Gestion des transports en commun à Kinshasa: Quand on veut on peut

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Qui a dit que les taxis de Kinshasa n’auraient jamais de couleur ? Désormais,  tous les taxis sont identifiables à leur couleur jaune, qui du reste participe à la beauté de la ville en plein jour. Oui, cela a attendu beaucoup de temps, mais finalement l’autorité urbaine, à travers la police, a levé le ton et la plupart des taximen se sont exécutés. Dura lex, sed lex, dit-on. Cela démontre que lorsque le dirigeant est décidé à obtenir une chose, un comportement, il se donne les moyens de l’obtenir et finit par l’obtenir peu importe la résistance d’une certaine catégorie de la population.

L’autorité de l’Etat

La gestion de la chose publique est règlementée par des lois. Le dirigeant élu ou nommé qui incarne l’autorité doit effectivement l’exercer.  Depuis plusieurs  années, la population a toujours reproché à l’autorité urbaine l’absence d’un vrai leadership agissant. Kinshasa est l’une des capitales au monde où les habitants se permettent tant de bêtises.  Ils peuvent construire comme ils veulent même sur des ouvrages publics, remplir à souhait les caniveaux, barrer la circulation dans une avenue pendant plusieurs jours, …

Le transport en commun n’a pas échappé à ce désordre.  Les motocyclistes circulent quand ils veulent et comme ils veulent en violation flagrante des mesures de l’autorité urbaine. Impossible de les identifier car n’ayant ni plaque ni casque. Leurs activités qui génèrent pourtant de l’argent ne rapportent rien au trésor public. Ces centaines de milliers de motocyclistes évoluent totalement en marge de la loi et s’estiment intouchables. Les taximen ont continué à saboter l’autorité jusqu’au moment où la police s’est mise debout pour les traquer.

Désormais la majorité d’entre eux sont en couleur jaune.  Soumis au régime des taxes et assurance, ces taxis trouvent souvent le moyen de contourner l’autorité qui accuse un grand manque à gagner dans un pays très pauvre ou l’état n’a pas les moyens de sa politique. Avec un peu d’autorité, le gouvernement kimbuta peut mettre de l’ordre non seulement dans le secteur de transport mais dans beaucoup d’autres domaines de la vie sociale.

Il lui faut passer non seulement par la police mais aussi et surtout par le pouvoir communal. Jadis, les bourgmestres et chefs de quartiers détenaient un vrai pouvoir auprès de la population. L’assainissement de la ville était dans leurs prérogatives. Ils étaient capables non seulement de sensibiliser la population sur la salubrité mais aussi lui infliger des fortes amendes en cas de récidive.

Poursuivre l’action.

En matière du respect des lois et mesures, Kinshasa a une faiblesse grave : il débute bien mais ne poursuit jamais ce qu’il a commencé.  La police a bien lancé l’opération de contrôle des taxis non en règle. Mais elle s’est vite fatiguée.

Il y a encore beaucoup de taxis en pleine activité qui refusent de se mettre à la couleur jaune. Les bus qui ont 15 jours pour le faire doivent être contrôlés après ce délai. Le contrôle doit être permanent pour éviter tout stress. Les motocyclistes doivent également être mis au pas. Ils doivent être identifiés et porter systématiquement le casque de protection comme sous d’autres cieux.  Apres le transport, Kinshasa doit attaquer d’autres défis pour le bonheur de sa nombreuse population.

(MUNTU BUALU)

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