G7 : Le fiasco

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Seulement 20 députés présents dans la salle

*C’est un fiasco auquel la presse a assisté hier lors de la réunion des députés du G7 au Palais du peuple. Contre toute attente, le G7 a affirmé garder intact ses élus au nombre de 80, alors qu’en réalité, les députés nationaux qui étaient présents à la réunion n’avoisinaient que le nombre de 20

*La vérité est que les élus des partis politiques frondeurs n’ont pas suivi le chemin qui mène à la perdition embrassé par leurs chefs. Au contraire, ces élus ont réaffirmé leur attachement indéfectible à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle

Est pris qui croyait prendre, dit-on. Cette maxime universelle est d’application au sein du groupe des frondeurs de la Majorité présidentielle, dit G7. Après une série de révocations au sein de l’exécutif central, puis à la Présidence de la République, la situation ne cesse de s’empirer au sein des partis politiques.

Par-ci par-là, l’on assiste à la désolidarisation et reniement au sein de ces partis. C’est le scenario que les chevaliers de la plume et du micro ont observé hier au Palais du peuple, lorsqu’ils ont été conviés à la déclaration des élus du Groupe de 7. Le porte-parole de circonstance a affirmé devant la presse que le G7 garde intact ses élus au nombre de 80, alors qu’en réalité, ceux qui étaient présents à la réunion n’avoisinaient que le nombre de 20 députés. Faisant croire que ce groupe garde ses députés qui accompagnent l’action de leurs chefs de partis, la presse s’est vite rendue compte que la majorité des élus des partis frondeurs n’ont pas suivi le chemin embrassé par leurs chefs. Au contraire, cette majorité d’élus a réaffirmé son attachement indéfectible à l’Autorité morale de la Majorité présidentielle.

Cet attachement, a-t-on constaté lors de la réunion de la Majorité présidentielle du dimanche 20 septembre à l’Hôtel Venus, a prouvé aux yeux de tous que l’action menée par les 7 chefs de partis frondeurs n’a pas eu d’effets escomptés. Croyant fragiliser la majorité, ils se sont fragilisés eux-mêmes par leur auto-exclusion, la désolidarisation et les exclusions de leurs anciennes autorités morales qui ne pouvaient plus engager le parti.

Cardoso Losembe et Elysée Munembwe restent, Mutinga part

A en croire les nouvelles venant du Sénat, le Patriarche Cardoso Losembe n’a pas approuvé l’action menée par le député national Olivier Kamitatu, surtout que ce dernier a engagé le parti dans une action sans au préalable consulter les cadres. Cette attitude, souligne le 2ième vice-président du Sénat, est une attitude dictatoriale qui le pousse à se décider à la place des autres sans leurs avis. Partant de cette attitude, Cardoso Losembe réaffirme son appartenance à la Majorité présidentielle dans le respect de la Charte qui engage les partenaires politiques dans l’action menée par le président de la République, Joseph Kabila Kabange. Même son de cloche à l’Assemblée nationale, où les dernières nouvelles font état que Mme le Questeur Elysée Munembwe n’a pas rendu le tablier, contrairement aux incantations des élus minoritaires du G7 qui voudraient la voir rejoindre le camp des frondeurs. Il en va de même de la Fédération ARC de Maniema qui a désavoué le député national Olivier Kamitatu.

Toujours au niveau de la chambre haute du Parlement, la démission du sénateur Modeste Mutinga, cadre du Mouvement social pour le renouveau (MSR) a été actée. Cependant au Katanga, la Jeunesse Katangaise n’est pas restée en marge de la chronique politique. Elle a désavoué publiquement Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Ce dernier est qualifié de récidiviste depuis que le feu Honorius Kisimba Ngoyi présidait à la tête de l’UNAFEC. De sources dignes de foi, nous apprenons qu’il avait été chassé de l’UNAFEC par le feu Kisimba Ngoyi, à cause de ses coups bas répétitifs. Mais par l’action politique des certains membres du parti, il avait été réintégré après la mort de feu Honorius Kisimba Ngoyi. Les mêmes sources renseignent que Gabriel Kyungu wa Kumwanza est impliqué mains et pieds liés dans le massacre des Kasaïens dans l’ancien Katanga et que ces déboires politiques ne pouvaient plus être supportées au sein de l’UNAFEC. C’est à juste titre qu’il avait été démis de ses charges depuis le mois de mai et il lui était interdit d’engager le parti. Des 8 élus sur la liste UNAFEC, 6 ont réaffirmé leur appartenance à la famille politique du chef de l’Etat, lors de la grande rencontre du dimanche 20 septembre courant.

Le ministre Kabwe Mwehu se retire de l’UNADEF

Tenant compte de la situation de l’heure, et considérant les diverses informations diffusées à travers les médias, M. Kabwe Mwehu Longo Isidore, ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage a signé un communiqué de presse dans lequel il fixe l’opinion.

S’agissant de sa position vis-à-vis de la Majorité présidentielle, il confirme qu’il reste membre de celle-ci conformément à l’aspiration de sa base politique. Concernant son appartenance politique, il a décidé de se retirer de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (UNADEF). Et parlant du Gouvernement, il dit qu’il n’a pas démissionné de celui-ci comme annoncé par les radios périphériques.

(Pius Romain Rolland)

 

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