Grâce à l’amélioration du cours du cobalt: La Rdc appelée à transformer la reprise actuelle en une croissance durable et robuste

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Les  développements  économiques  restent  marqués  par  le  raffermissement  de l’économie  mondiale,  tel  que  relevé  par l’Organisation  de  Coopération  et  de Développement  Economique  (OCDE) dans  ses  Perspectives  économiques  publiées en  mai  2018, indique la  Note  de  conjoncture  du mois de mai 2018 élaborée  par  la  Direction  des  Analyses  Economiques sous  la  supervision  de  la  Direction  Générale  de  la  Politique  Monétaire  et  des Opérations Bancaires, de la banque centrale du Congo (BCC).

En  effet,  l’OCDE  table  sur  une  croissance  économique  mondiale proche de  4,0  %  en  2018  et  2019, portée  principalement  par  le  redressement du commerce mondial, la progression de l’investissement ainsi que le dynamisme du marché de l’emploi. Ces performances de l’économie mondiale ont également été perceptibles  dans  certaines  grandes  régions,  notamment  aux  Etats-Unis,  dans  la zone   euro,   en   Chine   et   en   Inde,   avec   des   taux   de   croissance   estimés respectivement à 2,9 %, 2,2 %, 6,7 % et 7,4 % en 2018.

Toutefois, cet élan positif de l’activité économique mondiale demeure exposé à des  risques  croissants  à court,  moyen et  long  termes.  Il  s’agit notamment  des risques liés aux tensions commerciales,  aux vulnérabilités observées sur les marchés financiers, à la remontée des prix du baril du pétrole sur le marché international ainsi  que  à  la  persistance  des  tensions  géopolitiques.  A  cet effet,  les  gouvernements  devraient  s’appesantir  sur  les  politiques  structurelles visant à améliorer le niveau de vie à moyen terme et à stimuler la productivité en vue de garantir une croissance solide durable et inclusive.

Par ailleurs,  la Banque Africaine de Développement (BAD) a tenu ses Assemblées annuelles  2018,  du  21  au  25  mai  courant  à  Busan,  en  Corée.  Des  assises  qui  ont permis  de  discuter  en  sessions  plénières  et  ateliers  des  meilleurs  leviers  pour accélérer l’industrialisation en Afrique. Pour ce faire, la Banque entend investir 35 milliards de USD dans les dix ans pour impulser le processus d’industrialisation.

Aussi, a-t-il  été  souligné  la  nécessité  d’avoir  une  Banque  Africaine de développement  forte  et  financièrement  viable,  efficace,  efficiente,  responsable et axée sur les résultats. D’où, le principe d’une augmentation du capital de la BAD  a  été  entériné,  donnant  le  feu  vert  pour  démarrer  les  consultations  auprès des Etats membres.

Quid du pool Afrique

Dans la dernière édition des Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne,  publiée  en  mai  2018,  le  Fonds  monétaire  international  (FMI) prévoit une légère accélération de la croissance, soit 3,4 % contre 2,8 % réalisés en 2017. Cette  accélération  est  due  en  grande  partie  à  l’amélioration  des  politiques appliquées  dans  certains  pays  et  à  une  conjoncture  extérieure  plus  favorable, caractérisée  par  une  croissance  mondiale  plus  forte  et  par  une  hausse  des  cours des produits de base, lesquels ont entraîné d’importantes entrées de capitaux.

Toutefois,  le  FMI  relève  que  les  résultats  et  perspectives  économiques  sont  très différents  d’un  pays  à  l’autre.  En  effet,  les  pays  exportateurs de  pétrole  sont encore  aux  prises  avec  les  séquelles  de  la  plus  forte  chute  des  prix  réels  du pétrole   depuis   1970,   et   leur   croissance   est   bien   en   deçà   des   tendances antérieures.   Cette Institution   constate   aussi   que   plusieurs   autres   pays maintiennent un taux de croissance supérieur ou égal à 6,0 %, qu’il s’agisse des pays riches ou pauvres en ressources naturelles ou des pays fragiles.

En outre, le FMI a observé qu’à politique inchangée, la croissance moyenne de la région  ne  devrait  pas  dépasser  4,0  %  à  moyen  terme,  un  niveau  largement inférieur aux prévisions d’il y a cinq ans et insuffisant pour que les pays réalisent leurs  objectifs  de  développement  durable.  Aussi,  il  recommande dirigeants  à profiter  de  la  conjoncture  extérieure  favorable  pour  transformer  la  reprise actuelle  en  une  croissance  durable  et  robuste,  en  prenant  des  mesures  visant  à réduire la dette et à relever le potentiel de croissance à moyen terme.

(JMNK)

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