Gestion des inondations: Nécessité d’accroître la capacité des professionnels du secteur

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Un atelier d’information s’est tenu à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), voilà une semaine, sur les inondations et les systèmes de gestion de catastrophes dans le contexte de changement climatique. C’était à l’initiative du programme dénommé CB-Hydronet, avec l’appui de ses partenaires, notamment le Cap-Net PNUD et le Département de gestion des ressources naturelles de la Faculté des sciences agronomiques de l’UNIKIN.

A en croire le coordonnateur de CB-Hydronet, cet atelier est le fruit des efforts consentis par son programme, en vue d’offrir un cadre d’échange d’information et de connaissance entre les professionnels du secteur de gestion des inondations (chercheurs, éducateurs, gestionnaires, etc.) Et de souligner que cette activité avait pour but d’accroître la capacité des professionnels du secteur de gestion des inondations à avoir une meilleure appréciation de la nécessité et l’efficacité des systèmes de prévision et gestion des inondations.

Et aussi, l’appréhension des besoins d’assurer la sécurité publique et la protection de l’environnement contre les impacts récurrents des inondations dans le contexte du changement climatique.

Les risques d’inondations augmenteront dans le bassin du Congo

Selon l’évaluation d’une étude, les projections de changement climatique des pluies montrent à la fois les tendances à l’augmentation et à la diminution, pour différentes régions géographiques du bassin du fleuve Congo. Ce, avec une augmentation de fortes intensités des pluies, de même que la fréquence des périodes sèches pendant la saison des pluies.

La modification de la configuration des précipitations et de la température se traduira par des changements dans l’hydrologie du bassin du Congo, provoquant ainsi une augmentation du ruissèlement allant jusqu’à 50 %, en particulier pendant la saison des pluies. L’étude a conclu que les risques d’inondation vont considérablement augmenter à l’avenir, dans l’ensemble du bassin du Congo.

Dans le quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique, il a été conclu que le continent africain a une grande sensibilité, à faible capacité d’adaptation, vers le stress causé par le changement climatique.

L’analyse des données sur les catastrophes naturelles qui ont été enregistrées pour la région du bassin du fleuve Congo, dont l’Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, Rdc, Rwanda, Tanzanie et Zambie, montre que de toutes les catastrophes naturelles documentées depuis 1964, l’inondation est l’un des phénomènes les plus récurrents avec 40 % (196) d’événements enregistrés par rapport au nombre total de toutes les catastrophes. La sécheresse représente seulement 9,4 % d’événements (46 événements).

En tenant seulement compte des catastrophes hydro-climatiques y compris la sécheresse, inondation, cyclone tropical, vents convectifs, il est clair qu’il y a de plus en plus tendance à la hausse des événements depuis 1964, qui pourrait sans doute aussi être une indication des effets des changements climatiques.

« Bien que ces impacts soient réels dans le bassin du Congo, les efforts visant à les atténuer ou à renforcer la capacité des personnes pour y faire face sont très limités, parfois inexistants. Ceci est fondamentalement dû au manque de compréhension de processus qui régissent la dynamique des événements extrêmes, l’absence de données adéquates et de l’information requise à l’échelle appropriée, et l’insuffisance des infrastructures », a indiqué le coordonnateur de Cb-Hydronet.

De souligner que l’analyse de la situation institutionnelle actuelle des services hydrométéorologiques et ceux de gestion des catastrophes en République démocratique du Congo, montre plusieurs problèmes de nature administrative, financière et technique. Dans la plupart de départements, renchérit-il, il y a carence de ressources humaines qualifiées dans la matière de prévision et gestion des inondations.

Il explique par la suite que la politique générale est pour la plupart, orientée vers l’opérationnalisation des services hydrométéorologiques et ceux en charge de gestion des ressources en eau, dans le seul but de l’évaluation générale du climat et des ressources en eau, mais avec un accent minime sur la prévision des inondations.

Ceci justifie le dépeuplement actuel du réseau d’observation hydrométéorologique, qui est principalement composé de type historique de stations de jaugeage ainsi que l’absence de capacités techniques et financières dans le domaine de la prévision et gestion des inondations. Il y a un manque de coordination des institutions chargées des ressources en eau et la gestion des risques de catastrophe, et ceux en charge de la recherche.

Cela est dû principalement à la faiblesse des moyens techniques pour la mise en œuvre de programmes de développement du secteur de l’eau, et des difficultés de coordination dans différents secteurs ayant des intérêts et des priorités différents. Il y a un manque de participation des parties prenantes à la formulation de politiques, la législation et la planification de la gestion des ressources en eau et de développement pouvant conduire à leur appropriation et responsabilité.

Rappel des catastrophes de décembre dernier à Kinshasa

Le mois de décembre 2015 à Kinshasa, la capitale congolaise, a été caractérisé par des situations d’urgence dues aux dommages survenus à la suite des inondations dans certaines grandes rivières qui sont utilisées pour l’approvisionnement en eau en milieu urbain. Environ 2112 familles ont été affectées, 31 décès ont été enregistrés et 8480 personnes déplacées.

La perturbation de l’usine d’approvisionnement en eau avait aussi conduit à la pénurie d’eau sur des grandes agglomérations de la ville de Kinshasa. En même temps, les inondations ont également été signalées dans plusieurs autres régions de la Rdc, notamment, dans les provinces du Kongo central, l’Equateur et l’ex Province Orientale (Kisangani).

(Lepetit Baende)

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