Grâce à la perspicacité de la missionnaire Bawe Christine: La CBFC s’implante à Kasangulu

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Une vue générale de la cité de Kasangulu, au Kongo-Central. Photo/tiers
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La Communauté baptiste du fleuve Congo, CBFC s’emploie à affirmer sa présence dans le territoire de Kasangulu, au Bas Congo. A l’origine, cette communauté de l’Eglise du Christ au Congo, ECC s’est implantée, comme l’indique si bien sa dénomination, dans des entités bordant le fleuve Congo. Et ce,    de Kinshasa à la Province orientale, en passant par le Bandundu. Profitant d’une de ses descentes à Kinshasa, la Révérende pasteure Bawe Christine de la CBFC a rendu témoignage des difficultés courantes dans son ministère de missionnaire dans cette partie de la province.

 Kasangulu, une terre missionnaire

Depuis l’année 2007, la servante de Dieu est missionnaire, donc résidente permanente à Kasangulu II, au quartier Athénée. « Pour qui se dirige vers Sonabata par véhicule, la route qui mène à Kasangulu II est à gauche du lieu érigé sur la Nationale 1, pour la perception du péage. Il faut donc environ quarante-cinq (45) minutes de marche à pied, pour atteindre le quartier Athénée », a témoigné la missionnaire. Kasangulu est le territoire qui ouvre au Bas Congo. A cheval entre les modes de vie rural et urbain, cette entité n’a pas moins vocation missionnaire, au regard notamment de la diversité culturelle en présence. La missionnaire relate : « Entre 2007 et ce jour, tout n’a pas été facile, pour notre ministère. Au début, les difficultés d’intégration puis progressivement, la recherche de l’autonomie résidentielle, c’est-à-dire que je devais déjà envisager de quitter ma famille d’accueil. La substance de ma mission m’habitait toujours. Je pressentais que ma tâche serait ardue ; mais j’étais assurée que Dieu n’abandonne pas ses enfants. Car tout missionnaire traverse des moments assimilables aux flux et reflux des eaux. (…) », a-t-elle relevé.

La mission, un ministère de grands esprits

Dans son évangile, Matthieu relate l’ordonnance du Messie aux disciples : « Jésus s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde », lit-on au chapitre 25, 18 à 20.

Entre la mission et la vie familiale…

« Auparavant, je murmurais et perdais de ma santé. Maintenant, je peux affirmer que ma santé s’est stabilisée, et nous n’en sommes plus à tâtonner. A Kasangulu, vivent majoritairement des bantandu (une souche de bakongo) qui sont des propriétaires terriens. Il s’est posé au départ un problème d’adaptation à la langue locale. Mon identité n’a pas échappé aux gens qui m’ont vu intégrer leur milieu. Je suis issue de la tribu banunu bobangi (territoire de Bolobo, le long du fleuve Congo dans la province du Bandundu). Quand j’ai ouvert pour la première fois un lieu de prières, après avoir convaincu du monde par le bouche-à-oreille, la plupart étaient réticents. Car ils avaient déjà un lieu d’attache en termes d’église à laquelle ils s’identifiaient. Les présences dominicales ne franchissaient que rarement la dizaine. Et l’autre dimanche, cela baissait jusqu’à six. Il y avait de quoi relâcher ! Mais quelque chose me rassurait de l’intérieur et alimentait mon énergie. Je me disais qu’il fallait tenir bon. La CBFC n’est pas présente à Kasangulu, mais avec la volonté de Dieu, elle y sera adoptée.

Il fallait à tout prix tenir bon, et je n’avais d’autre choix que de persévérer. La vie étant ce qu’elle est au niveau local, rien ne s’offre, tout s’achète, tout se gagne. Des scènes de maladies n’ont pas ménagé ma famille restreinte, il fallait subvenir à de telles épreuves, sans trop compter sur quiconque. L’ordonnance de Jésus-Christ contenue dans Matthieu 28, 18 à 20 m’apaisait, lorsque le Seigneur rassure : «  Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ». En missionnaire je m’en trouvais et m’en trouve encore confortée. Car en notre qualité de missionnaires, il nous incombe d’aller là où les autres ne peuvent aller et d’entreprendre ce que les autres ne peuvent faire. En plus de cette assurance que je recevais du Seigneur, je puisais aussi dans ma propre expérience de missionnaire, 1997 au Congo/Brazzaville. J’y ai implantée et fait rayonner une église de la CBFC, avant que les autorités de la Communauté ne me fassent revenir à Kinshasa, pour une nouvelle zone d’exploration à Kasangulu.

(Payne)

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