contraire, chaque départ d’un ancien cadre est interprété comme un lavage du parti et un moyen de resserrer les coups. Longtemps tenu comme un parti contestataire, l’UDPS trône comme le parti le plus populaire à Kinshasa mais aussi, il garde ce statut dans de nombreux autres chefs-lieux de provinces et est présent dans tous les coins du pays contrairement à certains partis qui ne sont populaires que dans les fiefs électoraux de leurs leaders.  A cela s’ajoute une forte représentativité de jeunes qui, se montrent séduits par les discours de l’opposant historique.  Dans une RDC où la survie quotidienne préoccupe beaucoup de foyers, il n’est pas étonnant les thèmes du social et de la démocratie intéresse la population.

PPRD 28%

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie arrive en deuxième position de partis politiques les plus représentés dans le pays bien que peu ou pas visible dans certaines contrées. Mais le PPRD traine aussi l’image d’un grand parti qui peine à se débarrasser de ses velléités tribalistes de l’Ex-province du Katanga.  Ce qui crée des frustrations dans le chef de certains cadres et militants, auxquelles s’ajoutent des départs(trahisons) de certains de ses anciens cadres influents à l’instar de Vital Kamerhe, Moïse Katumbi, Francis Kalombo  et la liste n’est pas exhaustive.

Les personnes sondées affirment également que l’avoir et le pouvoir sont les points forts de ce parti et la raison qui poussent beaucoup à y adhérer et non par conviction contrairement à l’UDPS.  En plus, le poids du PPRD baisse dans certaines provinces où il fait face à la montée de partis politiques membres de la Majorité présidentielle qui ne lui laissent pas les chances de bien évoluer. C’est le cas de la province du Sankuru où la CCU du porte-parole du Gouvernement, Lambert   Mende s’est impose par tous les moyens, comme la principale force politique.

PALU 13%

En troisième position des partis politiques qui pèsent le plus, se trouve le Parti Lumumbiste Unifié qui, en plus d’être bien implanté sur à, l’Est de la République, s’impose comme une véritable machine de mobilisation des masses grâce à ses militants. Les sondés ont toutefois relativisé  le poids du parti d’Antoine Gizenga  par le fait que ce parti connait depuis un temps, une perte de vitesse attribuée au manque d’initiatives de ses actuels dirigeants mais ils reconnaissent aussi qu’il se démarquent des autres partis par la disponibilité de ses militants à ses manifestations.  Enfin, les sondés redoutent un revers pour ce parti aux prochaines élections étant donné le manque de stratégies et surtout le vieillissement de ses rangs qui connait peu de nouveaux adhérents. On reproche aussi à ce parti le manque à la base, de cadres capables d’alimenter la réflexion au sommet.

UNC 9% 

L’Union pour la Nation Congolaise arrive en quatrième place des partis politiques ayant plus de poids à cause de son implantation sur l’ensemble du pays mais le parti de Vital Kamerhe est victime lui aussi des départs de certains de ses membres co-fondateurs qui ont amené avec eux  des militants.  A l’opposé, l’UNC paie des décisions parfois mal comprises de son leader et voit certains de ses militants quitter le navire.  Bonne nouvelle, la troisième force politique de l’opposition à l’Assemblée nationale connait depuis quelques mois, une vague d’adhésions de nouveaux membres.  Parmi les sondés, ceux qui se réclament de l’UNC affirment avoir été séduits par le dynamisme et l’intelligence de Vital Kamerhe que par le projet de société de son parti.

MLC 3%

Le Mouvement de Libération du Congo est jugé en panne d’idées par les personnes interrogées mais se positionne tout de même comme un parti qui a échappé à la disparition après le départ de la quasi-totalité de ses premiers cadres influents.   Affaibli mais toujours aussi combattif, les sondés l’ont classé en cinquième position et notent que le  parti de Jean Pierre Bemba est non pas une réelle machine  politique, mais plutôt un parti symbolique, mieux, un Coquil   vide.

FONUS 1%

En sixième et dernière  place dans la catégorie des partis politiques historiques, les sondés ont classé les Forces Novatrices  pour l’Union et la Solidarité  de par le rôle joué par son Président national, Joseph Olengankhoy dans la mobilisation des troupes au Rassemblement.  Toutefois, ce parti bien qu’étant insuffisamment installé dans les différentes provinces du pays, bénéficie de la force de mobilisation de son leader que l’on considère plus fort en période de tensions politiques qu’en temps normal.

Les partis émergents

De grands partis crées au sortir du dialogue inter congolais de Sun City, la sphère politique congolaise est parsemée aujourd’hui des partis politiques qui s’apparentent pour l’essentiel à des partis de cadres, c’est-à-dire de groupements d’élus et de leurs collaborateurs.  La distance entre ces partis qui se comptent en centaines en RDC et leurs bases électorales est aussi grande.  Toutefois, un nombre important de partis considérés comme jeunes de par le nombre d’années de leur existence ou les critères évoqués plus haut, sortent du lot et revendiquent des militants dans beaucoup de provinces  du pays. Certains d’entre eux à l’instar de la CNC de l’honorable Puis Mwabilu ont réussi dans un laps de temps, à s’installer dans toutes les provinces.

AFDC 21%

Après le CNC avec 34%, c’est l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo qui a des arguments à brandir pour expliquer sa présence dans les 26 provinces du pays: les anciens réseaux de la société civile dont est issu son Autorité morale, BahatiLukwebo.  Deuxième force politique à l’Assemblée nationale, l’AFDC poursuit son expansion  et risque de créer la surprise aux prochaines élections législatives nationales car, les personnes sondées le considèrent proche de la population et représentatif de la diversité congolaise.

ECIDE 12%

L’Engagement pour la Citoyenneté  et le Développement bénéficie d’une bonne cote de popularité dans l’opinion congolaise à cause notamment de la rigueur et du dynamisme de son leader, Martin Fayulu qui, s’est hissé sur le devant de la scène avec sa campagne pour le respect de la constitution qui s’est déroulé presque sur l’ensemble du pays.  L’ECIDE doit aussi cette bonne image à la participation très remarquée de son Président national et de ses militants aux différentes manifestations organisées par l’opposition pour exiger le respect d la Constitution.

Beaucoup de personnes croient en la lutte politique de ce parti. Il est suivi de la CNC 8%, le MSR 6%, l’ENVOL 4% et  l’UNAFEC 2%. Les autres partis politiques pris séparément n’ont pas obtenu chacun, plus d’un pourcent et par conséquent, n’ont pas été pris en compte dans ce sondage. Loin derrière les partis historiques et émergents, se trouvent les personnalités politiques tant de la Majorité présidentielle que de l’opposition dans sa diversité qui, pour les personnes sondées, sont plus connues que leurs partis. L’on retrouve dans cette situation, le Président national de Congo Na Biso (CNB) Freddy Matungulu, José Makila de l’ATD, LisangaBonganga, Jean-Lucien Bussa et d’autres.

(JMNK)

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