Gabriel Sumaili propose : « La solution, c’est la fraction de la Socoda »

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Pour mettre un point final aux conflits par-ci, aux suspensions en cascade par-là, l’écrivain congolais Gabriel Sumaili Ngaye Lussa souhaite que le gouvernement de la République éclate l’actuelle Société congolaise des droits d’auteur et de droits voisins (Socoda) en plusieurs en la matière. C’est ce qu’on peut lire sur l’Agence congolaise de Presse.

Depuis un long moment, quand on parle Socoda, on pense à la crise. Et ceci perdure jusqu’à ce jour. Pour faire œuvre utile et protéger les artistes en général, Sumaili Ngaye précise que, en créant plusieurs sociétés des droits d’auteurs et des droits voisin en RDC, comme cela est de coutume ailleurs notamment en France où il existe indistinctement la SACEM (Société des auteurs, compositeurs de musique), la Société civile des auteurs et compositeurs.

Il a en outre estimé à la source qu’en cette période de la démocratie pluraliste, des créateurs d’œuvres de l’esprit devront donner du ton et de la voix pour leur permettre de se gérer librement, au lieu d’assister impuissants chaque jour aux « querelles byzantines » du genre de celle qui oppose les deux ailes de la SOCODA conduites respectivement par plusieurs présidents ( certains ont été révoqués) de conseil d’administration qui se disputent des redevances dues à l’entreprise.

« Le ministère de la Culture et des Arts a même créé une commission d’enquête pour préparer une nouvelle assemblée générale extraordinaire élective en vue de choisir des nouveaux responsables de la SOCODA au niveau de son conseil et de sa direction générale mais en vain », a relevé ce secrétaire général de l’Asbl « Poètes, Essayistes, Nouvellistes en RDC » (PEN/RDC) avant de saluer dans le cadre de la démocratisation de la culture, la cohabitation de différentes associations des écrivains congolais notamment l’Union des écrivains congolais (UECO) et l’Association des jeunes écrivains congolais.

A la lumière de la constitution de la République

Chef de département des Lettres et civilisation françaises de la Faculté des lettres et sciences humaines à l’UNIKIN, le poète Sumaili est auteur de plusieurs œuvres littéraires, notamment le poème « Systole et Diastole » qui évoque les exploits de l’Africain d’autrefois et qui stigmatise les tares ayant paralysé l’Africain d’aujourd’hui aux confins de la vie et de la mort. Il a aussi publié « Echos de falaises (Léopoldville, Ed. Belles Lettres, 1965) et le recueil de poèmes « Testament » (Kinshasa, Ed. Du Mont noir, 1971) dont il fut lauréat du Prix de poésie Sébastien Ngongo en 1967.

Rappelons que la démarche proposée par cet écrivain n’est pas hors la loi.L’article 37 de la loi mère de la République Démocratique du Congo stipule ceci « L’Etat garantit la liberté d’association. Les pouvoirs publics collaborent avec les associations qui contribuent au développement social, économique, intellectuel, moral et spirituel des populations et à l’éducation des citoyennes et des citoyens. Cette collaboration peut revêtir la forme d’une subvention. La loi fixe les modalités d’exercice de cette liberté».

Il est important d’insister sur le côté riche de l’idée de M. Sumaili de scinder la Socoda en plusieurs branches. Puisque depuis sa création en 2011, cette société de droit d’auteurs a connu peu de moment de jouissance. Dans cet ordre d’idées, en la scindant en plusieurs morceaux, les artistes auront droit de faire le bon choix sur la société à adhérer par rapport aux intérêts proposés mais aussi aux convictions.

La concurrence peut aussi amener les différentes sociétés à donner de meilleurs services à ses sociétaires pour être motif de la publicité face aux autres. Dans ce sens, c’est aussi un moyen consistant, pince-sans-rire, de sortir les artistes musiciens congolais qui paraissent riche en création mais pauvre en gain malgré tout ce qu’ils brandissent à la télé.

(Onassis Mutombo)

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