Grâce à l’implication du ministre de l’Industrie: Le FPI rassuré d’obtenir le privilège du Trésor

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A son investiture le 24 novembre 2016, l’équipe  que pilote Patrice Kitebi a reçu un état des lieux  selon lequel, la situation de l’entreprise n’est guère reluisante. Face à ce diagnostic, le Fonds de promotion de l’industrie (FPI)  s’est retrouvé à la croisée des chemins. Soit elle doit continuer à enregistrer des contreperformances et ainsi assister à son déclin progressif jusqu’éventuellement à sa disparition, soit prendre les mesures draconiennes qui s’imposent pour redresser la barre. D’où la nécessité de cet atelier qui permettra à l’Institution de disposer d’un plan d’actions affiné, tableau de bord similaire à une boussole, qui indique clairement la direction à suivre pour éviter toute navigation à vue.

C’est le ministre de l’Industrie, Marcel Ilunga Leo qui a ouvert hier l’atelier de validation des états des lieux du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Et ce, en présence de l’équipe dirigeante de cette Institution conduite par son Directeur général, Patrice Kitebi, des députés nationaux et d’anciens mandataires. Durant trois jours, soit du 27 au 30 décembre 2016, les directeurs centraux et provinciaux, ainsi que des agences du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) doivent mettre sur pied des nouvelles politiques de fonctionnement applicables à court, moyen et long terme, et de consacrer ainsi la feuille de route pour l’année 2017.

Pour le Dg du FPI, les travaux visent la validation des états des lieux de l’Institution, l’élaboration d’une feuille de route des actions à mener et décisions à prendre, le partage d’expérience, la responsabilisation et l’engagement des cadres à différents échelons.  Et ce, dans un contexte dominé par un faible taux de recouvrement et de la Taxe de promotion de l’industrie et des prêts consentis aux promoteurs ; l’insuffisance de couverture des risques et la difficulté de réaliser les garanties lorsque celles-ci ont été constituées ; le déséquilibre persistant et croissant au niveau du compte d’exploitation ; l’inadéquation entre les ressources de financement et les besoins exprimés aux guichets ; une baisse sensible de la TPI en 2016 par rapport à l’année précédente d’environ 22% en moyenne mensuelle.

Les assurances du ministre

Après avoir rappelé le rôle capital à jouer par le FPI dans la mise en œuvre des missions assignées au Gouvernement de la République pour financer l’économie, notamment en ce qui concerne le soutien financier aux initiatives privées, du secteur de l’industrie, en vue du développement des activités des petites et moyennes industries et des grandes industries en fonction des potentialités locales, pour l’émergence d’une classe moyenne sur toute l’étendue du territoire national ainsi que pour l’accroissement de leur contribution à l’assiette fiscale, le ministre de l’Industrie a insisté sur le fait que pour assurer la pérennité de cette Institution en charge des prêts au développement, il y a nécessité d’avoir une gouvernance transparente et prudentielle, accompagnée d’une analyse des risques qui répond aux normes internationales, qui permettrait par la même occasion la mobilisation des ressources extérieures additionnelles à travers des partenariats, soit pour des cofinancements, soit pour des financements directs.

« De plus, il vous appartient de réfléchir sur la sécurisation des crédits octroyés en réexaminant toutes les procédures opérationnelles en la matière », dit-il, avant d’ajouter que pour sa part, qu’il veillera au processus d’évaluation des projets, de manière à garantir une bonne sélection des dossiers à financer, afin d’éviter au Fonds un portefeuille malsain ou toxique. Voilà pourquoi il s’est engagé également à surveiller les opérations de financement initiées ou passant par le Gouvernement de la République pour que ces dernières répondent aux conditions requises d’éligibilité. Et ce, même s’il constate d’autre part une pré-affectation significative des ressources du FPI à d’autres institutions.

Cependant, compte tenu de la décentralisation administrative opérée sur l’ensemble du territoire national, le ministre Marcel Ilunga Leo souhaiterait que ces dernières soient orientées au financement des projets dans les entités plutôt qu’elles soient dissipées sans résultats réels.  Enfin, en ce qui concerne le recouvrement des prêts, en sa qualité d’ancien député national, il a promis de s’investir pour que soit accordé au Fonds de promotion de l’industrie (FPI), le privilège du Trésor, en vue de lui permettre d’opérer un recouvrement efficace des crédits octroyés aux opérateurs économiques, en impayés.

Raison pour laquelle il a invité les participants à s’appesantir sur leur entreprise à travers une participation active de tous, afin de hisser cette dernière à un vrai niveau de gestion et d’organisation correspondant aux exigences de la révolution de la modernité prônée par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

(JMNK)

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