Franck Alain Gomis : « les musiciens congolais gagneraient plus à être ensemble (…) »

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Digital Music Conférence 2017 est la 2ème rencontre entre les acteurs du secteur sur des questions ayant trait au développement de la musique en ligne.  « Echange sur la mutation numérique et ses avantages pour la musique : Comment le digital peut impacter favorablement et rivaliser l’industrie musicale congolaise », c’est la thématique principale au cœur de cet échange qui a réuni autour d’une table Manou Molosa, Baya Ciamala et Rainbow Bine Hervé. A la fin des présentations, Franck Alain Gomis, le Co-fondateur de l’agence TEK, a répondu à certaines de nos préoccupations :

Justifiez- votre affirmation selon à laquelle la RDC a des excellents  musiciens ?

D’abord, je vais commencer par une anecdote. Quand je suis arrivé à Kinshasa en 2008, je détestais la musique congolaise. Je suis rendu compte que je la connaissais pas. Mais à force de l’écouter,  j’ai compris au fait que le berceau de la musique africaine est au Congo. Parce les africains puisent beaucoup du Congo en termes de sonorités, de genres musicaux. Actuellement quand on les principaux pays dont on vente le plus la musique, je parle de la Cote  d’Ivoire, du Nigéria, je trouve que toute leur musique se base sur la musique de la Congo. L’ADN de ce qui se vend le mieux en Afrique, c’est la musique congolaise. C’est juste que la musique congolaise n’est pas assez organisé pour pouvoir vivre et éclore normalement.   On a des supers artistes,  des supers publics, un pays qui regorge une richesse musicale immense. Je crois que tous les ingrédients sont là pour ça puisse éclore.

Pour rendre l’économique musicale congolaise rentable, quelles sont, selon vous, les voies à suivre ?

Déjà, vu la rapidité à la  quelle les musiques se diffusent sur des plateformes numériques, qui était même la thématique de notre conférence, je pense que c’est à travers ça qu’on peut essayer d’organiser cette musique congolaise de telle sorte que les artistes vivent de leur  arts. Il faudrait organiser ça pour stopper toute cette piraterie qu’on permette aux gens avec un certain pourvoir d’achat de s’acheter de la musique de telle sorte que l’économie musicale s’organise. Puisqu’il y a d’un coté les gens qui produisent de la musique, de l’autre il y a des gens qui la consomment et entre les deux, il y a des acteurs digitaux qui se retrouvent également.

En Afrique, quelle est la place aujourd’hui de la musique congolaise ?

La musique congolaise, malheureusement n’a pas sa valeur. Elle n’occupe pas la place du podium qu’elle devrait occuper.  Parce qu’on a beaucoup d’artistes se font une certaine compétition malsaines entre eux. Alors que  je pense qu’ils gagneraient plus à être ensemble, à faire des projets ensemble, à se soutenir par rapport à leur carrière, s’ils font ça ils vont se remettre sur la rempe du succès.

(Onasis Mutombo)

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