Grâce à l’appui de l’OSISA: Les OSC cogitent autour des thématiques sur l’énergie en Rdc

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La Gestion axée sur les résultats (GAR) et le suivi des politiques gouvernementales ; le partenariat public-privé ; les accords de financement des institutions financières internationales et la dette de Rdc, sont là les principales thématiques sur lesquelles les délégués des Organisations de la Société civile renforcent leurs capacités depuis hier à Kinshasa. Cet atelier est organisé dans le cadre du Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie financé par la fondation OSISA (Open society initiative for Southern Africa).

Les délégués des Organisations de la Société civile (OSC) impliquées dans le secteur énergétique en République démocratique du Congo sont réunis depuis hier mardi 27 décembre 2016 à Kinshasa, dans le cadre d’un atelier de leur renforcement des capacités sur certaines thématiques. L’objectif étant de leur permettre de bien comprendre la Gestion axée sur les résultats (GAR) et le suivi des politiques gouvernementales ; le partenariat public-privé ; les accords de financement des institutions financières internationales et leur gestion ; ainsi que la dette de Rdc et sa gestion.

Ces assises de trois jours et qui se clôturent déjà demain jeudi 29 décembre 2016, sont organisées par le Centre national d’appui au développement populaire (CENADEP) en collaboration avec la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP). Ce, dans le cadre du Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie financé par la fondation OSISA (Open society initiative for southern Africa).

Hier après la cérémonie d’ouverture émaillée de différents discours, les participants ont d’abord suivi la présentation dudit projet et les restitutions de différentes visites et voyages effectués dans le cadre même du projet. Puis, ils étaient conviés de suivre le premier exposé et à échanger autour de la Gestion axée sur les résultats (GAR) et le suivi des politiques gouvernementales.

D’après le programme de l’atelier, la deuxième partie de ce premier exposé devrait se poursuivre encore aujourd’hui. Demain avant la clôture, les délégués des Osc vont devoir renforcer leurs capacités sur le partenariat public-privé ; les accords de financement et la dette de la Rdc avant de terminer par l’évaluation du projet.

De la mobilisation de la Société civile

Signalons par ailleurs que la Société civile de la Rd Congo est très engagée dans le secteur énergétique. Dans ce cadre, elle mène des plaidoyers en diverses directions en faveur de la population congolaise.

C’est ainsi que le CENADEP et le Réseau PRODDES (Promotion de la démocratie et des droits économiques et sociaux) avaient mis sur pied la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP). Celle-ci a ciblé comme première réforme celle du secteur de l’électricité à travers l’étude de faisabilité du projet Grand Inga (développement du Site d’Inga, d’Inga 3 à Inga 8, pour plus de 100 milliards de dollars américains).

Et à partir de la CORAP, est née l’idée de mettre en place le Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie. Et la fondation OSISA (Open society initiative for Southern Africa) a accepté de financer ce projet.

Signalons que dans le cadre de ce projet, les acteurs de la Société civile ont eu à formuler des recommandations au Gouvernement de la République. Entre autres, d’indemniser les populations affectées par la construction des barrages Inga 1 et Inga 2, et aussi, celles qui seront affectées par la construction du barrage Inga 3.

Ils réclament une implication totale de la Société civile et des communautés locales dans toutes les phases du projet. « Que les populations concernées soient également informées en temps réel de tout ce qui se fait dans la mise en œuvre du projet ».

Les acteurs de la Société civile exigent également des études complémentaires au préalable (dont les études d’impacts environnementaux et sociaux) avant le démarrage du projet, et cela, jusqu’à Inga 8. Enfin, ils encouragent le Gouvernement à développer aussi davantage de micro-barrages, barrages à taille moyenne, et d’autres énergies renouvelables.

(Lepetit Baende)

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