Gestion dramatique de l’environnement à Kinshasa: Quand les déchets ménagers se rebellent…

par -
0 467
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Il faut être aveugle pour ne pas voir la crasse qui s’installe à Kinshasa. Et même les aveugles ont l’odorat qui est torturé par des odeurs nauséabondes. Kin, capitale de la RD Congo, sent mauvais et cela partout. Depuis la fin du projet PAUK d’assainissement de la Capitale, financé par l’Union Européenne, Kinshasa est retombé dans la malpropreté et l’insalubrité décriées autrefois.

Les déchets ménagers produits chaque jour par environ 12 millions d’âmes ne trouvent pas une structure d’évacuation appropriée. Conséquence : chacun pour soi, Dieu pour tous. Chaque famille jette où elle peut le reste de ses repas, et chaque quartier se trouve touché par ces déchets qui puent et infestent tout l’environnement.

Ceux qui ne voient pas encore la dégradation de cette situation n’ont qu’à se rendre dans la commune de kasa-vubu, précisément sur l’avenue Saïo. Trois centres de recueillement des déchets sont débordés et abandonnés. Ils offrent un spectacle désolant pour tout passager et surtout dégagent une odeur que seuls les habitants de ce coin peuvent encore supporter. Oui, l’avenue Saïo sent mauvais d’un bout à l’autre. Qui fera quelque chose pour évacuer systématiquement ces déchets ?

Il y a peu, les Kinois ont vécu un bras de fer absolument honteux entre le gouverneur de la ville et le premier ministre sortant. Les deux personnalités ont toujours eu du mal à se mettre d’accord sur les modalités de la gestion des déchets à Kinshasa. Nous osons croire qu’avec Samy Badibanga, nouveau premier ministre de la République, les choses changeront et qu’un compromis sera trouvé dans ce secteur qui fait la honte de la RDC. Il est à constater deux domaines dans lesquels le pays a du mal à trouver des partenaires durables pour l’accompagner : l’habitat populaire et l’évacuation suivie de recyclage des déchets.

Que peut faire la moustiquaire ?

Constatons avec plusieurs que dans un tel environnement où les déchets sont jetés partout, y compris dans les caniveaux d’à côté des habitations, il est illogique de distribuer les moustiquaires imprégnées d’insecticide. Au lieu d’attaquer la vraie cause de la malaria à Kinshasa, à savoir l’environnement insalubre, l’on préfère s’en prendre aux conséquences que sont les moustiques. Les déchets sont là depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, s’accumulant au fil des semaines, mais le gouvernement provincial et ses partenaires préfèrent intensifier les campagnes de distribution gratuite des moustiquaires. Pourquoi cette question de salubrité, débattue plusieurs fois sur la place publique et même du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale ne trouve pas de réponse définitive ?

Un sage n’a-t-il pas dit : montre-moi ou tu vis, je te dirai qui tu es. Notre environnement parle mieux de ce que nous sommes, au-delà là de nos déclarations fantaisistes. Combien de fois devrions-nous répéter que Kinshasa est sale pour que cela soit pris au sérieux ? Quelle recette magique les autres petites capitales autour de nous ont dû utiliser pour assainir complétement leurs milieux et les rendre attractifs ?

Même sur nos boulevards qui ont couté des millions de dollars, on sait voir des déchets jetés par une population inconsciente qui tarde à comprendre que la salubrité de la ville est une affaire de tout le monde. Où sont passées les brigades d’hygiène pour remettre de l’ordre dans un domaine qui nous discrédite dès le premier regard d’un étranger ?

(Simon kabamba)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse